L’attitude pour réussir ses investissements

J’écris cet article pour parler de la performance du PEA et pour échanger sur un principe fondamental pour réussir ses investissements.

Le principe dont je vous parle va être paradoxalement de ne rien faire 🙂 Pourquoi ne rien faire?

Parce que pour bien réussir en bourse et dans les investissements de manière général, il ne faut pas forcément sauter sur tout ce qui bouge.

J’ai quelques éléments dans mon expérience :

1- Faites peu d’investissements

J’ai fait une interview de Jim Rogers, l’associé de George Soros dans le Quantum Fund, qui est un fond qui avait fait une performance exceptionnelle. Jim Rogers disait qu’il suffit de faire uniquement quelques investissements dans votre vie. Moins vous chercherez à en faire, plus vous allez le faire soigneusement et plus votre performance sera bonne. Ainsi si vous faites moins de 25 investissements dans votre vie, vous deviendrez très riche. Depuis 2011, j’ai ainsi évité beaucoup d’opportunités d’investissements: le locatif saisonnier, la bulle du bitcoin, l’immobilier au Portugal ou en Allemagne, les panneaux solaires, les vaches, le vin…  Je me suis concentré sur 2 opportunités: l’immobilier aux USA après la crise des subprimes et les actions à long terme avec l’approche passive

2- En bourse, ne rien faire marche !

J’aborde en détail la stratégie passive dans la formation PEA. Elle consiste à acheter des trackers low cost et à ne pas s’en occuper que la bourse monte ou baisse. Elle m’a permis en particulier de faire + 300% sur le PEA depuis 5 ans maintenant. Ces performances sont disponibles sur le blog en toute transparence. Cela m’a permis aussi de faire, depuis le début de l’année, plus de 15% . En fait si vous ne passez pas votre temps à chercher à savoir quand rentrer ou sortir du marché, vous gagnerez plus.  J’ai fait l’erreur d’être très actif à mes débuts, mais cela est une démarche à la fois très consommatrice en temps et qui finalement ne produit pas de résultat très probant.

Mon message c’est que si vous voulez réussir en investissement, faites uniquement peu d’investissement et le reste du temps, profitez de la vie, votre portefeuille vous dira merci

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Faut il investir sur les actions US ou Européennes ?

 

 
La semaine dernière, un ami m’a demandé conseil s’il faut il investir sur les actions US ou européennes ?
Je vais vous partager les conseils que je lui ai donné dans cet article.
 
Aujourd’hui, c’est très simple d’acheter des actions US ou européennes, il est possible d’acheter en quelques clics un panier des plus grandes entreprises américaines ou européennes et si on regarde les performances depuis le début de l’année, Paris et Wall Street signent leur meilleur semestre en bourse depuis 10 ans. L’indice CAC 40 a progressé de 17,09 % depuis le 1er janvier, sa meilleure performance semestrielle depuis 2009. Le S&P 500 réalise une performance similaire. 
 

Est-ce qu’il faut préférer les actions US aux actions Européennes? 

Actions US:

Pour moi, le système américain est l’un des meilleurs systèmes capitalistes au monde, toujours en croissance. C’est toujours intéressant de savoir pourquoi les américains font beaucoup d’innovations qui ensuite se développent à l’échelle de la planète. Lorsqu’on regarde ce système, on se rend compte qu’il a 3 composantes spécifiques :
 
  1. Main d’oeuvre qualifié : Structure capitaliste idéale avec une combinaison des meilleures universités du monde, qui forment des entrepreneurs et une main d’oeuvre extrêmement qualifiée,  du plus profond système de financement (capital risque)  et d’un large marché intérieur.
  2. Financement : Très près de ces université, il ont des fonds d’investissement qui sont capables d’investir dans des nouvelles sociétés à différents niveaux. Les USA sont aussi est le plus grand marché boursier du monde représentant 50% de la capitalisation mondiale.
  3. Un marché intérieur : Aujourd’hui les USA, avec 329 Millions d’habitants ont un niveau de vie parmi les plus élevés de la planète, et c’est ce marché qui va permettre aux entreprises locales de « grandir » très rapidement si leur business model est pertinent. 
 

Actions Européennes :

Qu’en est-il des actions européennes? Est-ce qu’il ne faut pas y investir pour le moment? ou est-ce qu’il faut faire uniquement CAC 40? En ce moment, je conseille de ne pas spécialement investir sur le CAC 40 parce que finalement vous avez la possibilité d’acheter les 600 plus grandes entreprises européennes dont le CAC 40 en fait partie. Voici les 3 éléments importants à savoir sur les actions européennes :

  1. De grandes entreprises : L’europe est connu aujourd’hui pour ses entreprises de luxe comme le LVMH, aussi pour son industrie de transport, notamment l’automobile, avec les constructeurs français et allemand, l’aérien avec Airbus, l’alimentaire avec Nestlé, la pharmacie avec Sanofi et Roche etc.
  2. La première économie du monde : le marché EU est un marché très vaste avec 600 Millions d’habitants certes avec un niveau de vie moins élevé par rapport aux USA et une croissance plus faible, mais qui s’unifie chaque jour un peu plus sous les efforts de la Commission Européenne qui cherche à harmoniser les normes pour un faire un marché plus homogène.
  3. Une prime de risque élevé : Les actions EU sont moins chères que les actions US aujourd’hui avec 6,5% de rendement, dont 40% versées en dividendes aux actionnaires, contre des taux sans risques à 0%. Les raisons de ce coût assez bas c’est qu’il y a moins de croissance en Europe qu’aux US et qu’il n’y a pas les mêmes types d’entreprises. En particulier, on trouve moins d’entreprises technologique et plus de banques
 
Mon conseil est de panacher et d’investir sur ces 2 marchés. En terme de répartition c’est selon vos envies. Cela vous permettra de bénéficier, en même temps, de tous le dynamisme des sociétés américaines, mais aussi des perspectives de développement sur le marché européen.
 

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Un article des échos sur le record des bourses américaine et française: un dynamisme porté par les espoirs de trêve dans la guerre commerciale et les promesses d’une politique monétaire accommodante des banques centrales selon le journal
  • La troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin. Ouvrage brillant qui met en perspective comment nous passons de l’ère du pétrole à l’ère des énergies renouvelables, d’un système centralisé à décentralisé, de la propriété à l’usage.
  • Investir sur les actions à long terme de Jeremy Siegel. Un best-seller américain sur les meilleures stratégies pour investir en bourse, que j’aime beaucoup. Ignorez les médias et continuez à investir régulièrement à long terme pour les 20-30 prochaines années.

PORTEFEUILLE

  • Le portefeuille est toujours majoritairement investi (60%) en immobilier US. Je suis propriétaire de 5 maisons. Sur Juin le cash flow est de 1310 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (24%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le PEA progresse de 4,7% en juin soit une progression de 302% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 31%
    • En raison de la modification de la gamme Amundi, j’ai réalisé des achats / ventes sur les trackers US et Emergents.
  • Le cash disponible est de 6%, en baisse suite à l’achat d’une nouvelle voiture ce mois-ci. Coïncidence, le prix de la voiture est égal au montant des loyers US perçus depuis  le début de l’année !
  • Les obligations représentent 1% de mon patrimoine, dans mon Plan d’Epargne Entreprise
  • L’or et l’argent représentent 9% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

PROCHAINES ÉTAPES

  • Déja 5 ans de reporting du PEA ! Je reviendrais sur la bonne performance de +300% sur la période dans une prochaine vidéo !
  • Je vous souhaite de bonnes vacances, de mon côté je travaille encore en Juillet mais je serais en congés en Août

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Participation et intéressement: faire les bons choix

 

Aujourd’hui je vais vous donner les clés sur les dispositifs de participation et d’intéressement. Si vous êtes salarié, vous bénéficiez peut-être de l’intéressement et/ou de la participation. Et vous avez peut-être hésité au moment de faire le choix entre retirer cet argent mais payer des impôts ou investir votre argent mais ne pas savoir quel support choisir. Votre entreprise ne vous a pas forcément expliquer les tenants et aboutissants. A leur décharge, les Ressources Humaines qui communiquent sur ces sujets ne sont pas des financiers.
Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi vous devez répondre à votre avis d’intéressement car ne pas le faire n’est pas le plus intéressant pour vous.
L’avis d’option que vous avez reçu vous informe du montant vous revenant et ce que vous pouvez en faire. Si vous ne répondez pas à votre avis, les sommes peuvent être bloquées jusqu’à votre retraite ou investies sur des placements qui ne sont pas forcément les plus intéressants pour vous.

Vous allez aussi découvrir les avantages et inconvénients de chaque option pour vous aider à faire le meilleur choix pour vous. Donc prenez le temps de faire votre choix

Participation et intéressement : c’est quoi?

PARTICIPATION. Votre entreprise fait des bénéfices ? Elle vous en verse une partie. C’est obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés.

Chaque année, votre entreprise se fixe un ou plusieurs objectifs de résultat. Si elle les atteint, elle vous verse une prime complémentaire qui s’appelle l’ INTÉRESSEMENT.

En plus certaines entreprises vont abonder ces sommes, c’est dire à dire vous verser une surprime si vous investissez ces sommes.

En général, lorsque je regarde autour, ce n’est pas toujours l’option la plus rationnel qui est choisie, souvent par méconnaissance.

Voici les 3 différentes options qui s’offrent à vous :

Choix n°1: Récupérer l’argent ou l’investir

Récupérer l’argent. Une bonne idée mais il faut remplir certaines conditions pour le récupérer en franchise d’impôts (mariage, pacs, naissance d’enfant,..). Sinon  vous devrez payer l’impôt sur le revenu, à votre tranche marginale d’imposition. SI vous êtes à la tranche de 30%, 100 euros de participation nets de frais, cela fait 70 euros. Si vous placiez ces 70 euros, il faudrait atteindre une performance de 43% pour simplement revenir à 100 euros. Ce qui revient a dire que votre argent devrait faire du 7.5% / an pendant 5 ans. C’est possible si vous savez investir à long terme la ou l’épargnant moyen, même investi en bourse, fait en général beaucoup moins bien. 
Pour rappel, voici les tranches marginales en l’état en avril 2018, sachant que cela peut avoir changé lorsque vous lirez cet article.

L’autre problème si vous retirez c’est que vous ne bénéficierez pas de l’abondement que certaines entreprises versent en plus. L’astuce est donc de d’abord investir puis retirer.

Pour retirer sans impôts. Il existe de nombreux cas, renseignez vous auprès de votre organisme. Dans mon cas, j’ai utilisé la naissance du 3ème enfant et les ruptures du contrat de travail pour débloquer mon PEE. A chaque changement de travail, j’ai pu ainsi récupérer ma participation nette d’impôts. L’achat de la résidence principale fonctionne aussi pour le PERCO
Attention le PERCO est plus restrictif

Mon conseil est de débloquer votre argent si vous pouvez le faire sans impôt et de l’investir intelligemment (abonnez-vous à ma newsletter)
En effet nous allons voir que l’inconvénient, ce sont les supports proposés, beaucoup plus chers et moins performants que ce que l’on trouve sur le marché.

Choix n°2 : PEE ou PERCO

Si vous n’avez pas de cas de sortie en franchise d’impôts cette année, il va donc falloir investir . Vous avez le choix entre le Plan d’Epargne Entreprise (PEE) ou le Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif (PERCO), deux plans qui n’ont pas les mêmes horizons.

Tant que c’est possible, privilégiez le PEE au PERCO car le PERCO est plus restrictif.
Avec le PEE, votre argent sera bloqué pendant 5 ans tandis que sur le PERCO, votre argent sera bloqué jusqu’à la retraite

Certes sur le PERCO il existe des cas de déblocages mais ils sont limités. L’achat d’une Résidence Principale peut permettre de débloquer pour le PEE et le PERCO.  La rupture du contrat de travail, mariage etc permet aussi de débloquer pour le PEE mais pas pour le PERCO.

Choix n°3: Les supports d’investissement

Attention au jargon. Voici les objectifs d’un des fonds proposé sur un PEE
Le compartiment nourricier « SOCIAL ACTIVE TEMPERE SOLIDAIRE » a un objectif de gestion similaire à celui du FIA maître « S. ACTIVE SOLIDAIRE ISR », diminué des frais de gestion réels propres au nourricier, à savoir de valoriser le portefeuille, sur la durée de placement recommandée, grâce à une gestion sélective et opportuniste en s’attachant à respecter des critères de développement durable et de responsabilité sociale. Le compartiment n’a pas d’indicateur de référence car le processus de gestion est basé sur une sélection de titres par des critères fondamentaux en dehors de tout critère d’appartenance à un indice de marché.

Il faut comprendre qu’en général, vous aurez le choix entre plusieurs fonds qui vont combiner les supports suivants :

  • Monétaires : c’est l’équivalent du Livret A, ne rapporte pas grand chose, c’est de l’argent à court terme.
  • Obligataires : équivalent des fonds en haut d’assurances vie, la dette d’Etats, ne rapportant  pas grand chose.
  • Actions : Rapporte plus et plus dynamique, mais cela dépends surtout des contrats.

Si vous ne savez pas quoi choisir, il faut réfléchir sur votre horizon de placement :

  • Pour les placements de moins de 5 ans, choisissez les fonds monétaires ou obligataires. Si vous changez régulièrement d’entreprise (mon cas environ tous les 4 ans), restez en placement sans risque.
  • Pour 5 ans ou plus vous pouvez choisir un fonds mixte 50% actions et 50% obligataire /monétaire. Pour cela, il faut aussi regarder les fonds qu’ils proposent. 

Même dans ce dernier cas, les bonnes performances sont plutôt l’exception que la règle et c’est bien dommage.
Dans mon cas, le support dynamique (50% actions / 50% obligations et monétaires) a fait 1,3% net de frais sur 5 ans. Pas 1,3% par an mais sur 5 ans. Moins que l’inflation… De plus les frais sont élevés: 1% d’entrée et 0,87% de frais de gestion…

En même temps les fonds sécurisés peuvent avoir des rendement négatifs..
vous pouvez tenter des enveloppes avec des actions mais regarder bien les frais et la gestion, votre fond peut sous-performer

Bref le PEE et le PERCO sont rarement des placements  intéressants, c’est dommage mais cela reste de l’argent que vous pourrez sortir à un moment sans impôt (naissance, achat Résidence Principal, rupture contrat travail) ce qui reste plutôt sympathique.

J’espère que cet article vous aurez utile. Maintenant dites moi  dans les commentaires ce que vous souhaitez faire avec votre participation et/ou votre intéressement

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Trouvez votre opportunité

Mis en avant

Qu’est ce qui va vous permettre de faire la différence dans votre vie? Le secret tient en un mot: opportunité. Il y a peu d’opportunités très grandes mais plusieurs opportunités moyennes. L’immobilier aux usa que j’ai partagé dès les débuts de ce blog a été l’opportunité qui m’a permis de faire x4 en 8 ans. Puis la bourse m’a permis de faire x3 en 5 ans. L’investissement n’est pas votre unique opportunité de gagner de l argent. Mais il peut rapporter gros et changer votre vie. Dépenser de l argent ne fait pas le bonheur mais avoir de l argent apporte la sécurité et la liberté dont nous avons besoin. Trouvez votre opportunité ! En ce moment je considère que les actions européennes en sont une avec leur rendement supérieur à 7%. Chacun doit trouver sa propre opportunité. Peut-être qu’il s’agit d’une changement de poste dans votre travail ? Ou de conseiller d’autres personnes dans un domaine que vous connaissez bien ? Retenez qu’une opportunité n est qu’une valeur potentielle. Il faut agir pour s’en saisir. Si je n avais pas dépassé ma peur d’envoyer 50 000 euros sur un compte aux USA pour y acheter ma première maison, vous ne seriez probablement pas en train de lire ces lignes. Le choix entre l’action et l’inaction est ce qui sépare ceux qui profitent des opportunités des autres.
Si c’est la bourse qui vous intéresse. Il n a jamais été aussi facile et peu coûteux d’investir en bourse. Ce qui fera la différence demain c’est la volonté et la connaissance. En effet il y a des risques très importants qu’il convient d’appréhender avant de se lancer.


Voici un plan simple à appliquer qui vous permettra de faire mieux que 90% des gens. J’enseigne à mes élèves comment améliorer les rendements de leurs investissements, en appliquant la bonne méthode et en les aidant à gérer les aléas. Si vous débutez, chercher quelqu’un qui peut vous aider à passer au niveau suivant avec quelqu’un qui maîtrise ses investissements. Et soyez prêt à saisir la bonne opportunité.

FAITS MARQUANTS Mars 2019

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio est rapidement remonté à 139%, effaçant ses pertes de l’hiver
  • L’euro-dollar a baissé à 1.12

PORTEFEUILLE

  • Le portefeuille est toujours majoritairement investi (65%) en immobilier US. Je suis propriétaire de 5 maisons. Sur ce mois le cash flow est de 3436 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (22%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le PEA progresse de 1 % ce mois ci soit une progression de 292% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 33%
    • J’ai renforcé ma position sur le tracker Europe Vanguard
    • J’ai reçu le dividende d’Easyet, représentant un rendement de 5% au cours actuel pour un taux de distribution de 50%
  • Le cash disponible est de 6%
  • L’or et l’argent représentent 9% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Le livre Heureux comme Crésus de Mickaël Mangot. J’ai pris ce livre par hasard à la bibliothèque et j’ai fait une très belle pioche. C’est un condensé de plusieurs leçons d’économie du bonheur, reposant sur des études réelles. Vous pouvez voir quels sont les choix qui vous permettent de tendre vers plus de bonheur. Car l’objectif de la vie n’est pas de devenir le plus riche du cimetière mais bien de vivre heureux. Selon l’auteur, se focaliser sur la réussite professionnelle n’est pas la meilleure stratégie du bonheur, d’autres opportunités sont clés comme le contact social et les loisirs.
  • Un article sur l’augmentation des loyers en France: elle est inférieure à l’inflation. Attention à bien vérifier la demande lorsque que vous investissez dans l’immobilier locatif
  • D’après Les Echos, la majorité des Français ne souhaitent pas investir en Bourse ils ont peur de perdre de l’argent. Résultat : la majorité laisse son argent dormir sur des comptes courants . Ne faites pas partie de la majorité, soyez différents. Faites travailler intelligemment votre argent

PROCHAINES ÉTAPES

  • Mes finances sont en mode pilote automatique et très passif ce qui me laisse du temps pour me faire plaisir. En particulier, je continue à courir et je vais participer au semi-marathon du Cap Ferret le 14 avril.
  • Le rachat de crédit prenant plus de temps que prévu, je vous en reparlerais dans un prochain article. Les taux bas aussi sont une opportunité !

Bons investissements

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Passez à l’assurance-vie nouvelle génération

L’assurance-vie est le placement préféré des Français. Mais il y a assurance-vie et assurance-vie. Certaines chargent des frais élevés sont offrir de service de qualité. Heureusement, cette industrie bouge. Elle bénéficie à présent de l’arrivée des robots advisors qui simplifie l’épargne, automatise ce qui peut l’être et améliore in fine le rendement. Après le succès de ses offres aux USA, des acteurs français l’adapte à notre environnement ce qui est une excellente nouvelle. Plus besoin de choisir entre une assurance-vie chargée en frais avec un conseiller ou une assurance-vie low cost sans service. Enfin un vrai service qualité, avec un servie humain utile pour des frais 3 fois moins chers qu’une assurance-vie classique. Pour en parler, j’ai eu le plaisir d’interviewer Guillaume Piard, le sympathique patron de Nalo.

A titre personnel je pense ouvrir une assurance-vie Nalo. Pourquoi ? Car Nalo propose d’investir pour une durée déterminée à l’avance en déterminant et en ajustant la bonne allocation dans le temps, ce qu’il serait possible mais fastidieux de faire soi-même. Par exemple, si je veux mettre de l’argent de côté pour 2030 lorsque mon année aura 20 ans et sera logiquement étudiante, je peux créer un projet sur Nalo et disposer à échéance de la somme nécessaire, sur des fonds liquides et sécurisés.

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FAITS MARQUANTS Février 2019

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio s’est redressé à 132%
  • L’euro-dollar est remonté à 1.15

PORTEFEUILLE

  • Le portefeuille est toujours majoritairement investi (65%) en immobilier USJe suis propriétaire de 5 maisons. Sur Février le cash flow est de 1928 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (24%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le PEA progresse de 3 % ce mois ci soit une progression de 288% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 33%
    • Les pertes boursières de la fin 2018 ont été effacés par la reprise début 2019
    • Le dividende d’Easyjet de près de 4% sera versé le mois prochain, soit un taux de distribution de 50%, le reste des autres 4% étant réinvesti. 
  • Le cash disponible est de 2%
  • L’or et l’argent représentent 9% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • L’autobiographie du fondateur de Nike: Shoe Dog. Un livre inspirant sur l’histoire de Nike ou comment, partie de 0, Phil Knight a construit un empire de la chaussure. Le livre est très bien écrit et fait partie de la liste des livres préférés de Warren Buffet.
  • La lettre annuelle de Warren Buffett. Dans sa lettre, l’investisseur légendaire revient sur la prospérité américaines des dernières années. Bien sur il explique qu’un investissement en actions passif aurait été bien plus profitable que le cash, l’or ou les obligations. Mais il donne aussi cette vérité choquante (selon lui). Si ajoute 1% de frais de gestion, par rapport à une gestion sans frais, le gain aurait été divisé par deux ! C’est la différence sur 77 ans entre un gain de 11.8% par an (celui du SP 500, dividendes réinvestis) par rapport à un gain de 10.8%. C’est le même logique que j’expliquais dans cette vidéo sur les frais ! Ne vous faites pas tondre ! Et rendez vous le 4 mai pour l’assemblé générale annuelle de Berkshire Hattaway (retransmise via Yahoo)

PROCHAINES ÉTAPES

  • Je viens de signer mon rachat de crédit, avec une belle économie à la clé. Je reparlerais de ma stratégie dans un prochain article, en raison des taux bas, j’ai préféré maintenir une durée longue plutot que de rembourser par anticipation afin d’investir plus.

Bons investissements

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Fond immobilier allemand: un placement anti-crise?

Le mois d’Octobre a comme souvent fait trembler les bourses. La montée des incertitudes en Europe inquiète l’investisseur, en particulier à cause de l’Italie et du Brexit. Faut il vendre l’Europe? Dans le fly to quality, l’investisseur à la recherche de stabilité a pourtant un choix évident en Europe: l’Allemagne. Et en particulier l’immobilier d’habitation, accessible via un fond immobilier allemand. C’est ce que nous explique en vidéo Fabrice Alvaro, mon ami et expert immobilier allemand !

Détenir de l’immobilier permet d’être plus serein lorsque la bourse baisse. Gagner de l’argent en bourse nécessite de l’estomac plus que de l’intellect. Je ne suis pas inquiet lorsque la bourse baisse car une part majoritaire de mon patrimoine est de l’immobilier. Sans sérénité, l’investisseur en bourse risque de paniquer et de vendre au pire moment. Le fond immobilier allemand bien géré continuera à générer des loyers de manière dé-corrélée de la bourse.

Sommes nous devant un krack boursier ?  Je n’ai pas de boule de cristal mais je préfère investir en bourse lorsque les gens sont inquiets. Après tout la baisse de la bourse est une bonne nouvelle pour nous car nous savons qu’il s’agit en réalité de soldes. Au lieu de paniquer, nous en profitons méthodiquement pour acquérir des actifs de qualités (actions, immobiliers,..). Le fond immobilier allemand dont parle Fabrice Alvaro dans sa vidéo pourrait bien être un placement anti-crise

FAITS MARQUANTS Octobre 2018

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio est stable à 144%, en baisse de 4 points
  • L’euro-dollar encore en baisse à 1,14 toujours sous pression du Brexit et de l’Italie

PORTEFEUILLE

  • Le portefeuille est toujours majoritairement investi (65%) en immobilier US avec 5 maisons. Sur Octobre, le cash flow est de 3671 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (23%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long termeMon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
      • Le PEA recule de 7,0% soit une progression de 263% depuis juin 2014 et un rendement annualisé de 34%. Ce recul est en parti lié à Easyjet qui a chuté malgré de très bons résultats.
      • J’ai encaissé les dividendes trimestriels de mon tracker européen profitant de son rendement de 6,8%

  • Le cash disponible est de 3%
  • L’or et l’argent représentent 9% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.
  • A présent 49% de mon patrimoine est également composé de ma résidence principale à Bordeaux

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

PROCHAINES ETAPES

  • Je vais entamer des démarches pour renégocier mon prêt immobilier ou le faire racheter. Avec la baisse des taux, cela devient intéressant !
  • Pas de changements à venir pour mon portefeuille, je vais continuer à investir mes liquidités à venir dans mon remboursement d’emprunt de résidence principale et sur mon PEA.

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Acheter ou vendre l’immobilier aux USA ?

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’interviewer le meilleur expert francophone de l’immobilier aux USA François Braine-Bonnaire, qui vit de ses investissements immobiliers aux USA. Dans ma précédente vidéo, j’expliquais comment mon premier achat immobilier aux USA m’avait permis de multiplier mon capital par 4 en 6 ans. J’ai eu plusieurs questions me demandant « Aujourd’hui faut-il acheter ou vendre l’immobilier aux USA ?
Dans cette interview, François va également nous expliquer en vidéo et dans le résumé écrit ci-dessous

  • Pourquoi les prix de l’immobilier ont remonté aux USA?
  • Faut-il acheter ou vendre l’immobilier aux USA ? Ce qu’il est préférable de vendre et les endroits ou il est encore temps d’acheter?
  • Quelle est sa stratégie pour acheter et vendre?
  • Quelles sont étapes pour vendre ?
  • Quelle est la fiscalité pour la vente et un moyen peu connu mais très efficace pour l’optimiser?

 

Tanguy: Bonjour François, est-ce que tu pourrais te présenter ? 

François:

-Je suis Français & Américain, investisseur en immobilier locatif aux USA depuis 2010, et je vis de cela.

-Je suis aussi le fondateur et dirigeant d’USA-IMMO.com qui a facilité depuis 2011 l’achat de sensiblement plus de 500 maisons de ce type, dans 3 différents états aux USA.  Et cela sans facturer le moindre honoraire aux investisseurs.

-Parmi les nombreux investisseurs francophones que j’ai accompagnés, j’ai eu le plaisir de le faire pour toi Tanguy.

 

Tanguy: Dans la précédente vidéo tu avais détaillé les étapes pour acheter de l’immobilier aux USA. Depuis plusieurs années, les prix ont remonté. Comment l’expliques-tu ?  

François:

-Les prix de l’immobilier aux USA ont commencé à remonter de façons diverses dans les différentes villes et États que je pratique, cela depuis 2015 (ou un peu avant parfois).

-Cela s’est expliqué au début par la montée en puissance des investisseurs étrangers, ayant bien vu l’intérêt de ces placements : faible prix par bien, rentabilité très supérieure à ce que l’on peut connaître en Europe, et enfin un traitement fiscal très favorable aux USA, versus celui de la France par exemple.

-Actuellement la montée des prix est liée au fait que dans certaines villes, certains américains sont à nouveau, sous conditions, capables d’emprunter auprès des banques pour acheter ces maisons comme leurs résidences principales, versus comme des biens d’investissements.

-Donc maintenant les prix montent du fait d’une amélioration de l’économie américaine, alors qu’auparavant c’était plutôt un ajustement et des opportunités liés à une anomalie de marché profonde, liée la crise des sub-primes de 2008.

 

Tanguy: Que penses-tu du niveau des prix actuels ? Faut-il acheter ou vendre l’immobilier aux USA ? 

François:

-C’est une bonne question, mais qu’il ne faut pas se poser en général ; mais marché par marché, et type de bien par type de bien.

-J’interviens, depuis des années donc sur 3 états voisins : Floride, Alabama, Géorgie, et 2 types de biens et quartiers : ceux ouvriers dits « C » dans notre jargon immobilier, et ceux de classe moyenne dits « B ».

-Il suffit de faire preuve de bon sens et de se demander : comment sont les prix actuels à la vente de maisons d’occasions, par rapport aux prix à la vente de bien neufs ?

-C’est ce qu’on appelle la notion de « replacement cost » (ou de coût de remplacement en Français), pour acheter un terrain et faire construire à neuf une maison dessus, versus acheter une maison d’occasion très bien rénovée.

-Si les prix de l’ancien sont proches des prix du neuf, alors il est judicieux de vendre ses maisons anciennes sans tarder car les acheteurs locaux, américains, risquent de les dénigrer au profit des maisons neuves.

-Par contre si les prix de l’ancien bien rénové bénéficient encore d’une forte décote sur le neuf, alors il est encore judicieux d’acheter ces biens, comme nous le faisons nous investisseurs.  

-A mon avis, il est temps de vendre en Floride, car les prix sont très hauts, pour acheter à la place avec mon aide en Alabama et en Géorgie, où les prix sont bas et le potentiel encore bien là.  

-On me pose souvent cette question et la réponse est clairement : oui, il est encore très judicieux d’investir aux USA. Cela en choisissant bien ses villes (par exemple, n’allez surtout pas faire la grosse bêtise d’investir à Detroit, ville promue par certains sans scrupules et incompétents), et en étant bien accompagné.

 

Tanguy: Ta stratégie est-elle d’acheter pour conserver ? Ou as-tu procédé à des achats / ventes, ou inversement des ventes / achats ? 

François:

-Initialement, j’ai acheté pour conserver ces biens en locatifs pendant des années, et cela n’a pas changé.

-Mais je fais cependant évoluer et travailler mon propre portefeuille de maisons depuis 2015, cherchant à l’optimiser par rapport à mes propres objectifs de : rentabilité et stabilité de revenus, liquidité à la revente, et perspective d’appréciation, qui sont je le pense les 3 critères clés pour les investisseurs immobiliers.  

-Et pour reprendre ce que je conseillais auparavant, j’ai pour ma part vendu une bonne partie de mes maisons à Tampa en Floride, avec des belles plus-values, et je me suis renforcé à la place avec des achats additionnels à Birmingham en Alabama et à Atlanta en Géorgie.

 

Tanguy: Quelles sont les étapes pour vendre son bien immobilier aux USA?

François:

-La première étape est une question à se poser : est-ce un bien pur d’investissement, de type « C » ? (comme expliqué plus haut) et alors il vaut mieux essayer de le vendre comptant à un autre investisseur, avec un locataire dedans. Ou est-ce un bien plus middle class de type « B » ? (comme expliqué aussi) et alors il faut mieux le vendre vide, après avoir faire rafraichir la maison, en ciblant un acheteur dit occupant, qui financera l’acquisition avec un crédit bancaire , puis vivra dans ce bien.  

-Cela fait, vous pourrez dans la plupart de cas demander à votre property manager en place aux USA de se charger de vendre le bien pour vous, ce qui sera le plus simple. Il va donc « lister » (comme on dit ici) le bien après vous avoir suggéré un prix de vente adapté au marché, et se mettre en quête d’acquéreurs avec ses outils, notamment sur Internet.

-La commission de vente, toujours payée par le vendeur aux USA, est de 6%, cela étant non négociable, pour des biens d’une valeur de moins de $500,000.  

-Le processus sera plus long si en face votre acheteur a recours au crédit, car sa banque fera évaluer le bien en amont, puis il y aura potentielle petite renégociation sur le prix (ou petites réparations demandées).

-Mais le processus est bien rodé, et bien régulé, comme c’est le cas aux USA.

-A noter que le vendeur étranger n’aura pas à se déplacer aux USA, en revanche il devra nécessairement au moment de la vente faire authentifier sa signature de l’acte de vente (dit « Deed » ici) par un notaire, ou encore un avocat, dans son pays.

 

Tanguy: Quelle est la fiscalité applicable ? 

François:

Cela va devenir un peu technique ici, mais cependant très favorable aux USA, même pour les investisseurs étrangers.

-Si le bien est détenu plus de 12 mois, ce qui est le cas bien sûr, alors plus-value dite long terme aux USA. Les taux sont de 0% si votre revenu annuel global (revenus fonciers + plus-values) aux USA est de moins de $39K, de 15% si revenus annuels de $39K à $426K, ou de 20% si plus de $426K de revenus annuels. Il s’agit ici des tranches pour les célibataires (ou personnes seules actionnaires dans leurs LLC), et cela depuis la réforme fiscale favorable de Trump (qui n’est donc pas à 100% désagréable) applicable au 1er janvier 2018. Si plus d’une personne dans la LLC, par exemple un couple marié, le tranches sont plus élevées en montant, mais les % de fiscalité sont les mêmes.

-La plus-value est calculée sur prix de vente (net de frais de vente) – valeur nette comptable du bien. La valeur nette comptable du bien est calculée ainsi : prix d’achat initial – amortissements annuels passés depuis l’achat (= environ 3% par an de la valeur du bien).

-A noter que les non-résidents aux USA se verront prélevés à la vente par le notaire aux USA la retenue dite FIRPTA (« Foreign Investment in Real Property Tax Act »). C’est une retenue de 15% du prix de vente que le fisc américain fait pour s’assurer que l’impôt sera bien payé. Mais pas d’inquiétude car lors de votre déclaration fiscale suivante faite pour votre expert-comptable (CPA) aux USA, vous récupérerez bien le trop versé lié à ce prélèvement, car votre impôt aux USA sera bien inférieur à ces 15% (cf. explications données auparavant).

 

Tanguy: Existe t il une façon de diminuer son imposition en faisant une revente / rachat ?

François:

-Il existe en fait une excellente façon de différer (mais pas d’annuler) tout paiement d’impôt liés à la revente d’un bien, et cela même par un investisseur étranger. Il s’agit d’un processus fiscal dit « 1031 LKE » (pour « Like Kind Exchange »).

-Concrètement il faut sécuriser sous contrat dans les 45 jours suivant la vente un bien dit de remplacement, à l’acheter par notaire dans les 180 jours suivant la vente.

-Il faut que les ou les biens achetés en replacement aient un prix égal (ou supérieur) au fruit de la vente nette ; mais pas inférieur.

-Entre la vente et le ré-achat, le produit de la vente nette en $ doit légalement nécessairement rester sur un compte séquestre (donc sécurisé) d’un notaire spécialisé, qui sera aussi en charge de la partie documentaire de ce processus 1031 LKE.

-A noter enfin qu’en faisant cela, à la vente il n’y aura pas ce prélèvement dit FIRPTA (décrit auparavant), donc c’est le montant total net de la vente qui sert au ré-achat. C’est un autre avantage de ce processus.

-Il faut bien comprendre que ce n’est pas une annulation ad vitam de la fiscalité sur les plus-values, mais on la repousse à plus tard, à une vente finale, en pouvant d’ici là ré-investir toute la somme.

-C’est un très gros avantage, j’ai utilisé ce processus de nombreuses fois pour moi, et il est bien applicable aussi aux investisseurs étrangers.

-Cela semble un peu compliqué, mais cela ne le sera pas avec mon aide dès le début de ce processus, et les bons prestataires que j’ai choisis. Il faut juste bien suivre les règles et le calendrier décrit.

 

Tanguy: Conseilles tu à tes clients de faire en ce moment des reventes / rachats ?

François:

-Absolument, et comme décrit ci-dessus avec le 1031 LKE. En particulier s’ils ont acheté très tôt, entre 2011 et 2014 à Tampa en Floride avec mon aide. C’est un excellent processus pour rebondir sur d’autres opportunités et destinations d’investissements sur lesquels je peux les aider.  

-Car en effet, dans le cadre de ce processus 1031 LKE, le bien de replacement peut être situé dans un état différent de celui de la vente du bien. Exemple, je vends en Floride pour ré-acheter en Géorgie.

-État différent pouvant impliquer la création d’une seconde LLC dédiée à ce nouvel état, cela aussi avec mon aide bien sûr.

 

Tanguy: Merci, François pour cette interview. Pour les lecteurs qui voudraient te suivre, ou peuvent-ils te trouver ? 

François:

-Ils peuvent me contacter par mon site USA-IMMO.com et être assurés de ma réponse comme toujours dans les 24 heures.

-Mon accompagnement sera sans pareil en termes de sérieux et qualité, cela sans honoraires. 

-Ils peuvent aussi me contacter à travers toi Tanguy, j’en profite pour te remercier.

Un grand bravo pour ton excellent site de référence : Investir-et-devenir-libre.com

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Investir son argent en 2018

Une chute de plus de 10,000 dollars en quelques semaines. Comme je l’écrivais le mois dernier, il était logique de voir la bulle du bitcoin éclater, qui côte actuellement 6,000 USD. Assurément une spéculation qu’il ne faut pas suivre pour investir son argent en 2018

Au moment ou j’écris ces lignes, les Echos titrent « coup de froid sur les bourses ». J’en ai profité pour renforcer, peut-être un peu tôt si la baisse devait se poursuivre. L’indice Dow Jones a perdu plus de 1000 points sur une séance, la plus forte baisse en valeur absolue de son histoire. Gardons à l’esprit que quelque soit l’évolution de la bourse, être actionnaire d’entreprises, c’est avoir droit à une partie de leur bénéfices, qui progressent historiquement. Je ne vois pas de raison d’être inquiet sur les rendements futurs des grandes entreprises mondiales. Il faut également garder à l’esprit que le Dow Jones n’avait pas connu de correction d’au moins 5% depuis 404 séances, un record ! Ce qui se passe est donc tout à fait normal !

MES INVESTISSEMENTS EN 2018

La remontée des taux pourrait par contre, si elle se poursuit, faire de 2018 une annus horibilis sur les actifs financiers, faut il dès lors y investir son argent en 2018 ?

Nous n’en sommes pas encore là, mais il faut être conscient de cette possibilité. Une tentation pourrait d’être liquide, en cash, en attendant le krack. Mais si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez qu’il est illusoire de prédire avec constance l’évolution des marchés (ou de croire que quelqu’un soit capable de le faire, même Warren Buffett a déclaré ne pas en connaître)

Je vais donc poursuivre l’accumulation d’actifs véritables générant des rendements et des plus-values (actions, immobiliers), à conserver une protection en cas de panique (or et argent), des liquidités en cas de coup dur couvrant les dépenses de mon foyer (cash) et à poursuivre le remboursement de mon crédit immobilier.

L’immobilier aux USA

Je renouvelle en partie mon portefeuille de maisons. En ce moment, je vends mes 2 maisons à Atlanta qui sont mal gérées sur places. Cela prends un peu plus de temps que prévu, j’ai un acheteur qui s’est désisté la veille du closing. D’autres acheteurs sont intéressés mais cela va encore prendre quelques semaines.
J’ai acheté une 6e maison à Birmingham, qui sera géré par la même agence que mes 2 autres maisons détenues dans la même ville. Le prix de vente est de 48,000 USD (soit un peu moins de 50,000 USD avec les frais). J’ai financé l’achat à moitié avec mes revenus locatifs US et à moitié par des liquidités, aidé par la remontée de l’euro à 1,24 (plus haut de 3 ans). Le loyer est de 850 USD /mois soit une rentabilité brute supérieure à 20%

Je n’attends pas de re-valorisation rapide du prix de cette maison mais cela pourrait arriver cependant. Dans sa lettre annuelle, Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, livre un intéressante analyse sur le marché du crédit US et en particulier sur le crédit immobilier. En résumé
– Ces derniers années, es banques ont beaucoup moins prêté qu’avant la crise de 2008 bien que leurs dépôts aient progressé.
– Le crédit est de plus en plus réservé aux « bons profils »
– En conséquence, les crédits pour les maisons abordables (<300,000 USD) sont en baisse. Ceci est cohérent avec le fait que le prix des maisons modestes (50,000 USD) aient peu/pas augmentée et procurent des rentabilités élevées (20% brut). Le marché du crédit ne s’est pas encore normalisé sur ce segment. 
L’immobilier aux USA me semble sous conditions d’avoir un bon agent sur place un support raisonnable pour investir son argent en 2018

Les actions

Tout au long de 2017, j’ai rebalancé mon portefeuille vers une gestion plus passive, après mes déboires sur la gestion active, SEARS en tête..même s’il y a eu également de meilleures performances, comme Easyjet, qui a pris 60% depuis mon achat.  Voici ce que j’écrivais le 4 juillet 2016: La valeur cote 8 fois ses profits. Elle bénéficie d’un avantage structurel (low cost) sur ses concurrents aériens. Suite au Brexit, la valeur a baissé de 40%. Le business ne devrait pas être impacté trop fortement car la société a entamé les démarches pour son passeport européens. La société n’a pas de dettes.
Mon choix repose aussi sur le besoin de passer moins de temps à analyser des sociétés, y trouvant moins de satisfaction finalement, ce qui libère également plus de temps avec ma famille et aussi à faire du sport.

Je crois qu’une bonne façon d’ investir son argent en 2018 est de continuer d’appliquer une stratégie d’investissement passive via des trackers low cost sur de larges indices diversifiés:  USA, Europe et Pays émergents.

Le cash

Je garde uniquement une poche nécessaire en cas de besoin, correspond à environ 6 mois de dépenses.

L’or et l’argent

Lorsque j’ai interviewé Jim Rogers, l’ex associé de Georges Soros, il m’a dit qu’il fallait commencer par regarder ce qui n’était pas cher. Or l’or et l’argent n’ont pas retrouvé la faveur des investisseurs. Charles Gave fait la même analyse dans un récent billet: l’or n’est pas cher historiquement par rapport aux actions. Faut-il mise dessus pour investir son argent en 2018  ? Cela ne veut pas dire qu’il va monter pour autant. L’or est un assurance pour moi et représente moins de 10% de mon portefeuille. Il est historiquement inversement corrélé aux actions et pourrait cependant bien se comporter en cas de faiblesse des marchés actions.

FAITS MARQUANTS Janvier 2018

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio se tasse à 140%
  • L’euro-dollar a encore progressé et passe de 1,20 à 1,24

PORTEFEUILLE

  • Avec une 6e maison, le portefeuille est toujours majoritairement investi (56%) en immobilier US. Sur Janvier le cash flow est de 289 USD, en raison du paiement des taxes locales 2017 sur mes 2 maisons à Atlanta. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America. .
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (27%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long termeMon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • 80% de mes actions sont dans mon PEA, j’arrête donc de publier le reporting de mon compte-titres, celui ayant vocation à ne plus recevoir de fonds, le PEA étant selon moi la meilleure enveloppe fiscale dans mon cas.
    • Le PEA est stable ce mois ci soit une progression de 294% depuis juin 2014
    • J’ai renforcé ma position en tracker SP 500 suite à la (petite) baisse. Mon allocation est à présent 50% sur les USA, 27% sur l’Europe et 13% sur les pays émergents.
  • Le cash disponible est de 7%
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Un bon résumé des changements fiscaux effectifs depuis 2018 sur le blog culture financière. J’avais prévu d’en reparler mais Phil m’a devancé! Pour ceux qui sont très imposés, je pense que le principal changement est de rendre les obligations à haut rendements plus attractives. Je pourrais être tenté par l’obligation de Homes of England mais je n’ai pas de projets pour l’instant. La bonne nouvelle c’est que le PEA reste très intéressant pour investir son argent en 2018 !
  • Le rapport annuel du Fonds Fairholme de Bruce Berkowitz. Le gérant reconnait son erreur dans le dossier SEARS. Ne pas avoir prévu que le management serait incapable de réduire les pertes de l’activité retail. Il reste positive sur l’entité Seritage Growth Properties , dont Warren Buffett est l’un des premiers actionnaires à titre personnel
  • La lettre annuelle de Jamie Dimon, le patron de JP Morgan dont j’ai parlé plus haut.
  • Le conseil de Warren Buffett pour réussir: faire une NOT to do list. Pas si simple à appliquer, j’essaye depuis 2 semaines…
  • Un excellent article sur l’investissement :This is not Excel and charts. It’s dopamine and cortisol.
    ou comment les marchés financiers sont (comme Facebook) une drogue… Je confesse que j’ai péché..
  • Follow the money: une règle simple pour battre le marché et réduire le risque de perte. Intellectuellement intéressant mais comme toujours les performances passées ne préjugent pas des performances futures
  • Le point de vue de Bill Gross sur les marchés obligataires. Cela fait déja un moment qu’il annonce un bear market pour l’obligataire…. Nous verrons bien si 2018 lui donne raison et s’il faut être cash pour investir son argent en 2018
  •  Une vidéo de Warren Buffett sur le Bitcoin: « tout cela finira mal ». Il a eu raison

PROCHAINES ÉTAPES

  • Je vous tiendrais au courant de mes péripéties immobilières américaines. Arriverais je à vendre rapidement mes 2 maisons à Atlanta ?
  • La chute du bitcoin aura été très très rapide, nous verrons bien ou nous serons le mois prochain et si d’autres bulles aussi extrêmes se forment en 2018 !

Bons investissements

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Interview de Julien Delagrandanne, auteur, blogueur, investisseur

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’interviewer Julien Delagrandanne qui est à la fois auteur, blogueur et investisseur. J’ai découvert Julien par son blog et je l’ai naturellement contacté après avoir lu plusieurs de ses excellents articles sur l’investissement. La particularité de Julien, c’est le zéro bullshit. Pas de miroir aux alouettes, Julien a les pieds sur terre avec un « bon sens paysan » comme il le dit lui même. C’est également est un excellent analyste capable de séparer le bon grain de l’ivraie, de décortiquer les sujets complexes et de les communiquer simplement. Pas étonnant que ses livres figurent dans le top des ventes de la catégorie sur Amazon.  

Tanguy: Bonjour Julien, est ce que tu pourrais te présenter ?

Julien: Je te remercie Tanguy de m’accueillir aujourd’hui sur ton blog et de m’accorder cet interview. Appréciant particulièrement les articles de ton blog, et notamment tes interviews des gérants de fonds, j’espère que tu me feras bientôt l’honneur de répondre à une interview de ma part.

J’ai 37 ans, je suis ingénieur de formation. Même si j’étais un peu atypique au cours de mes études d’ingénieur : je préférais lire Capital pendant que mes camarades lisaient quant à eux plutôt l’Usine Nouvelle ou démontaient le dernier moteur. Je me suis retrouvé là plus parce que j’étais bon en maths au lycée et qu’on m’a donc envoyé en maths sup-spé.

J’ai été très jeune en quelque sorte « passionné » par la finance. Côté investissement, j’ai acheté ma première action à 13 ans. C’est pratique, cela m’a laissé le temps de toucher à beaucoup de choses très tôt avec des petites sommes et donc de faire beaucoup de mes erreurs de débutant sur ces petites sommes. Et à l’époque, ces petites sommes représentaient quelque chose pour moi et ce n’était donc pas seulement de la gestion virtuelle, dont les leçons sont à mon sens plus difficiles à tirer.

Je suis logiquement venu à l’immobilier plus tard. En parallèle, je tiens un blog dédié à l’investissement et j’ai écrit 3 livres papier :

Tanguy: Parlons de ta philosophie d’investissement. Quelle est ton approche ?

Julien: Contrairement à beaucoup d’investisseurs qui ne parlent qu’une langue, soit la bourse soit l’immobilier, j’ai choisi pour ma part de parler plusieurs langues et d’avoir une approche diversifiée du patrimoine. Je m’appuie sur l’ensemble des 3 vrais piliers de l’enrichissement :

  • La bourse.
  • L’immobilier.
  • Dans une moindre mesure l’entrepreneuriat, puisque je classe dans cette case mon blog et l’écriture de mes livres.

Mes racines rurales font que le bon sens paysan n’est jamais loin. Ainsi, en bourse, c’est la philosophie d’investissement dans la valeur (ou value investing) qui a tout de suite résonné à mon oreille et qui constitue la majorité de mon portefeuille.

En immobilier, j’investis plutôt dans l’ancien dans des bons emplacement de villes moyennes (type zone B2), même si j’ai touché à autre chose comme l’investissement défiscalisant dans le neuf en faisant l’impasse sur le promoteur (et donc en évitant ses prix surévalués et ses commissions élevées).

Tanguy: Quelle est ta performance ?

Julien: Je mesure ma performance précisément depuis mi-2012. Ma performance sur le portefeuille boursier était d’environ 15% de rendement annuel au 01/01/2017. L’année 2017 a été plutôt difficile et si je jette un œil au niveau à date on est retombé à un gros 12% annuel. Deux remarques à ce sujet :

  • Une philosophie d’investissement value, est par essence contrarienne. Elle a donc tendance à sous-performer le marché quand les indices montent, et tire en général sa surperformance à long terme d’une meilleure résistance quand ceux-ci se mettent à baisser.
  • A partir du moment où je n’ai pas signalé publiquement en temps réel tous mes mouvements de portefeuille sur l’ensemble de cette longue période, te donner ma performance ne signifie pas grand-chose. Je pourrais te raconter n’importe quoi. À mon sens, beaucoup trop de gens donnent aujourd’hui sur la blogosphère la performance de leur portefeuille sans s’être astreint à cette exigence préalable, pourtant nécessaire pour que cette performance soit auditable et vérifiable et donc pour qu’on puisse lui donner un réel crédit.

Sur le patrimoine dans son ensemble, incluant l’immobilier avec levier, ma résidence principale, les liquidités, je suis plutôt à un TRI net d’impôts qui approche 7%. Selon la règle des 72, ça permet de le doubler tous les 10 ans (hors effort d’épargne supplémentaire)… Si je continue comme ça et ça me convient.

Tanguy: Peux tu expliquer la règle des 72 ?

C’est un moyen mnémotechnique et simplifié pour calculer rapidement l’effet des intérêts composés. La règle des 72 est une méthode pour estimer le temps de doublement d’un capital. Si un capital est placé avec un taux de t% par an, il faut 72/t années pour le doubler. A 4% par an, il faut 18 ans, à 6% il faut 12 ans, à 10% il faut 7 ans, à 7% il faut 10 ans etc… 

Tanguy: Que penses-tu des marchés aujourd’hui ? Est-ce le bon moment pour investir ?

Julien: Les marchés sont plutôt à un niveau élevé globalement, en tout cas au niveau des indices. Quand on creuse un peu plus, on voit qu’il y a d’énormes disparités :

  • Si on enlevait le poids GAFA et autres Tesla, Netflix etc., les indices ne seraient pas à un niveau apparaissant comme aussi élevés.
  • Des secteurs sont massacrés notamment tout ce qui a trait au retail classique. À la fois les détaillants, et les malls qui accueillent leurs murs d’immobilier aux Etats d’Unis.

Si tu ajoutes le niveau historiquement bas des taux d’intérêts qui justifie logiquement une valorisation haute des entreprises, et avec l’incertitude sur la durée pendant laquelle ils vont rester à ce niveau-là, tu as un cocktail sympathique.

Je reste pour ma part sceptique sur la montée en flèche de la gestion indicielle où on achète et vend un indice dans un ensemble. Je préfère encore chercher des entreprises qu’on peut individuellement acquérir à prix raisonnable, même si pour cela il faut aujourd’hui de plus en plus chercher parmi les mid-caps ou small-caps et que c’est de plus en plus difficile.

Je pense également qu’en raison des incertitudes disruptives et des valorisations élevées, on est dans une période où il faut plutôt chercher à diversifier un peu le portefeuille qu’à trop le concentrer. J’ai pour ma part mis récemment 10% de mon portefeuille sur des entreprises japonaises : ce n’est pas à la mode, et il y en a donc des solides, versant un dividende, qu’on trouve encore là-bas à prix d’ami (et ce, justement, car les actions japonaises ne sont justement pas à la mode depuis maintenant 20 ans…)

Tanguy: Que conseillerais-tu à quelqu’un qui débuterait en bourse?

Julien: De se former avant d’agir. Aujourd’hui avec les livres, les formations sur Internet, on a accès à une base de connaissance dont on n’aurait même pas soupçonné l’existence avant l’avènement Internet. Je rêverais d’avoir eu connaissance en 1995 qu’il y avait un livre qui s’appelait L’investisseur Intelligent écrit dans les années 50 et d’avoir pu le lire à 15 ans. Je serais beaucoup plus riche aujourd’hui !

Et ensuite, de commencer petit, avec une part raisonnable de son patrimoine ou de ses revenus, mais de commencer en réel. Pour moi, s’exercer à gérer un portefeuille virtuel n’apporte rien, car on occulte alors l’aspect gestion des émotions, qui est une part essentielle de la réussite en bourse.

Enfin, de rester dans le classique. Ne pas toucher au forex, bitcoins, warrants, CFD, éviter les ventes à découvert etc. Cela parait beau sur le papier, mais sur le long terme c’est toujours avec le plus simple et le plus tangible qu’on finit par gagner de l’argent.

Tanguy: Et sur l’aspect immobilier, si c’était à refaire que changerais-tu?

Je commencerais plus tôt. La première fois que j’ai cherché à acheter ma résidence principale, c’était quelques mois après l’obtention de mon premier CDI en 2005 (j’avais 25 ans). J’étais sur Poitiers, et n’y connaissant pas grand monde, je voulais absolument être en centre-ville.

Puis, je me suis aperçu que les prix au mètre carré en centre-ville étaient très élevés par rapport au niveau de vie de la ville. Et le centre-ville étant très exigu avec une géographie particulière (relief formant un plateau et le rendant non-extensible), les prix à 1 ou 2 km de distance du centre-ville fléchissaient (par rapport à ceux du centre) plus que dans n’importe quelle autre ville de province.

J’ai finalement décidé à cette époque-là de ne pas acheter ma Résidence principale en le justifiant de cette phrase devenue depuis pour moi culte : « Je ne vais pas acheter en centre-ville à Poitiers, les prix sont les mêmes qu’à Bordeaux, ce n’est pas normal (et donc ce ne serait pas un investissement rationnel) ».

A l’époque c’était quasiment vrai. Mais, je n’aurais pas dû arrêter le raisonnement là, et fort de ce constat, tout de suite faire un investissement locatif à Bordeaux. Avec l’envolée des prix qu’a connu Bordeaux depuis, cela aurait été le pactole… A la place, je me suis contenté d’utiliser ma capacité d’emprunt pour acheter quelques SCPI (certes à l’époque on était moins en situation de bulle sur les SCPI qu’aujourd’hui).

Plus généralement, il faut commencer le plus tôt possible en investissement immobilier locatif. Le temps est notre allié une fois un investissement effectué. Mais avant que l’investissement soit effectué, le temps est notre ennemi : comme on achète par emprunt, on ne sait jamais ce qui peut arriver : un problème de santé, une difficulté professionnelle, et notre capacité d’emprunt que l’on pensait définitivement acquise s’envole soudainement…

Tanguy: As-tu d’autres regrets ?

Peut-être de m’être trompé d’époque.

Ce que je veux dire par là, c’est quand j’étais à l’Ecole d’ingénieur, tout le monde cherchait à intégrer un grand groupe. L’entrepreneuriat n’était jamais envisagé. Aujourd’hui, la révolution numérique (et l’accès facile aux capitaux – en tout cas pour le moment) permet aux jeunes de lancer assez aisément leur start-up et beaucoup s’orientent dans cette direction.

Ensuite, en étant salarié, j’ai toujours senti que j’avais beaucoup plus une âme d’entrepreneur que mes collègues.

Bref, je n’ai pas intrinsèquement une âme de salarié, les quadrants du cash-flow de Kyosaki m’ont immédiatement parlé, et j’ai plutôt besoin de décider moi-même de mon sort et de mes priorités. Surtout avec l’âge qui avance, car contrairement à beaucoup je n’ai jamais arrêté d’apprendre et de me former, ce qui veut dire que …non en fait, je vais m’arrêter là, je ne sais pas qui risque de lire cette interview… 😉

Bref, je me dis que peut-être en étant né 15 ans plus tard, j’aurais pu faire l’impasse sur la case du salariat qui n’est pas ce qui me satisfait le plus.

Tanguy: Tu as écrit plusieurs livres sur l’investissement, pourquoi ?

Julien: Car j’aime bien écrire, et d’après les retours des lecteurs, j’ai une certaine qualité pour écrire de façon pédagogique sur les sujets se rapprochant de l’univers de l’investissement. D’ailleurs, j’ai eu mes concours d’écoles d’ingénieur plus par mes notes en français que celles obtenues en maths (les maths étaient devenues trop abstraites pour moi en prépa, et ne voyant pas leur utilité concrète, je m’en suis désintéressé à partir de ce moment-là), mais ça il ne faut pas le répéter. 😉

A chaque fois, j’ai cherché à écrire quelque chose de différent de ce qui existait déjà.

Le premier livre donne les bases de la gestion de patrimoine. Plutôt que de parler de tous les actifs chapitre par chapitre (bourse, immobilier, or, exotiques comme les vins, oeuvres d’art comme font d’autres ouvrages), j’ai choisi de les classer en 3 catégories : actifs basés sur une monnaie et un taux, actifs de conservation (parfois utilisés à des fins de spéculation) et actifs productifs. Parce que pour, moi tout actif se retrouve dans l’une de ces 3 catégories et doit être analysé en fonction des attributs (but, avantages, inconvénients) de cette catégorie.

Les retours ont été positifs sur mon 1er livre généraliste.

J’ai alors enchaîné rapidement sur Investir en bourse : styles gagnants, styles perdants l’année d’après. Là, le but a été de faire un livre en français qui donnait l’essentiel de la bonne philosophie à appliquer à celui qui ne voulait lire dans un premier temps qu’un seul livre sur le sujet.

J’ai attendu 4 ans de plus avant de publier ce mois-ci L’investissement immobilier locatif intelligent.

Pourquoi cette attente ? Car mon expérience de l’immobilier locatif datait d’il y a moins longtemps que celle sur la bourse, et que je pense qu’il faut avoir bien pris le temps de« digérer» son expérience pour être légitime avant de prétendre proposer un livre de « recettes » sur un sujet donné.

En faisant le parallèle avec la philosophie value que j’apprécie en bourse (où on cherche à acheter une entreprise à un prix inférieur à sa véritable valeur), j’essaie toujours dans mes livres de donner plus de valeur que leur prix.

Mes lecteurs doivent le reconnaître, car mes livres sont tous notés aux alentours de 4,5 étoiles sur Amazon, alors que je « n’achète » aucun commentaire (certains auteurs, notamment de livres sur l’immobilier, trichent quant à eux un peu, en échangeant l’accès à un groupe privé contre des commentaires 5 étoiles sur Amazon)

Tanguy: Quels sont les livres que tu conseillerais apprendre à investir son argent?

Julien:  Les miens ! 😉

Non plus sérieusement, sur la bourse, le mien est adapté pour qui ne veut en lire qu’un seul pour commencer. Mais celui qui veut en lire plusieurs aura intérêt à absolument lire L’investisseur intelligent de Benjamin Graham, Actions ordinaires et profits extraordinaires de Philip Fischer ainsi que Peter Lynch, et dans un autre style la biographie de Warren Buffett.

Sur l’immobilier, si c’est vraiment et précisément sur l’immobilier locatif, c’est justement parce que je trouvais que tous ceux déjà proposés sur le marché avaient un biais que j’ai écrit le mien. Soit c’était plus du storytelling qu’un vrai guide pratique, soit ils oubliaient un aspect essentiel comme la fiscalité, soit c’était une véritable pub pour la location saisonnière ou l’investissement dans les parkings, et ils étaient donc incomplets.

Enfin, dans un style plus développement personnel, j’adore les 7 habitudes des gens qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent de Stephen Covey.

Tanguy: Aurais-tu une idée d’investissement que tu voudrais partager avec les lecteurs?

Julien: Pour qui ne croit pas à la chute perpétuelle et inexorable du retail physique, je pense qu’Orchestra-Premaman peut être une piste. J’ai récemment investi dedans aux alentours de 4 €/action.

Attention néanmoins :

  • Le management n’a pas toujours été clean-clean avec les minoritaires, donc c’est à faire sur 5% du portefeuille maximum.
  • L’action vient de subir une très lourde chute (c’est pour ça que je juge que l’entreprise se retrouve à un prix aujourd’hui très intéressant). Il peut être plus sage d’attendre un début de momentum, i.e que l’action ait commencé à reprendre une vraie trajectoire ascendante avant d’investir, quitte à la payer un peu plus cher qu’aujourd’hui.

Comme autre small-cap PEAable, j’aime bien Agfa-Gevaert, une entreprise qui a entamé sa mue avec comme pépite une division HealthcareDigital qui vient en remplacement des vieux systèmes de radiologie. Cela reste une small-cap, donc là aussi quelques précautions d’usage.

Et enfin, à quelqu’un dont je ne connais pas le niveau de culture boursière et de résistance émotionnelle, et qui me demanderait une action en conseil, je répondrai Berkshire-Hathaway pour minimiser les risques qu’il m’en veuille un jour… Warren Buffett conseille dans ces circonstances de répondre « un tracker du S&P 500 ». Moi, n’étant pas fan de gestion indicielle, je réponds « l’entreprise de Buffett »…. 😉

Tanguy: Merci, Julien pour cette interview. Pour les lecteurs qui voudraient te suivre, ou peuvent ils te trouver ?

Julien: on peut me retrouver régulièrement sur mon Blog, le Blog Mes Investissements

Ou sinon à travers mes écrits dans mes livres qui sont en vente sur Amazon.

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Interview de Gérald Autier: auteur et conseiller en gestion de patrimoine

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’interviewer Gérald Autier qui est un conseiller indépendant en gestion de patrimoine. Gérald est l’auteur de 2 livres Savoir investir Guide pratique pour particuliers avisés et Buffett, Soros, Icahn, fonds souverains… lecons de stratégie des meilleurs investisseurs

Tanguy: Bonjour Gérald, est ce que 
vous pourriez vous présenter et nous dire ce qui vous a amené à lancer dans la gestion de patrimoine ?

Gérald Autier: 
Tanguy, permettez-moi de vous remercier pour votre aimable proposition et de m’avoir fait connaître votre blog où j’y ai découvert de nombreuses choses intéressantes.
 
Après un troisième cycle en gestion de patrimoine à l’Université de Clermont-Ferrand, j’ai pris la décision de m’expatrier et ai démarré en tant que conseiller indépendant en Amérique du Sud pendant 4 ans (Chili, Argentine, Brésil). Le groupe leader de la gestion de patrimoine pour les expatriés m’a ensuite proposé de les rejoindre et d’ouvrir leur Family Office au Luxembourg (où je m’adressais à une clientèle internationale fortunée avec des solutions d’investissements et d’ingénierie très sophistiqués). J’ai parfait mon éducation à l’Institut du Private Equity de l’Université d’Oxford afin de pouvoir d’apporter des réponses à mes clients sur toutes les classes d’actifs. Suite à cette expérience luxembourgeoise, j’ai pris la décision de retourner à l’indépendance pour assurer l’impartialité de mon approche « conseil ». Mes clients sont principalement sont des cadres dirigeants expatriés (ou ancien expatriés) ou des personnes ayant une vision internationale de leurs actifs. Comme vous l’avez écrit en introduction, j’ai écrit deux livres sur le sujet. Enfin, j’enseigne les stratégies d’investissement  à l’Académie Russe de l’Economie Nationale et d’Administration Publique (elle forme notamment les futurs hauts fonctionnaires des institutions financières et gouvernementales russes).

Tanguy: Quelle est votre philosophie, votre approche de l’investissement ? 

Gérald Autier:
Le conseiller n’a, par définition, pas d’approche d’investissement. Il est impartial dans son approche et s’adapte nécessairement aux contraintes de ses clients. Certains clients ont une approche favorisant la recherche de rendement (loyers, coupons, voire dividendes) et d’autres privilégiant la capitalisation de leur épargne. Certains auront un penchant naturel pour l’international, d’autres une stratégie exclusivement nationale. Enfin, certains vont souhaiter conserver, consolider l’existant quand d’autres chercheront une rentabilité à deux chiffres. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise approche mais des approches bien ou mal exécutées.

Tanguy: Quels sont les supports que vous conseillez à vos clients ? (Immobilier, actions, matières premières, obligations,…) ?
 
Gérald Autier: De la même façon, le conseiller est celui qui est capable d’accompagner ses clients sur toutes les classes d’actifs. C’est la raison pour laquelle, j’ai écrit « Savoir Investir ». Ce livre rappelle, qu’investir, ce n’est pas chercher un gain fiscal ou encore qu’une assurance-vie n’est pas un investissement mais une enveloppe juridique et fiscale avantageuse.  Mais, il traite surtout de toutes les classes d’actifs de l’immobilier en passant par les placements passions (art, vins…) ou les prises de participation dans les PME. En France, on a trop tendance à croire que les placements se réduisent à l’immobilier et à l’assurance-vie mais c’est une vision erronée.
Le rôle du conseiller est donc de construire la stratégie adaptée à son client et de veiller à sa bonne exécution. 


Tanguy: Vous proposez un service d’accompagnement à des particuliers, pouvez-vous nous en dire plus ?


Gérald Autier: L’accompagnement, c’est le conseil dans la durée. C’est la raison pour laquelle, mes clients rencontrés en 2006, sont toujours mes clients aujourd’hui.
Certains clients sont plus confortables avec l’investissement sur l’immobilier, d’autres sur la prise de participation dans des PME. D’autres encore recherchent l’optimisation fiscale. Le rôle d’un conseiller est de suivre le client dans la durée et de leur proposer des opportunités d’investissement en fonction de leurs objectifs patrimoniaux et financiers. J’analyse donc un grand nombre d’opportunités, j’évalue leurs forces et leurs faiblesses. Si l’investissement passe mon filtre – et mon filtre est très strict –  je suis en mesure de le proposer sur la plateforme que j’ai créé à cet effet (investae.com – elle est réservée à ce que l’AMF appelle les clients qualifiés).


Tanguy: Comment arrivez-vous à faire gagner de l’argent à vos clients ?

Gérald Autier: Lorsque les clients comprennent que risque et rentabilité sont intrinsèquement liés, la tâche est plus facile. Si ce n’est pas le cas, c’est mon rôle que de le leur expliquer. Mais de quel risque parlons-nous ? Risque de signature, de volatilité, de taux ? il faut être capable de les définir. Pour gagner de l’argent, il est certain qu’il faille savoir penser en dehors des sentiers battus.  
Quand James Chanos révèle le scandale Enron en 2000, personne ne le prend au sérieux. Son gain annuel sera de 90%. Idem pour John Paulson « l’homme qui a réussi le meilleur coup d’investissement de l’histoire ». Lorsqu’il déclare que le marché immobilier est surévalué en 2006, Wall-Street lui rit au nez.
Ce sont deux exemples qui illustrent, ce que veut dire penser en dehors des sentiers battus.
Mon deuxième livre traite des meilleurs investisseurs et de leurs stratégies. Quitte à mettre en place une stratégie d’investissement, autant s’inspirer des meilleurs. Alors oui, on ne parle pas des mêmes montants, oui ce sont tous des travailleurs acharnés avec le seul objectif de réussir financièrement mais il y a néanmoins quelques traits communs à leur approche :
       Limiter les pertes – Chaque investisseur sait à l’avance qu’elle est sa perte maximale.
       Gain asymétrique – Le gain s’il se réalise est supérieur à la perte.
       Diversification – Ils ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier.
 

Tanguy: Que pensez-vous des marchés 
(financiers) aujourd’hui ? Est-ce le bon moment pour investir ?

Gérald Autier: Oui et non. Tout dépend de l’approche, de l’horizon, du montant engagé par rapport aux actifs. Du marché que l’on considère.

Tanguy: Que pensez-vous du rapport des français à l’argent et de leur façon d’investir ?

Gérald Autier: Comme je l’ai dit précédemment, les Français ont souvent et à tord une approche fiscalo-centrée. Comment le leur reprocher dans un pays où la pression fiscale est aussi importante? Ils font preuve, en revanche, d’un bon niveau en Finance. Mais leur niveau en économie est loin d’être satisfaisant. Or, sans comprendre les mécanismes de bases qui régissent l’économie, il est difficile de réaliser de bons investissements. Comment Soros aurait-il pu réaliser le coup de 1992 sans comprendre le triangle d’incompatibilité de Mundell (un pays ne peut avoir en même temps, un taux de change fixe, une politique monétaire indépendante, un circulation parfaite des capitaux ) ? 

Tanguy: Que conseillez-vous à quelqu’un qui hésiterait à faire appel à un conseiller indépendant en gestion de patrimoine?

Gérald Autier: Je lui dirai qu’un conseiller indépendant n’est pas la panacée et qu’il faut parfois savoir rester avec un bon banquier plutôt qu’un mauvais indépendant.  Ce qui compte est la relation d’intuitue personae. La relation qui si se développe avec le temps. Un conseiller doit être là pour son client dans la durée, et non pas essayer de faire une opération et puis s’en va. Quand est la dernière fois que votre conseiller vous a appelé ? si vous ne le savez pas ou plus, c’est que c’est le moment d’en changer.
Il faut être honnête. Un client n’a pas besoin d’un conseiller pour acquérir des SCPI ou souscrire à un contrat d’assurance-vie. Ce n’est pas là-dessus que la différence se fait. J’ai consacré quelques pages de mon livre « Savoir Investir » au sujet pour ceux qui s’y intéressent.

Tanguy: Quels sont les livres que vous conseilleriez apprendre à investir son argent?

Gérald Autier: Les trois meilleurs livres pour apprendre à gérer son argent ne sont pas des livres d’investissement. 
Je recommanderais :
L’Action Humaine de Ludwig von Mises. C’est un livre d’économie mais il est indispensable à ceux qui souhaitent comprendre le fonctionnement basique du marché.
J’ajouterais pour leur capacité didactique, les livres de Thomas Sowell. Par exemple « Faits et contre-vérités en économie ».
Enfin, The E-Myth Revisited de Michael Gerber. Pour comprendre ce qui fait fonctionner une entreprise.
 
Cela fait trois, et si vous me permettez d’en ajouter un : 
Savoir Investir . Je l’ai écrit justement parce que je n’ai jamais trouvé un livre d’investissement généraliste qui permette de donner une idée claire et sérieuse du sujet, qui sache à la fois partir de la base (qu’est ce qui fait monter le prix d’un bien immobilier) pour arriver à comment mettre en place une stratégie…
 
Et je déconseille évidemment les livres qui promettent des méthodes miracles. 

Tanguy: Auriez-vous une idée d’investissement que vous voudriez partager avec les lecteurs?

Gérald Autier: Oui, et je viens de le faire. Il n’y a pas meilleur investissement qu’un investissement dans la connaissance.


Tanguy: Merci, Gérald pour cette interview

Gérald Autier: Merci Tanguy et à bientôt.
 
Twitter : @geraldautier
Linkedin : Gerald Autier (pour ceux qui souhaitent entrer en contact, prière d’ajouter quelques mots d’introduction)
 

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