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4 leçons d’investissement de Warren Buffett

Ecrit par Tanguy

4 leçons d’investissement de Warren Buffett (ou comment VOUS pouvez faire mieux que les hedge funds)

Comme chaque année, Warren Buffett publie sa lettre aux actionnaires. Dans cette lettre, nous avons 4 leçons d’investissement de Warren Buffett. Avant de les détailler, le sage d’Omaha revient sur le bilan de cette année.
D’abord il explique pourquoi son groupe a fait peu d’acquisitions en 2017, en raison de prix élevés.

Dans notre recherche de nouvelles entreprises autonomes, les principales qualités que nous recherchons sont des forces concurrentielles durables; gestion compétente et de haute qualité; de bons rendements sur les actifs tangibles nets nécessaires à l’exploitation de l’entreprise; des opportunités de croissance interne à des rendements attractifs; et, enfin, un prix d’achat raisonnable. Cette dernière exigence s’est avérée un obstacle à la quasi-totalité des transactions que nous avons examinées en 2017. En effet, le prix semblait presque hors de propos pour une armée d’optimistes acheteurs

Il revient ensuite sur le pari gagné contre un gérant de hedge funds il y a 10 ans. En 2008, Warren Buffett avait parié qu’un fond indiciel low cost du SP500 surperformerait un panier de hedge funds activement géré. Ce pari a été relevé par la société Protégé.

Voici les résultats de ce pari: l’approche passive  (comme celle dont je parle dans ma formation PEA) a largement surperformé la gestion active. Il s’agit d’un exemple bien sur mais les statistiques montrent qu’une minorité de fonds sont capables de livrer une performance supérieure au marché, nette de frais.

Suite à ce pari gagné, 4 leçons d’investissement de Warren Buffett sont partagées. Je vais revenir sur chacune car vous allez voir que vous pouvez les appliquer pour augmenter le rendement de votre épargne.

Permettez-moi de souligner qu’il n’y avait rien d’aberrant dans le comportement boursier au cours des dix dernières années. Si un sondage auprès des «experts» en matière d’investissement avait été demandé à la fin de l’année 2007 pour une prévision des rendements des actions ordinaires à long terme, leur Les estimations auraient probablement été proches des 8,5% effectivement délivrés par le S & P 500. Gagner de l’argent l’environnement aurait dû être facile. En effet, les «assistants» de Wall Street ont gagné des sommes stupéfiantes. Alors que ce groupe prospéré, cependant, beaucoup de leurs investisseurs ont connu une décennie perdue. La performance vient, la performance va. Les frais ne faiblissent jamais.

Leçon 2: Pour bien investir, il ne faut pas être plus intelligent mais avoir les pieds sur terre 

Ce pari démontre une autre leçon importante d’investissement: Bien que les marchés soient généralement rationnels, ils font parfois des choses folles. Saisir les opportunités alors offertes ne nécessite pas une grande intelligence, un diplôme en économie ou une connaissance du jargon de Wall Street tels que l’alpha et le bêta. Ce dont les investisseurs ont alors besoin, c’est de pouvoir à la fois ignorer les craintes ou les enthousiasmes de la foule et se concentrer sur quelques fondamentaux simples. Une volonté de paraître sans imagination pendant une période prolongée – ou même de paraître stupide – est également essentielle.
 Vous doutez peut-être de votre capacité à investir. Mais il n’y a pas de raison car il ne s’agit pas d’avoir un DEA en finance. Autre leçon donnée par le maitre.
Leçon 3: A long terme, les obligations sont parfois plus risquées que les actions
Les obligations à long terme prétendument «sans risque» en 2012 représentaient un investissement beaucoup plus risqué qu’un investissement à long terme dans des actions ordinaires. À l’époque, même un taux d’inflation annuel de 1% entre 2012 et 2017 aurait diminué le pouvoir d’achat des obligations gouvernementales que Protégé et moi avons vendues. Je tiens à reconnaître rapidement que dans toute journée, semaine ou même année à venir, les actions seront plus risqués – de loin plus risqué que les obligations américaines à court terme. À mesure que l’horizon d’investissement d’un investisseur s’allonge, un portefeuille diversifié d’actions américaines devient progressivement moins risqué que les obligations, en supposant que les actions sont achetées à un prix raisonnable, mesurée par un multiple des bénéfices par rapport aux taux d’intérêt alors en vigueur.
C’est une erreur terrible pour les investisseurs ayant des horizons à long terme – parmi eux, les caisses de retraite, les collèges des dotations et des individus soucieux de l’épargne – de mesurer leur «risque» d’investissement par le ratio d’obligations de leur portefeuille aux actions. Souvent, les obligations d’un portefeuille d’investissement en augmentent le risque.

FAITS MARQUANTS Février 2018

  • Côté USA, malgré la correction de 10% début février, le Warren Buffett ratio monte à 145% soit un niveau équivalent à décembre 1999 ! C’est un niveau très élevé, surtout alors que les taux remontent fortement depuis 1 an (graphique du taux Us à 10 ans depuis 5 ans)
  • L’euro-dollar se tasse à 1,23

PORTEFEUILLE

  • J’ai enfin vendu une maison à Atlanta qui avait des problèmes de gestion. Achetée 38,000 USD, je l’ai revendu 45,000 USD soit 43,700 USD nets de frais. Techniquement je fais une plus-value symbolique car j’ai du payer un arriéré de taxes locales dont j’ai appris l’existence en préparant la vente. Mais je suis content d’avoir pu vendre un bien qui ne générait plus de cash-flow. Le portefeuille est toujours majoritairement investi (48%) en immobilier US. Sur Janvier le cash flow hors transaction d’Atlanta est de 2549 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (28%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long termeMon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le PEA progresse de 1,2% ce mois ci soit une progression de 299% depuis juin 2014
    • Début février, j’ai renforcé ma position en tracker SP 500 suite à la baisse (malheureusement trop tôt). Mon allocation est à présent 51% sur les USA, 39% sur l’Europe et 10% sur les pays émergents.
  • Le cash disponible est de 14%
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.
  • A présent une part significative de mon patrimoine est composée de ma résidence principale à Bordeaux, du fait de l’appréciation des prix ainsi que du remboursement du crédit.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

PROCHAINES ETAPES

  • Une maison de vendue ! Il me reste encore une deuxième maison à vendre à Atlanta, c’est bien engagé mais j’attends la conclusion avant de crier victoire.
  • Les tensions sur le prix des actifs se font plus fortes à mesure que les taux remontent. 2018 sera surement une année beaucoup plus volatile que 2017, plus que jamais il faudra se préparer (réduire ses dettes, acquérir des actifs, consolider ses revenus) et garder son sang-froid et pour cela relire les 4 leçons d’investissement de Warren Buffett

Bons investissements

A propos de l'auteur

Tanguy

2 Commentaires

  • Merci beaucoup Tanguy pour la retranscription et la synthèse en français des propos de M.Buffet, toujours très lucide et sage sur l’état de l’économie.

    Concernant la maison d’Atlanta que vous avez vendu, lors de l’achat, votre agent ne vous avez pas délivré un Warranty Deed ?

    Bonne continuation,

    Jean-Louis

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