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Investir son argent en 2018

Investir son argent en 2018
Ecrit par Tanguy

Investir son argent en 2018

Une chute de plus de 10,000 dollars en quelques semaines. Comme je l’écrivais le mois dernier, il était logique de voir la bulle du bitcoin éclater, qui côte actuellement 6,000 USD. Assurément une spéculation qu’il ne faut pas suivre pour investir son argent en 2018

Au moment ou j’écris ces lignes, les Echos titrent « coup de froid sur les bourses ». J’en ai profité pour renforcer, peut-être un peu tôt si la baisse devait se poursuivre. L’indice Dow Jones a perdu plus de 1000 points sur une séance, la plus forte baisse en valeur absolue de son histoire. Gardons à l’esprit que quelque soit l’évolution de la bourse, être actionnaire d’entreprises, c’est avoir droit à une partie de leur bénéfices, qui progressent historiquement. Je ne vois pas de raison d’être inquiet sur les rendements futurs des grandes entreprises mondiales. Il faut également garder à l’esprit que le Dow Jones n’avait pas connu de correction d’au moins 5% depuis 404 séances, un record ! Ce qui se passe est donc tout à fait normal!

 

MES INVESTISSEMENTS EN 2018

La remontée des taux pourrait par contre, si elle se poursuit, faire de 2018 une annus horibilis sur les actifs financiers, faut il dès lors y investir son argent en 2018 ?

Nous n’en sommes pas encore là, mais il faut être conscient de cette possibilité. Une tentation pourrait d’être liquide, en cash, en attendant le krack. Mais si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez qu’il est illusoire de prédire avec constance l’évolution des marchés (ou de croire que quelqu’un soit capable de le faire, même Warren Buffett a déclaré ne pas en connaître)

Je vais donc poursuivre l’accumulation d’actifs véritables générant des rendements et des plus-values (actions, immobiliers), à conserver une protection en cas de panique (or et argent), des liquidités en cas de coup dur couvrant les dépenses de mon foyer (cash) et à poursuivre le remboursement de mon crédit immobilier.

L’immobilier aux USA

Je renouvelle en partie mon portefeuille de maisons. En ce moment, je vends mes 2 maisons à Atlanta qui sont mal gérées sur places. Cela prends un peu plus de temps que prévu, j’ai un acheteur qui s’est désisté la veille du closing. D’autres acheteurs sont intéressés mais cela va encore prendre quelques semaines.
J’ai acheté une 6e maison à Birmingham, qui sera géré par la même agence que mes 2 autres maisons détenues dans la même ville. Le prix de vente est de 48,000 USD (soit un peu moins de 50,000 USD avec les frais). J’ai financé l’achat à moitié avec mes revenus locatifs US et à moitié par des liquidités, aidé par la remontée de l’euro à 1,24 (plus haut de 3 ans). Le loyer est de 850 USD /mois soit une rentabilité brute supérieure à 20%

Je n’attends pas de re-valorisation rapide du prix de cette maison mais cela pourrait arriver cependant. Dans sa lettre annuelle, Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, livre un intéressante analyse sur le marché du crédit US et en particulier sur le crédit immobilier. En résumé
– Ces derniers années, es banques ont beaucoup moins prêté qu’avant la crise de 2008 bien que leurs dépôts aient progressé.
– Le crédit est de plus en plus réservé aux « bons profils »
– En conséquence, les crédits pour les maisons abordables (<300,000 USD) sont en baisse. Ceci est cohérent avec le fait que le prix des maisons modestes (50,000 USD) aient peu/pas augmentée et procurent des rentabilités élevées (20% brut). Le marché du crédit ne s’est pas encore normalisé sur ce segment. 
L’immobilier aux USA me semble sous conditions d’avoir un bon agent sur place un support raisonnable pour investir son argent en 2018

Les actions

Tout au long de 2017, j’ai rebalancé mon portefeuille vers une gestion plus passive, après mes déboires sur la gestion active, SEARS en tête..même s’il y a eu également de meilleures performances, comme Easyjet, qui a pris 60% depuis mon achat.  Voici ce que j’écrivais le 4 juillet 2016: La valeur cote 8 fois ses profits. Elle bénéficie d’un avantage structurel (low cost) sur ses concurrents aériens. Suite au Brexit, la valeur a baissé de 40%. Le business ne devrait pas être impacté trop fortement car la société a entamé les démarches pour son passeport européens. La société n’a pas de dettes.
Mon choix repose aussi sur le besoin de passer moins de temps à analyser des sociétés, y trouvant moins de satisfaction finalement, ce qui libère également plus de temps avec ma famille et aussi à faire du sport.

Je crois qu’une bonne façon d’ investir son argent en 2018 est de continuer d’appliquer une stratégie d’investissement passive via des trackers low cost sur de larges indices diversifiés:  USA, Europe et Pays émergents.

Le cash

Je garde uniquement une poche nécessaire en cas de besoin, correspond à environ 6 mois de dépenses.

L’or et l’argent

Lorsque j’ai interviewé Jim Rogers, l’ex associé de Georges Soros, il m’a dit qu’il fallait commencer par regarder ce qui n’était pas cher. Or l’or et l’argent n’ont pas retrouvé la faveur des investisseurs. Charles Gave fait la même analyse dans un récent billet: l’or n’est pas cher historiquement par rapport aux actions. Faut-il mise dessus pour investir son argent en 2018  ? Cela ne veut pas dire qu’il va monter pour autant. L’or est un assurance pour moi et représente moins de 10% de mon portefeuille. Il est historiquement inversement corrélé aux actions et pourrait cependant bien se comporter en cas de faiblesse des marchés actions.

FAITS MARQUANTS Janvier 2018

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio se tasse à 140%
  • L’euro-dollar a encore progressé et passe de 1,20 à 1,24

PORTEFEUILLE

  • Avec une 6e maison, le portefeuille est toujours majoritairement investi (56%) en immobilier US. Sur Janvier le cash flow est de 289 USD, en raison du paiement des taxes locales 2017 sur mes 2 maisons à Atlanta. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America. .
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (27%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long termeMon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • 80% de mes actions sont dans mon PEA, j’arrête donc de publier le reporting de mon compte-titres, celui ayant vocation à ne plus recevoir de fonds, le PEA étant selon moi la meilleure enveloppe fiscale dans mon cas.
    • Le PEA est stable ce mois ci soit une progression de 294% depuis juin 2014
    • J’ai renforcé ma position en tracker SP 500 suite à la (petite) baisse. Mon allocation est à présent 50% sur les USA, 27% sur l’Europe et 13% sur les pays émergents.
  • Le cash disponible est de 7%
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Un bon résumé des changements fiscaux effectifs depuis 2018 sur le blog culture financière. J’avais prévu d’en reparler mais Phil m’a devancé! Pour ceux qui sont très imposés, je pense que le principal changement est de rendre les obligations à haut rendements plus attractives. Je pourrais être tenté par l’obligation de Homes of England mais je n’ai pas de projets pour l’instant. La bonne nouvelle c’est que le PEA reste très intéressant pour investir son argent en 2018 !
  • Le rapport annuel du Fonds Fairholme de Bruce Berkowitz. Le gérant reconnait son erreur dans le dossier SEARS. Ne pas avoir prévu que le management serait incapable de réduire les pertes de l’activité retail. Il reste positive sur l’entité Seritage Growth Properties , dont Warren Buffett est l’un des premiers actionnaires à titre personnel
  • La lettre annuelle de Jamie Dimon, le patron de JP Morgan dont j’ai parlé plus haut.
  • Le conseil de Warren Buffett pour réussir: faire une NOT to do list. Pas si simple à appliquer, j’essaye depuis 2 semaines…
  • Un excellent article sur l’investissement :This is not Excel and charts. It’s dopamine and cortisol.
    ou comment les marchés financiers sont (comme Facebook) une drogue… Je confesse que j’ai péché..
  • Follow the money: une règle simple pour battre le marché et réduire le risque de perte. Intellectuellement intéressant mais comme toujours les performances passées ne préjugent pas des performances futures
  • Le point de vue de Bill Gross sur les marchés obligataires. Cela fait déja un moment qu’il annonce un bear market pour l’obligataire…. Nous verrons bien si 2018 lui donne raison et s’il faut être cash pour investir son argent en 2018
  •  Une vidéo de Warren Buffett sur le Bitcoin: « tout cela finira mal ». Il a eu raison

PROCHAINES ÉTAPES

  • Je vous tiendrais au courant de mes péripéties immobilières américaines. Arriverais je à vendre rapidement mes 2 maisons à Atlanta ?
  • La chute du bitcoin aura été très très rapide, nous verrons bien ou nous serons le mois prochain et si d’autres bulles aussi extrêmes se forment en 2018 !

Bons investissements

A propos de l'auteur

Tanguy

11 Commentaires

  • Tanguy, ce n’est pas parce que vous vous êtes fait lessivé par les conseils foireux de l’Investisseur Français sur Sears qu’il faut renoncer à la gestion active de votre portefeuille.

    Maintes fois l’artisan remettra l’ouvrage sur son établi pour progresser !

    Ce serait dommage de passer à côté de l’avantage des petits investisseurs : les sociétés les plus modestes, du fait d’une seule expérience peu concluante.

    Essayez, diversifiez et faites vous de l’expérience !

    • Merci Vivien pour vos encouragements.
      Je ne vais pas renoncer complètement à la gestion active par contre je vais me concentrer
      sur des sociétés européennes, que je comprends et éligibles au PEA.
      Comme Easyjet par exemple.
      Et tant pis pour SEARS en effet 🙂 On apprend de ces erreurs, même si ce n’est pas agréable !

  • Tu es vraiment très axé sur les Etats unis. Une exposition de 50% sur les actions US me semble élevée après les fortes hausses de ces dernières années. Par contre, Birmingham avec la baisse du dollar, ça fait envie.

  • Bonjour, je suis intéressé pour acheter un bien immobilier aux USA. Il y a 2 mois, je vous avais contacté et vous m’aviez orienté vers US immo et je vous en remercie. Je ne suis pas allé plus loin car j’avais cru comprendre qu’il fallait 100000 euros de cash pour acheter un bien, argent que je n’ai pas. Si j’ai bien lu, vous avez acheté un bien à Birmingham pour 50000 USD et 20 % de rentabilité en 2018. Ma question est la suivante : En Février 2018, y a t’il la possibilité de réaliser un achat immobilier à Birmingham au prix de 50000 USD avec 20 % de rentabilité? Si cela est possible, cela m’intéresse car je peux débloquer 50000 USD de cash.

    Je vous remercie par avance de votre réponse.

    Cordialement, Mettetal Michel.

    • Bonjour Michel,
      Attention à la nuance entre rentabilité brute et nette. La rentabilité brute, c’est avant toutes vos dépenses liées à cet investissements (impôts et autres frais) ; la nette c’est ce qui reste à la fin. Pour ma maison de Détroit, il faut diviser par 2 la rentabilité brute pour avoir la nette.

      • Tout à fait ! le ratio de 50% me semble cohérent en effet. Pour un bien avec un rentabilité brute de 20%, on peut raisonnablement miser sur du 10% net. Parfois un peu plus si le bien est très bien géré, mais moins si le bien ne l’est pas correctement.
        Tanguy

        • Bonjour Tanguy,
          Nous avons acheté 3 maisons en 2016 à Birmingham qui sont gérées par les mêmes personnes que vous. J’ai calculé la rentabilité nette pour 2017 qui est en moyenne de 6%, intéressant. Cependant la totalité du bénéfice de 2017 vient de s’envoler en deux mois à peine ((8500€) suite à des réparations sur 2 maisons à la suite du départ des deux locataires, qui sont partis après avoir causé des dégâts, sans compter les loyers impayés, les fuites d’eau avec des factures exorbitantes (3500€) dues au gel ou au vol de tuyaux etc… Une de nos 3 maisons est également restée un an sans être louée. Pour moi, c’est la désillusion ! J’attends de voir ce que donnera 2018. Je pense que l’on peut s’en tirer mais à condition d’avoir beaucoup de maisons, ce qui permet d’équilibrer les dépenses.

          • Navré de lire cela Marie-France,
            j’ai eu ma part de problèmes également mais dans votre cas, c’est spectaculaire. Effectivement sur les maisons de type C, il est conseillé d’avoir plusieurs maisons pour équilibrer les risques, qui sont moindres si l’on investit dans des maisons de type B.

  • Oui c’est ce que l’on s’est dit mais trop tard. On aurait dû plutôt investir dans une maison de catégorie B. L’agence a ouvert la location a des personnes qui ne sont pas des Sections 8, donc en cas de non paiement de loyer on perd davantage. Et vous Tanguy vous n’avez que des maisons de type C ?

    • J’ai 4 maisons C (1 en Floride et 3 en Alabama, dont 3 loués à des sections 8). Pour la 5e maison que je compte acheter, je vais acquérir une maison de catégorie B

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