Immobilier USA

Immobilier aux USA: faut-il investir ? Les réponses des experts

Ecrit par Tanguy

Suite à mon précédent article sur l’immobilier aux USA, vous avez été très nombreux à réagir et à me poser des questions. Les 3 principaux experts de l’immobilier aux USA ont bien voulu accepter une interview croisée. Merci à eux de partager leurs convictions sur le marché immobilier aux USA.

USA-ImmoFrançois Braine est diplômé de l’EM Lyon. Entrepreneur, il co-fonde l’agence média AWE à Paris en 2000. 10 ans plus tard, il immigre aux Etats-Unis et investit dans l’immobilier résidentiel américain après « foreclosures ». Il fonde USA-IMMO.com dès 2010. Il a accompagné à ce jour l’achat d’un peu plus de 300 maisons à visée locative par des investisseurs particuliers francophones.


My US Investment
Victor Pagès est diplômé de Sciences Po Paris. Après un parcours dans la banque chez HSBC et BNP Paribas, Il investit à titre personnel depuis 2010 dans l’immobilier résidentiel américain. Il fonde MyUSInvestment en 2011.

 

Franck BeaugendreFranck Beaugendre a fait l’ESSEC et après une carrière de quinze ans à la direction financière d’entreprises françaises, il a créé Home and Stone qui investit dans l’immobilier à Tampa pour le compte d’investisseurs Français et gère une centaine de biens à ce jour. Il est auteur d’un blog sur l’immobilier en Floride

 

1. Est-ce un bon moment pour investir dans l’immobilier aux USA ?

François: Oui c’est un bon moment depuis 2010, ce n’est donc pas nouveau. Et si 2014 est encore un bon timing pour investir, je pense qu’il ne faut pas trop tarder. Nous sommes encore à 40% sous le pic de 2007. Cela ne signifie pas que nous allons revenir aux niveaux de 2007. Mais la décote est significative. Plus intéressant encore, nous sommes à 35% sous le coût de remplacement à neuf, c’est à dire le coût de construction, aujourd’hui de l’ordre de 100 – 120 dollars du pied carré. Donc l’immobilier aux USA est un investissement très décoté par rapport à la valeur de l’actif.

Franck: Oui je pense que c’est toujours un bon moment. La fenêtre de tir se referme même si dans l’absolu, il sera toujours intéressant d’avoir de l’immobilier américain dans son portefeuille comme diversification. Je constate que nous sommes revenus sur les niveaux de prix de 2000-2001 en dollar constants. Malgré la hausse des deux dernières années, il existe toujours des opportunités car nous sommes au début du cycle haussier. Elle se referme même assez vite pour ce qui est de l’optimum mais je pense quand même que c’est malin de diversifier.

Victor: Oui je suis d’accord. Les prix continuent d’augmenter. Nous espérons tous d’ailleurs que la hausse va se poursuivre. Je suis d’accord avec Francois et Franck pour dire que la décôte reste importante. Une autre analyse qui montre cela, c’est la comparaison par rapport aux revenus des ménages historiques aux Etats-Unis. Je constate qu’il n’y a pas de surcôte comme en France. De plus la démographie américaine est dynamique. Quatre ou cinq millions de foyers vont ainsi se former aux Etats-Unis, ce qui va continuer à soutenir les prix de l’immobilier..

Franck: Aux USA, il faut regarder marché par marché. En France, il y a une tension sur le foncier. Aux USA, cette tension sur le foncier est très variable: elle est forte à New-York car il n’y a plus de foncier disponible, sur d’autres régions, elle peut être très faible

Victor: En France, on est en haut de cycle, voire déjà en baisse sur certaines zones. Aux USA, on a passé le creux du cycle et on est au début de la reprise.

Franck: Le différentiel de cycle est criant et les taux de rendements sont structurellement plus élevés aux USA. De plus, l’arsenal juridique et fiscal américain favorise les propriétaires. Il y a une meilleure protection de leurs intérêts par rapport à la France.

François: Cerise sur le gâteau, le ticket d’entrée est plus accessible: un studio en province est souvent plus cher qu’une maison aux Etats-Unis.

2. Quel type d’investissement vous semble le meilleur ? (maison, appartement…) et dans quelle région ? Déconseillez-vous certains types de biens ou de régions ?

François: Je conseille d’investir dans les maisons. Je pense qu’il faut laisser de côté  les appartements, qui fidélisent moins les locataires et qui de plus subissent des charges de copropriété élevées (« HOA »). Aux Etats-Unis les baux locatifs sont de 12 mois fermes, renouvelables. En terme de région, il faut regarder celles qui sont dynamiques tant au niveau économique que démographique. Notre but est de trouver des biens peu chers mais dans des régions saines et à fort dynamisme. Je conseille d’éviter Détroit et Las Vegas J’éviterai également les régions dont le risque climatique n’est pas couvert par les assurances. Concrètement, je propose deux villes: Tampa en Floride et Atlanta en Géorgie.

Victor: Je conseille également d’investir sur les maisons dans des zones avec un fort dynamisme économique. Je déconseille Las Vegas et le Dakota du Nord où j’ai reçu des demandes de clients pour investir. Car si on peut être opportuniste, il faut aussi être certain d’investir sur le long terme, c’est à dire dans un bien qui se louera bien pendant les cinq prochaines années.

François: Le dossier du Dakota du Nord est une mauvaise blague, avec une rentabilité faciale très élevée. En fait, il s’agit de mobil home partagés, aménagés en studio. Vous êtes en fait propriétaire d’un mobil home sur un terrain qui ne vous appartient pas. La revente sera très difficile et la rentabilité repose uniquement sur des hypothèses de taux de remplissage.

Franck: Dans le Dakota du Nord ce sont des villes champignons. Cela va durer le temps que cela va durer mais il n’y a aucune valeur de revente. C’est spéculatif. Ce n’est pas ma vision de l’investissement immobilier. En termes de régions, il m’est impossible de répondre car je n’ai investi que sur Tampa. Cette ville croit de 20% tous les 10 ans et procure aujourd’hui de bons rendements et un potentiel de valorisation à long terme. Je suis positif sur la Floride en général mais aussi sur Atlanta qui est dynamique. Je privilégie également les maisons.

François: Détroit sur le papier n’est pas cher avec des rentabilités fortes. Mais si vous ne trouvez pas de locataire alors vous entrez dans un scénario catastrophe. Si la maison est vacante vous ne pourrez pas être bien assuré. Avec une mauvaise assurance, vous serez exposé à un risque de vandalisme et de vol non remboursé. Donc oui les biens ne sont pas chers mais la rentabilité ne sera pas au RDV car le risque d’absence de locataire, de vacance, est très élevé.

Franck: La population de Détroit devrait continuer à baisser ce qui pose de vraies questions à long terme. Pour réussir, il est crucial de savoir choisir le quartier qui sera encore attractif dans dix ans.

3. Quel est l’investissement minimum et quel niveau de rendement locatif peut-on espérer aujourd’hui ?

François: Le ticket d’entrée tout compris (achat, frais notariaux, frais de rénovation,…) est d’environ 70 000 euros pour une maison. Pour une ville comme Tampa, les rentabilités nettes moyennes avant imposition sont autour de 8% pour des personnes rentrant sur les niveaux de prix actuels. Ceci est dit en toute transparence, étant moi-même investisseur et propriétaire de biens à Tampa. Dire plus serait mensonger. Après l’achat, il faut en effet compter qu’il y aura des travaux à faire régulièrement et de la vacance locative. Ainsi, entre deux locataires, il va y avoir un coût pour rafraîchir le bien, et une absence juste temporaire de loyer.

Franck: Sur un nouvel investissement, on peut espérer une rentabilité de l’ordre de 8%. Aux Etats-Unis, le niveau de charges est supérieur à la France. Et on ne peut pas refacturer de charges aux locataires car le loyer est charges comprises. De plus la maison est équipée avec des biens techniques (climatisation, four, frigo,…) dont le remplacement et la maintenance sont à la charge des propriétaires. C’est beaucoup plus de frais qu’un studio à Paris. Pour le ticket d’entrée, je pense qu’idéalement in ne faut pas raisonner sur une seule maison mais essayer de se constituer un petit portefeuille. Si on a le budget que pour acheter une seule maison, il vaut peut-être mieux investir sur de la qualité pour réduire les risques et les problèmes de gestion à moyen terme. Enfin, un investissement, même unitaire, va demander de l’investissement personnel.

Victor: On peut en effet viser une rentabilité 8%. Notre discours n’est pas d’aller chercher 10-15%. Aujourd’hui ce n’est ni réaliste ni responsable. Le ticket d’entrée est autour de 70 000 euros au départ. Mais pour un investisseur peu expérimenté ou qui souhaite investir sur un seul bien, je conseille plutôt de viser des biens à 120-150 000 dollars (NDLR: 87 -109 000 euros) pour acheter un bien plus récent, attirer un meilleur profil de locataire et assurer ainsi un bon équilibre entre rendement et sécurité. Les investisseurs souhaitant se constituer un portefeuille peuvent investir sur des biens d’entrée de gamme, autour de 70 000 dollars, avec une rentabilité plus forte.

4. Les prix de l’immobilier aux USA ont bien remonté depuis la crise des subprimes: peut-on encore espérer un potentiel de hausse significative?

Franck: Oui, sur Tampa on anticipe encore 12% de hausse cette année. Le marché va rester assez tendu car les ménages recommencent à investir. Il y a beaucoup de cash et de la tension sur la construction. On peut encore espérer 30-40% de plus-value sur la valeur actuelle, à horizon 5-6 ans, si l’économie continue à bien se porter. Mais on ne peut plus viser un doublement du prix. De plus, il faut garder à l’esprit qu’aux USA, c’est le vendeur qui paye les frais d’agence et de closing soit environ 8% de coût à la vente, si vous passez par un agent immobilier, à déduire du prix de vente et de la plus-value.

Victor: Oui il reste un potentiel de valorisation mais je serais peut-être autour de 20%-30%. Sur la plus-value je reste prudent, il ne faut pas s’attendre à hausse de plus de 60% sur 2 ans. Nous ne sommes plus en 2010. Les biens qui génèrent les plus gros rendements, sous les 100,000 dollars, sont aujourd’hui exclusivement dans un marché d’investisseur. Sur ces biens je suis prudent au niveau de la plus-value, qui est la cerise sur le gâteau. Le marché est pour l’instant « drivé » par les biens les plus qualitatifs ce qui devrait entraîner la hausse des biens plus modestes. Il y a un décalage chez certains investisseurs qui se croient encore en 2010 et espèrent un doublement du prix. Ce n’est plus le cas.

François: L’appréciation est l’autre facteur de rentabilité de l’immobilier aux USA. Pour les biens autour de 80 000 dollars, je pense que l’on peut viser sereinement 20-30%. J’ai la chance d’habiter aux Etats-Unis et je suis optimiste sur l’évolution de l’économie avec la baisse du chômage et la reprise économique en cours. Aujourd’hui le marché de la revente immobilière se fait principalement entre investisseurs. Malgré tout je crois que, même dans les classes moyennes, l’accès au crédit va se relâcher dans les mois ou années à venir. Aujourd’hui, les banques demandent 20% d’apport pour un prêt immobilier. Ce n’est pas la norme aux USA. A une époque, on pouvait même emprunter 150 000 dollars avec 1000 dollars d’apport. Dans quelques années les classes moyennes et ouvrières vont pouvoir se ré-endetter à nouveau, et acheter des biens immobiliers. Cela permettra de disposer de deux types d’acheteurs: des investisseurs et des particuliers cherchant à se loger.

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5. La construction a également repris avec de nombreux chantiers: ne risque-t-on pas à terme une sur-production de logements?

Victor: Je ne suis pas trop inquiet. Oui il y a pas mal de chantiers qui repartent. J’ai vu des lotissements complètements nouveaux qui sortent de terre. Néanmoins, je ne pense pas que les mises en construction aient déjà dépassé le nombre de ménages acquéreurs potentiels, aujourd’hui comme demain. Je ne pense pas que le niveau de construction soit élevé. Cette crainte de bulle de construction n’est pas justifiée.

François: Cette situation de bulle peut exister au niveau local. A Miami, où je suis allé il y a quelques semaines, il y a beaucoup de constructions de tours d’habitations et effectivement c’est aussi impressionnant qu’inquiétant. L’argent vient de riches investisseurs d’Amérique Latine ou russes. Cet afflux d’argent entraîne une vraie sur-construction. Il y aura des logements vides qui ne seront pas vendus. La promotion immobilière peut être mal maîtrisée comme à Las Vegas. C’est un exemple concret. Par contre dans d’autres villes comme à Tampa en Floride, ce n’est pas du tout le cas. La construction est saine: les chantiers sont surtout de la réhabilitation de voiries, de la rénovation d’infrastructures. Cela veut dire que la ville est en forme, qu’elle investit, à l’inverse d’une ville comme Détroit qui n’a plus assez d’argent pour éclairer ses rues la nuit.

Victor: La situation à Miami est plus compliqué en effet. L’enjeu est que le développement économique de la ville suive car sinon, comme à Las Vegas, il n’y aura pas de l’appréciation pour tous les investisseurs. A moins d’être très bien situé ou de savoir très bien acheter, ce qui est bien entendu possible !

Franck: C’est vrai qu’à Miami, le foncier est quasiment totalement bâti. Le jeu est donc l’augmentation de la valeur du foncier. Et forcément c’est plus spéculatif. Le marché immobilier aux USA est beaucoup plus réactif que la France. Les panneaux « A vendre » qui fleurissaient depuis 2008 ont disparu en 2012. Pour autant, 2013 a été une des plus mauvaises années depuis 1945 en termes de constructions neuves. Il y a beaucoup de tension au niveau des entreprises de construction qui n’arrivent pas à suivre le rythme de la reprise. Les constructeurs n’avaient pas anticipé la force du rebond. Ils avaient réduit leurs effectifs avec la crise et peinent à recruter car beaucoup de travailleurs sont repartis, ont changé d’emploi, etc. Le stock de maisons neuves est très bas, avec des délais d’environ quatre mois. Le retour à la normale devrait prendre 2-3 ans. C’est un phénomène classique, il y a sous construction de logements en début de cycle et sur construction de logements en fin de cycle.

6.Quels sont les risques à évaluer avant de franchir le pas ? Quels sont les écueils ?

François: Le premier risque est de ne pas être bien informé. Comme dans tout investissement immobilier, vous serez tributaire d’aléas. Il ne s’agit pas d’un produit financier comme l’assurance vie. Un locataire peut partir. Un toit se remplace tous les 20 ans. Une climatisation tous les 12 ans. Je dirais que la réussite d’un investissement immobilier aux USA se fait à 40% sur la maison et à 60% sur le gestionnaire de la maison, le property manager dont le rôle est de trouver les locataires et d’entretenir la maison. Il ne faut faire d’erreurs sur la maison (ne pas acheter trop petit ou trop grand, pour que le bien réponde à la  demande locative) mais savoir également s’entourer d’un gestionnaire performant. Tout le monde ne peut pas se le permettre, mais l’idéal est effectivement de se constituer un portefeuille de maisons, car lorsqu’une maison est temporairement vacante, l’effet financier est atténué par les autres.

Franck: Je suis d’accord, il faut bien prendre en compte ces aléas qui sont réels, liés d’abord à l’immobilier et ensuite aux USA. Le fait d’investir dans une maison nécessite un réel suivi de la gestion. Je rajouterais qu’il existe un risque de change avec le dollar. Certains investisseurs le recherchent d’ailleurs car il s’agit une belle diversification pour des gens exposés à l’immobilier européen en euros. Ensuite, les USA sont spécifiques en termes de réglementation, de fiscalité, etc. Il faut partir du principe qu’on va devoir passer du temps avant de maîtriser ces différences. Il faut donc chercher des professionnels qui connaissent bien ce domaine. Enfin, bien penser à prévoir une poche de liquidité pour couvrir les aléas

Victor: Je confirme le rôle crucial du property manager, à 50% dans la réussite d’un projet. Investir dans l’immobilier aux USA nécessite de bien comprendre les tenants et les aboutissants.

Franck: En investissement locatif, un bon locataire c’est plus important qu’une bonne maison.

7. Le financement est souvent un point bloquant, voyez-vous une amélioration dans l’accès au crédit ?

Franck: Je remarque que l’accès au crédit se débloque doucement. Nous sommes en cours de refinancement d’un portefeuille de 60 maisons. Sur ce type de choses, on commence à voir des offres intéressantes. D’ici un an, cela devrait suivre pour les investisseurs individuels. Aujourd’hui, on peut financer des biens à partir de 150.000 dollars avec souvent un taux variable (ou fixe, un nombre restreint d’années). Mais il n’existe pas d’offre de crédit sur les maisons à 70.000 dollars et ce n’est pas faute d’avoir cherché. Les banques savent que le coût de traitement d’une saisie immobilière est de 50.000 dollars. Prêter à un non-résident qui fait défaut reviendrait pour la banque à perdre cette somme. Dans ces conditions, les banques préfèrent ne pas prêter. Il faut donc soit aller sur des biens de qualité, soit faire un crédit en France.

Victor: Oui c’est encore trop tôt pour se financer et c’est très compliqué aux USA. Sauf à aller chercher des biens plus qualitatifs. Je note côté américain que certains banquiers sont un peu plus ouverts. C’est une histoire de mois ou de quelques années. Je vois aussi un peu d’amélioration côté français, quelques clients ont pu se financer, même si les procédures sont un peu longues. Je connais un investisseur qui a ainsi pu se financer auprès d’une grande banque de réseau, avec 50% d’apport et un taux un peu plus élevé que pour un prêt classique. On n’y est pas encore mais cela va venir et cela permet de mettre du leverage dans l’investissement. Mais il faut faire avec le marché et il faut savoir saisir les opportunités le plus rapidement possible. Et le financement en cash permet de se positionner plus rapidement. Si on prend du recul, 8% de rendement reste beaucoup mieux qu’ un support d’assurance-vie, hors effet levier de la dette.

François: Oui je vois aussi de l’amélioration et j’ai des clients qui ont réussi depuis peu de temps à se financer. Il existe cependant plusieurs cas de figure. Premier cas de figure: le financement par une banque française. Aux USA, une transaction immobilière ne peut pas comporter une clause suspensive de crédit d’une banque française. Par ailleurs il faut que l’investisseur français dispose d’une garantie pour son prêt. Pour obtenir un prêt; l’investisseur doit donc soit nantir son épargne, soit disposer d’un bien en France comme garantie. Le processus n’est pas facile, il faut être motivé. L’autre cas de figure, c’est le financement par une banque américaine. Mais pour un résident français c’est totalement impossible. Il existe un nouveau produit de la société B2R finance (filiale de Blackstone) pour une optique de refinancement, c’est tout nouveau.

Franck: Ce nouveau produit de B2R finance ne s’adresse pas à l’investisseur particulier non résident. Il comporte des conditions très strictes, pour des financements à plusieurs millions de dollars, sur des portefeuilles locatifs déjà constitués et non en cours de constitution

.8. Conseillez-vous aux francophones d’aller sur place avant d’investir ?

Victor: Oui tout à fait. C’est un devoir de déontologie. Ce n’est pas obligatoire mais c’est essentiel d’y aller. Cela reste des sommes importantes. Avoir déjà vu des biens permet de mieux comprendre ce que l’on achète et d’avoir un feeling avec les professionnels sur place. On commence à avoir de plus en plus de personnes qui vont sur place pour visiter. Au préalable, Il faut bien comprendre le processus d’achat. Les biens ne seront pas forcément encore disponibles au moment de votre visite mais vous pourrez en visiter d’autres et vous faire votre idée.

François: Les deux options sont possibles. Aller sur place permet en effet de voir le bien. Je rajouterais deux autres avantages : venir sur place permet aussi de rencontrer le property manager, mais aussi d’ouvrir un compte bancaire sur place. Avant leur arrivée, les nombreux investisseurs que nous accompagnons sont armés et informés : leur structure d’investissement sera créée, leur représentant légal aux USA sera choisi, leur pré-sélection de maisons sera sécurisée.

Franck: Je serais plus direct. Si on veut acheter une maison pour soi, on ne se pose pas cette question. Donc oui, il faut y aller. Pour voir la maison mais aussi pour voir le quartier. C’est un investissement sur 5-7 ans. Je trouve inquiétant de ne pas aller sur place, c’est un gros risque. Après, une fois qu’on a compris le fonctionnement de l’investissement et qu’on a de bons relais, on peut acheter sans visiter.

Victor: Néanmoins je peux comprendre ceux qui ne vont pas sur place. Quelqu’un qui investit dans son assurance vie ne va pas se déplacer pour  rencontrer un gérant. Mais je conseille toujours d’aller sur place et d’ailleurs de plus en plus de clients le font.

François: Je constate que les avis des clients sont toujours tranchés. Pour certains c’est évident. Pour d’autres, ce n’est pas important d’aller sur place.

Franck: Les villes changent beaucoup d’un quartier à l’autre, je pense qu’il est important de se faire une idée en allant sur place. Le prix d’un billet d’avion n’est pas significatif par rapport au montant investi. C’est indispensable pour un premier achat et pour bien comprendre le fonctionnement.

9. Un dernier conseil pour les lecteurs du blog, très intéressés par l’immobilier aux USA?

François: Bravo Tanguy pour cette interview. Franck, Victor et moi on se connait bien et on se respecte. Vous avez réuni le bon parterre d’experts pour l’interview. Il y a beaucoup d’acteurs, mais avec des fortes différences d’expertises. Pour revenir à la question, voici mon dernier conseil et je vais prêcher pour ma paroisse. Tournez-vous vers quelqu’un qui vit de ses loyers ce qui est mon cas, et quelqu’un qui a beaucoup d’expérience. J’ai très fortement investi dans l’immobilier résidentiel américain et j’en vis tous les mois. Évitez de payer des honoraires. Une de mes spécificités est que je ne facture pas d’honoraires. Quant au fonds d’investissement, s’il offre une grande simplicité, gardez à l’esprit que les biens ne sont pas à vous et il y a des frais de gestion.

Franck: Investir dans un fonds est une stratégie différente. Les avantages sont la mutualisation du risque sur un grand nombre de biens, un meilleur lissage du revenu et cela permet de n’avoir pas/peu à s’en occuper. Après frais, on est sur 8% de rentabilité. Nous ferons sans doute mieux avec le levier de la dette. Mon conseil pour les lecteurs du blog, c’est à la fois d’aller vite et de prendre son temps. Si vous vous posez la question, allez-y maintenant car dans un an, ce sera 7% de rentabilité au lieu de 8%, et ainsi de suite pour les années à venir. La fenêtre d’investissement va se refermer. Mais en même temps prenez le temps de comprendre le compte de résultat d’une maison, d’aller sur place. Une maison va vous engager sur un certain nombre d’années. Notamment, dans la vie d’une maison, ce qui coûte le plus cher, ce sont les éléments techniques et je recommande avant toute acquisition de demander une copie de l’inspection « quatre points » (« 4-pt inspection »), qui donne de nombreuses informations utiles notamment en termes d’espérance de vie du toit, de la clim, etc. Et je pense qu’il faut être accompagné aujourd’hui sur ce type d’investissement..

Victor: Oui il faut être accompagné avec des gens dont c’est le métier. Et ce quelle que soit la stratégie. Si on regarde l’ensemble, il faut le faire vite et bien accompagné.

Si vous disposez d’un budget supérieur ou égal à 100 000€, il est intéressant pour vous de l’investir dans l’immobilier aux États-Unis. Complétez le formulaire ci-dessous pour avoir plus d’informations et être mis en relation avec François Braine-Bonnaire. François est un français qui a réussi à bâtir un mini empire dans l’immobilier aux États-unis grâce à sa société USA-IMMO.com. Il a ce jour accompagné l’achat de près de 400 maisons à visée locative par des investisseurs particuliers francophones.

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Tanguy

7 Commentaires

  • Bonjour,
    Merci pour cet article dans lequel j’ai appris beaucoup de choses.
    J’aurai apprécié qu’il y ait quelques informations sur le traitement fiscal qui est réservé à un résident français investissant aux USA.
    T.M.

    • Merci pour ton commentaire TrucMuche. Effectivement la fiscalité est un point important. Je vais réfléchir pour voir sous quelle forme je peux vous présenter cela dans un prochain article.

  • Bonjour Tanguy,

    Vous parlez beaucoup de my us-immo.com et myusinvestment mais jamais d’Auxandra. Y a t’il une raison ? Je m’intéresse à un investissement locatif en Floride. Orlando m’intéresse. Et c’est surtout Auxandra qui est spécialisé dans cette ville. Le choix de l’intermédiaire étant crucial, j’aimerais ne pas me tromper. Pouvez-vous me dire vous qui avez certainement fait le tour de tous ces intermédiaires quels sont les + et – de myusinvestment myusimmo et Auxandra.
    Merci.

    • Je peux vous conseiller sur USA.immo car je les connais et que travailler avec eu m’assure une bonne rentabilité sur mes logements. C’est un français qui a fondé la société, la communication est fluide, la culture est la même et le service est très professionnel. Je ne saurais vous recommander des sociétés que je ne connais pas ou dont je n’ai jamais entendu parler.
      Si vous voulez en savoir plus et que vous avez un budget d’au moins 100 000€, je vous invite à compléter ce formulaire
      Je pourrais vous donner plus de détails et/ou vous mettre en contact avec les bonnes personnes.

      À très bientôt,

      Tanguy

    • Bonjour Virginie , je voulais juste savoir si vous avez finalisez votre achat immobiliet avec auxandra? Car moi meme je suis intéressé par un achat immobilier par leur biais. Le premier contact avec leur representant commercial semble correct , bon acceuil et tres disponible. Cependant je ne trouve rien sur le net comme retour ou avis. Deuxieme point il y est des frais avec eux de l ordre je pense de 4000 euro mais si ca vaux le coup pouruqoi pas . J aimerais juste avant avoir quelques retours de clients qui int achetes leu bien sur orlando avec auxandra . Merci a toi

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