Acheter ou vendre l’immobilier aux USA ?

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’interviewer le meilleur expert francophone de l’immobilier aux USA François Braine-Bonnaire, qui vit de ses investissements immobiliers aux USA. Dans ma précédente vidéo, j’expliquais comment mon premier achat immobilier aux USA m’avait permis de multiplier mon capital par 4 en 6 ans. J’ai eu plusieurs questions me demandant « Aujourd’hui faut-il acheter ou vendre l’immobilier aux USA ?
Dans cette interview, François va également nous expliquer en vidéo et dans le résumé écrit ci-dessous

  • Pourquoi les prix de l’immobilier ont remonté aux USA?
  • Faut-il acheter ou vendre l’immobilier aux USA ? Ce qu’il est préférable de vendre et les endroits ou il est encore temps d’acheter?
  • Quelle est sa stratégie pour acheter et vendre?
  • Quelles sont étapes pour vendre ?
  • Quelle est la fiscalité pour la vente et un moyen peu connu mais très efficace pour l’optimiser?

 

Tanguy: Bonjour François, est-ce que tu pourrais te présenter ? 

François:

-Je suis Français & Américain, investisseur en immobilier locatif aux USA depuis 2010, et je vis de cela.

-Je suis aussi le fondateur et dirigeant d’USA-IMMO.com qui a facilité depuis 2011 l’achat de sensiblement plus de 500 maisons de ce type, dans 3 différents états aux USA.  Et cela sans facturer le moindre honoraire aux investisseurs.

-Parmi les nombreux investisseurs francophones que j’ai accompagnés, j’ai eu le plaisir de le faire pour toi Tanguy.

 

Tanguy: Dans la précédente vidéo tu avais détaillé les étapes pour acheter de l’immobilier aux USA. Depuis plusieurs années, les prix ont remonté. Comment l’expliques-tu ?  

François:

-Les prix de l’immobilier aux USA ont commencé à remonter de façons diverses dans les différentes villes et États que je pratique, cela depuis 2015 (ou un peu avant parfois).

-Cela s’est expliqué au début par la montée en puissance des investisseurs étrangers, ayant bien vu l’intérêt de ces placements : faible prix par bien, rentabilité très supérieure à ce que l’on peut connaître en Europe, et enfin un traitement fiscal très favorable aux USA, versus celui de la France par exemple.

-Actuellement la montée des prix est liée au fait que dans certaines villes, certains américains sont à nouveau, sous conditions, capables d’emprunter auprès des banques pour acheter ces maisons comme leurs résidences principales, versus comme des biens d’investissements.

-Donc maintenant les prix montent du fait d’une amélioration de l’économie américaine, alors qu’auparavant c’était plutôt un ajustement et des opportunités liés à une anomalie de marché profonde, liée la crise des sub-primes de 2008.

 

Tanguy: Que penses-tu du niveau des prix actuels ? Faut-il acheter ou vendre l’immobilier aux USA ? 

François:

-C’est une bonne question, mais qu’il ne faut pas se poser en général ; mais marché par marché, et type de bien par type de bien.

-J’interviens, depuis des années donc sur 3 états voisins : Floride, Alabama, Géorgie, et 2 types de biens et quartiers : ceux ouvriers dits « C » dans notre jargon immobilier, et ceux de classe moyenne dits « B ».

-Il suffit de faire preuve de bon sens et de se demander : comment sont les prix actuels à la vente de maisons d’occasions, par rapport aux prix à la vente de bien neufs ?

-C’est ce qu’on appelle la notion de « replacement cost » (ou de coût de remplacement en Français), pour acheter un terrain et faire construire à neuf une maison dessus, versus acheter une maison d’occasion très bien rénovée.

-Si les prix de l’ancien sont proches des prix du neuf, alors il est judicieux de vendre ses maisons anciennes sans tarder car les acheteurs locaux, américains, risquent de les dénigrer au profit des maisons neuves.

-Par contre si les prix de l’ancien bien rénové bénéficient encore d’une forte décote sur le neuf, alors il est encore judicieux d’acheter ces biens, comme nous le faisons nous investisseurs.  

-A mon avis, il est temps de vendre en Floride, car les prix sont très hauts, pour acheter à la place avec mon aide en Alabama et en Géorgie, où les prix sont bas et le potentiel encore bien là.  

-On me pose souvent cette question et la réponse est clairement : oui, il est encore très judicieux d’investir aux USA. Cela en choisissant bien ses villes (par exemple, n’allez surtout pas faire la grosse bêtise d’investir à Detroit, ville promue par certains sans scrupules et incompétents), et en étant bien accompagné.

 

Tanguy: Ta stratégie est-elle d’acheter pour conserver ? Ou as-tu procédé à des achats / ventes, ou inversement des ventes / achats ? 

François:

-Initialement, j’ai acheté pour conserver ces biens en locatifs pendant des années, et cela n’a pas changé.

-Mais je fais cependant évoluer et travailler mon propre portefeuille de maisons depuis 2015, cherchant à l’optimiser par rapport à mes propres objectifs de : rentabilité et stabilité de revenus, liquidité à la revente, et perspective d’appréciation, qui sont je le pense les 3 critères clés pour les investisseurs immobiliers.  

-Et pour reprendre ce que je conseillais auparavant, j’ai pour ma part vendu une bonne partie de mes maisons à Tampa en Floride, avec des belles plus-values, et je me suis renforcé à la place avec des achats additionnels à Birmingham en Alabama et à Atlanta en Géorgie.

 

Tanguy: Quelles sont les étapes pour vendre son bien immobilier aux USA?

François:

-La première étape est une question à se poser : est-ce un bien pur d’investissement, de type « C » ? (comme expliqué plus haut) et alors il vaut mieux essayer de le vendre comptant à un autre investisseur, avec un locataire dedans. Ou est-ce un bien plus middle class de type « B » ? (comme expliqué aussi) et alors il faut mieux le vendre vide, après avoir faire rafraichir la maison, en ciblant un acheteur dit occupant, qui financera l’acquisition avec un crédit bancaire , puis vivra dans ce bien.  

-Cela fait, vous pourrez dans la plupart de cas demander à votre property manager en place aux USA de se charger de vendre le bien pour vous, ce qui sera le plus simple. Il va donc « lister » (comme on dit ici) le bien après vous avoir suggéré un prix de vente adapté au marché, et se mettre en quête d’acquéreurs avec ses outils, notamment sur Internet.

-La commission de vente, toujours payée par le vendeur aux USA, est de 6%, cela étant non négociable, pour des biens d’une valeur de moins de $500,000.  

-Le processus sera plus long si en face votre acheteur a recours au crédit, car sa banque fera évaluer le bien en amont, puis il y aura potentielle petite renégociation sur le prix (ou petites réparations demandées).

-Mais le processus est bien rodé, et bien régulé, comme c’est le cas aux USA.

-A noter que le vendeur étranger n’aura pas à se déplacer aux USA, en revanche il devra nécessairement au moment de la vente faire authentifier sa signature de l’acte de vente (dit « Deed » ici) par un notaire, ou encore un avocat, dans son pays.

 

Tanguy: Quelle est la fiscalité applicable ? 

François:

Cela va devenir un peu technique ici, mais cependant très favorable aux USA, même pour les investisseurs étrangers.

-Si le bien est détenu plus de 12 mois, ce qui est le cas bien sûr, alors plus-value dite long terme aux USA. Les taux sont de 0% si votre revenu annuel global (revenus fonciers + plus-values) aux USA est de moins de $39K, de 15% si revenus annuels de $39K à $426K, ou de 20% si plus de $426K de revenus annuels. Il s’agit ici des tranches pour les célibataires (ou personnes seules actionnaires dans leurs LLC), et cela depuis la réforme fiscale favorable de Trump (qui n’est donc pas à 100% désagréable) applicable au 1er janvier 2018. Si plus d’une personne dans la LLC, par exemple un couple marié, le tranches sont plus élevées en montant, mais les % de fiscalité sont les mêmes.

-La plus-value est calculée sur prix de vente (net de frais de vente) – valeur nette comptable du bien. La valeur nette comptable du bien est calculée ainsi : prix d’achat initial – amortissements annuels passés depuis l’achat (= environ 3% par an de la valeur du bien).

-A noter que les non-résidents aux USA se verront prélevés à la vente par le notaire aux USA la retenue dite FIRPTA (« Foreign Investment in Real Property Tax Act »). C’est une retenue de 15% du prix de vente que le fisc américain fait pour s’assurer que l’impôt sera bien payé. Mais pas d’inquiétude car lors de votre déclaration fiscale suivante faite pour votre expert-comptable (CPA) aux USA, vous récupérerez bien le trop versé lié à ce prélèvement, car votre impôt aux USA sera bien inférieur à ces 15% (cf. explications données auparavant).

 

Tanguy: Existe t il une façon de diminuer son imposition en faisant une revente / rachat ?

François:

-Il existe en fait une excellente façon de différer (mais pas d’annuler) tout paiement d’impôt liés à la revente d’un bien, et cela même par un investisseur étranger. Il s’agit d’un processus fiscal dit « 1031 LKE » (pour « Like Kind Exchange »).

-Concrètement il faut sécuriser sous contrat dans les 45 jours suivant la vente un bien dit de remplacement, à l’acheter par notaire dans les 180 jours suivant la vente.

-Il faut que les ou les biens achetés en replacement aient un prix égal (ou supérieur) au fruit de la vente nette ; mais pas inférieur.

-Entre la vente et le ré-achat, le produit de la vente nette en $ doit légalement nécessairement rester sur un compte séquestre (donc sécurisé) d’un notaire spécialisé, qui sera aussi en charge de la partie documentaire de ce processus 1031 LKE.

-A noter enfin qu’en faisant cela, à la vente il n’y aura pas ce prélèvement dit FIRPTA (décrit auparavant), donc c’est le montant total net de la vente qui sert au ré-achat. C’est un autre avantage de ce processus.

-Il faut bien comprendre que ce n’est pas une annulation ad vitam de la fiscalité sur les plus-values, mais on la repousse à plus tard, à une vente finale, en pouvant d’ici là ré-investir toute la somme.

-C’est un très gros avantage, j’ai utilisé ce processus de nombreuses fois pour moi, et il est bien applicable aussi aux investisseurs étrangers.

-Cela semble un peu compliqué, mais cela ne le sera pas avec mon aide dès le début de ce processus, et les bons prestataires que j’ai choisis. Il faut juste bien suivre les règles et le calendrier décrit.

 

Tanguy: Conseilles tu à tes clients de faire en ce moment des reventes / rachats ?

François:

-Absolument, et comme décrit ci-dessus avec le 1031 LKE. En particulier s’ils ont acheté très tôt, entre 2011 et 2014 à Tampa en Floride avec mon aide. C’est un excellent processus pour rebondir sur d’autres opportunités et destinations d’investissements sur lesquels je peux les aider.  

-Car en effet, dans le cadre de ce processus 1031 LKE, le bien de replacement peut être situé dans un état différent de celui de la vente du bien. Exemple, je vends en Floride pour ré-acheter en Géorgie.

-État différent pouvant impliquer la création d’une seconde LLC dédiée à ce nouvel état, cela aussi avec mon aide bien sûr.

 

Tanguy: Merci, François pour cette interview. Pour les lecteurs qui voudraient te suivre, ou peuvent-ils te trouver ? 

François:

-Ils peuvent me contacter par mon site USA-IMMO.com et être assurés de ma réponse comme toujours dans les 24 heures.

-Mon accompagnement sera sans pareil en termes de sérieux et qualité, cela sans honoraires. 

-Ils peuvent aussi me contacter à travers toi Tanguy, j’en profite pour te remercier.

Un grand bravo pour ton excellent site de référence : Investir-et-devenir-libre.com

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Intérêts composés: comment doper votre performance !

Un rendement de 7% conduit à doubler son capital en 10 ans et quadrupler d’ici 20 ans, même sans aucune épargne. Il était possible de le faire croître plus vite ces dernières années grâce avec une bonne stratégie actions et un PEA, des achats immobiliers aux USA après la crise des subprimes. Mais surtout grâce aux  intérêts composés dont j’ai expliqué la magie dans cet article.

Vous aussi vous pouvez l’utiliser ! Pour construire une maison, préférez vous empilez des pierres à la main? ou utiliser une grue ? C’est la différence entre une fourmi laborieuse qui épargne sur des placements à faible rendement et un investisseur avisé qui sait se servir des intérêts composés Sans le levier du rendement et du temps, je n’aurais jamais envisagé d’être un jour libre financièrement. Hors les Français épargnent paradoxalement beaucoup, et sur des produits à faibles rendements, choisissant la voie du plus dur effort.

Quoi de plus déprimant que de voir son épargne stagner ou ne progresser que grâce à une épargne durement gagnée. L’épargne n’intéresse pas car… elle n’est pas intéressante ! A moins d’avoir des dizaines de millions à placer, les investissements à faibles rendement ne vous permettront jamais de bénéficier des intérêts composés et de devenir libre financièrement. A l’inverse, un bon rendement est beaucoup plus stimulant ! Surtout, plus la durée d’investissement est longue, plus la probabilité de gagner avec les actions (et de perdre avec le livret A est élevé).

En fait pour réussir, il suffit de 2 choses: une stratégie efficace et les intérêts composés. C’est tout. Bien sur il vous faudra éviter les stratégies perdantes ( livret A / assurance vie / bourse casino) pour appliquer des stratégies gagnantes (stratégie passive / immobilier décôté) qui décuplent les effets des intérêts composés.

Comme le montre l’étude DALBAR qui a analysé les vrais rendements des investisseurs individuels sur 20 ans, les stratégies perdantes restent massivement appliquées.

Avec une bonne stratégie sur 20 ans, vous ferez 3 fois mieux que l’investisseur individuel moyen ! Comme le résume Jim O’Shaughnessy, auteur du best-seller What works on Wall Street

« Successful investing isn’t alchemy: It’s a simple matter of consistently using time-tested strategies and letting compounding work its magic »  

Comment pouvez-vous profitez des intérêts composés?

– Si vous investissez en bourse, vérifiez que vous appliquer une stratégie gagnante qui sur le long terme sur-performe la stratégie passive. Si la réponse est non, il est temps de basculer sur la stratégie passive. Vous y gagnerez du temps et de l’argent. Et les intérêts composés travaillerons pour vous.
– Si vous avez des unités de comptes, des Sicav ou des FCP, rappelez vous que 80% des gérants font moins bien que l’indice et que les frais peuvent etre de 3% annuels. Les frais correspondent alors à 40% de la performance moyenne de la bourse alors que vous prenez tous les risques (le banquier n’en prend aucun)
– Si vous avez surtout du livret et des fonds en euros, demandez vous quelle part de cet argent peut etre placé à long terme (> 5-10 ans).
– Ouvrez dès maintenant un PEA et acheter des trackers low cost avec ce que vous pouvez investir à long terme. Si vous souhaitez être accompagné rendez-vous ici

FAITS MARQUANTS Mai 2018

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio est remonté 140%, la baisse du mois dernier aura donc été peu intense finalement. A un moment, nous pourrions connaitre une baisse de 20% mais il existe toujours de puissants facteurs de soutiens à l’économie.
  • L’euro-dollar a accéléré sa chute sur fond de crise italienne avant de se stabiliser à 1,17

PORTEFEUILLE

  • Le portefeuille est toujours majoritairement investi (60%) en immobilier US avec 5 maisons, en hausse suite à mes 2 ventes et mes 2 achats depuis le début de l’année car j’ai réinvesti sur un bien plus cher avec un meilleur emplacement. Sur Mai, le cash flow est de 2084 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (26%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long termeMon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le PEA progresse de 2% ce mois ci soit une progression de 297% depuis juin 2014 et un rendement annualisé de 41%
    • Pas d’opérations ce mois-ci
  • Le cash disponible est de 5%, en forte baisse suite à l’achat de ma 5e maison aux USA.
  • L’or et l’argent représentent 9% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.
  • A présent une part significative de mon patrimoine est également composé de ma résidence principale à Bordeaux

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Un livre indispensable pour décrypter les stratégies gagnantes en bourse: le best-seller What works on Wall Street de Jim O’Shaughnessy
  • Une interview de Jim O’Shaughnessy  l’auteur du best-seller What works on Wall Street qui explique sa stratégie pour investir en bourse et en quoi le plus important est de travailler sa psychologie pour investir « sans émotions » car le retour à la moyenne des marchés est inévitable (ce qui a beaucoup monté baissera et vice-versa)
  • Une interview de Jean-Marc Michelet d’Eurinvest Partners qui estime que les risques de correction sont au plus haut, et sans prédire l’avenir, on constate en effet que les ratios de valorisation sont élevés. Sans essayer de prévoir le marché, il faut être prêt psychologiquement à voir les marchés baisser…. et en profiter pour se renforcer à la baisse. Ce qui ne marche que si vous investissez avec une stratégie systématiquement gagnante

PROCHAINES ETAPES

  • Avec la hausse de l’immobilier USA, on me demande souvent s’il est encore temps d’acheter ou s’il faut vendre. Rendez vous le moins prochain pour décrypter pour vous les achats et reventes aux USA avec l’interview d’un expert sur le sujet. Diffusion le mois prochain !
  • J’organiserais un webinaire exceptionnel gratuit « Ou investir son argent: les stratégies gagnantes » dans les prochaines semaines. Je vous donnerais des exemples concrets de stratégies d’investissements qui fonctionnent, que vous pouvez appliquer et partager mes derniers investissements immobiliers et boursiers. Vous pouvez déja me poser vos questions par email ou en commentaire dans cet article. Surveillez vos emails pour la date et l’heure!

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Connaitre les conséquences de l’inflation

Les conséquences de l’inflation sont l’un des sujets les plus incompris de l’investissement. Si vous remplissez en ce moment votre feuille d’impôt et que suivez ce blog depuis quelque temps,  vous connaissez la joie de réaliser que vous n’allez pas payer d’impôts sur les actions détenues dans votre PEA. Faire des économies d’impôts est souvent un réflexe des Français. 

Mais un autre danger vous guette: l’inflation et surtout les conséquences de l’inflation qui sont bien plus importantes que les conséquences des impôts et je c’est très sérieux.

Voici une histoire vraie qui s’est passée à Caracas au Vénézuela, relaté hier  par l’Expansion dans cet article et sur Twitter.
« Yolanda Abreu a travaillé cinq ans comme cardiologue dans un hôpital de Caracas avant de démissionner. Lorsqu’elle a reçu le chèque avec son solde de tout compte, elle a écarquillé les yeux: elle avait à peine de quoi se payer un café. Son chèque de 156.584,29 bolivars ne valait plus que 20 centimes de dollars au taux du marché noir. »

Bien sur la France ne connait pas d’hyper-inflation mais les conséquences de l’inflation sur une longue durée font la différence entre l’enrichissement et l’appauvrissement. En 1977, Warren Buffett publiait un célèbre texte sur les conséquences de l’inflation, les considérant comme pire que n’importe quelle taxe ou impôt.
« The arithmetic makes it plain that inflation is a far more devastating tax than anything that has been enacted by our legislatures. The inflation tax has a fantastic ability to simply consume capital. … If you feel you can dance in and out of securities in a way that defeats the inflation tax, I would like to be your broker — but not your partner. »


Vous pouvez vous protéger simplement à la fois contre l’inflation et l’hyper-inflation ! 
Il existe au moins deux méthodes simples pour se protéger de l’inflation que j’applique 

– Investir dans l’immobilier aux USA. Votre patrimoine compose à un rythme supérieur à l’inflation et est libellé en dollars, la monnaie mondiale de référence. Je m’apprête à acheter une 5e maison courant mai dans le sud-est des USA.
– Investir en bourse avec l’approche passive, sur les actions du monde entier (USA, Europe, Pays émergents). Votre rendement sera probablement supérieur à l’inflation et fiscalement faiblement imposé grâce au Plan d’Epargne en Actions.

FAITS MARQUANTS Avril 2018

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio reste stable à 138%. La faute en partie aux GAFA dont les valorisations ont sensiblement baissé après l’affaire Cambridge Analytica. Ce qui a relancé les annonces de krach boursier des « pseudo-gourous » mais vous et moi savons que ces prédictions n’ont aucune valeur.
  • L’euro-dollar a soudainement baissé à 1,20 ce qui va légèrement me pénaliser pour l’achat de ma 5e maison. Heureusement, cette acquisition est financée à plus de 80% par des fonds en dollars issus de la vente de mes maisons d’Atlanta

PORTEFEUILLE

  • Je termine le nettoyage de mon portefeuille avec l’achat prévu courant Mai d’une 5e maison à Birmingham en Alabama. Il s’agira d’une maison plus chère (95,000 USD) que la précédente car située dans un meilleur quartier, pour un loyer de 925-950 USD / mois. Le portefeuille est toujours majoritairement investi (43%) en immobilier US. Sur Avril, le cash flow est de 1395 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (256%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long termeMon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le PEA progresse de 1,7% ce mois ci soit une progression de 289% depuis juin 2014
    • J’ai vendu 3 valeurs qui avaient été analysés à l’époque par l’Investisseur Français et je prévois de réinvestir les liquidités dans des trackers européens et américains
    • J’ai encaissé le dividende de mon tracker européen
  • Le cash disponible est de 23%, dans l’attente de l’achat de ma 5e maison aux USA.
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.
  • A présent une part significative de mon patrimoine est également composé de ma résidence principale à Bordeaux

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Un livre que j’ai dévoré: Factfulness de Hans Rosling. L’auteur nous donne les clés factuelles pour comprendre l’évolution du monde depuis 50 ans. Démographie, économie, santé… vous aurez une vue objective, finalement très différente de votre perception actuelle et du discours médiatique. Un ouvrage à lire absolument ! Et qui m’a permis de mieux comprendre l’optimisme de Warren Buffett sur l’économie mondiale.
  • Un article de 1977 de Warren Buffett sur l’inflation  Dans cet article devenu une référence, Warren Buffett explique les risques de l’inflation, à une époque ou elle augmentait rapidement et avait fait fortement baissé les marchés actions.
  • La lettre annuelle de Jamie Dimon, CEO de JP Morgan. Partisan de la nouvelle réforme fiscale aux USA, il est positif sur la croissance à venir des USA, restant critique sur la faible croissance depuis les 8 dernières années (+20% alors que les précédentes reprises avaient été suivies selon lui d’une reprise de +40%)
  • Ou investir en Europe: Les Echos parlent de la Hongrie, j’étais à Budapest début avril et en effet il semble y avoir de bonnes opportunités pour y faire du saisonnier avec des prix encore très raisonnables autour de 2,000 euros du m2. Cependant il existe à la fois un risque politique, avec un président nationaliste et un risque de change, le pays n’étant pas dans la zone euro ou proche d’y être
  • Le nouvel indice des prix immobiliers calculé par meilleurs agents. On y décrypte la tendance des prix depuis 2008: en forte hausse sur Paris, en hausse sur les métropoles régionales et en décroissance dans les zones rurales.

PROCHAINES ETAPES

  • Signer l’achat de ma 5e maison aux USA et trouver un locataire pour l’agence qui gère le bien sur place (tout est délégué sur place, comme pour mes autres maisons)
  • Ne rien faire 🙂  Entre les maisons aux USA gérées par les agences, le portefeuille actions investi majoritairement en trackers, finalement je n’ai pas besoin d’y passer beaucoup de temps. La quasi-totalité de mon cash sera ré-investi courant mai.
  • Ah si j’oubliais, il me reste ma déclaration d’impôts à terminer, mes revenus locatifs bruts dépassant 15,000 euros, les impôts mon rappelé qu’il est obligatoire de déposer une déclaration 2044 sur les revenus fonciers, dommage, j’aimais bien le micro-foncier.

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Atteindre son objectif

J’ai tout donné samedi dernier ! Quel pied d’atteindre son objectif

Non je ne veux pas parler d’investissement, mais d’avoir tout donné lors du semi-marathon de Bordeaux et d’avoir atteint mon objectif de courir cette distance en moins d’1h35. 

Je termine les 21,1 km en 1h33 soit 13,6 km/h de moyenne. Mais je ne dis pas cela pour me vanter car d’autres courent bien plus vite que moi. D’ailleurs j’ai bénéficié des encouragement de ma famille qui m’ont bien aidé au départ et au km 10 ! Ce qui est intéressant c’est le chemin parcouru car il y a quelques années je ne faisais quasiment pas de sport. J’ai commencé vraiment il y a 3 ans, à la naissance de mon petit dernier. Épaulé par mes (ex) collègues de Cdiscount, j’ai découvert le plaisir de courir sur les quais de la Garonne et d’enchaîner les entraînements le midi. Et progressivement l’entrainement a payé et les performances ont suivies, tout en gardant le plaisir de courir.

Et pourtant il existe un rapport avec l’investissement (et la vie en général). Si vous voulez obtenir quelque chose, il faut définir un but et mettre les moyens pour atteindre son objectif. Si je fais le parallèle, j’ai aussi un objectif financier que je souhaite atteindre à une date précise et je me donne toutes les chances de l’atteindre en épargnant régulièrement et en investissant efficacement mon argent.

Mais il ne suffit pas de vouloir. Pour être efficace, il faut suivre un plan éprouvé. Pour la course, j’ai suivi scrupuleusement un entrainement de 8 semaines

En investissement, il existe également des plans plus efficaces que d’autres. 

Par exemple l’immobilier aux USA dont j’ai parlé dans mes investissements préférés en 2018.

Mais aussi la bourse ! Un plan à suivre pour investir en bourse que j’ai exposé dans cet article. Bien sur, il peut arriver de s’en écarter et avec le recul je peux sire que si j’avais suivi ce chemin depuis 20 ans j’aurais évité bien des erreurs de débutant et je serais bien plus riche sans doute.

Vous avez compris mon message: alors répétez le à haute voix, religieusement 🙂
– Définissez votre objectif (un peu au-dessus de ce que vous voulez vraiment atteindre)
– Suivez un plan éprouvé pour l’atteindre (demander de l’aide si vous n’en trouvez pas)
– Appliquez le plan à la lettre sans dévier

FAITS MARQUANTS Mars 2018

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio décroche de près de 7 points à 138%. C’est un niveau qui reste élevé mais une bonne nouvelle car toute baisse permet aux investisseurs d’augmenter leur rendement futur.
  • L’euro-dollar est stable à 1,23

PORTEFEUILLE

  • J’ai vendu ma seconde maison à Atlanta qui avait des problèmes de gestion. Achetée 38,000 USD, je l’ai revendu 45,000 USD (comme la première d’ailleurs). Cela aura été long mais je suis heureux d’avoir mené à bien cette vente qui va me permette de racheter un meilleur bien. Dans l’attente de trouver un nouveau bien, le portefeuille est toujours majoritairement investi (43%) en immobilier US. Sur Mars le cash flow hors transaction d’Atlanta est de 3322 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (26%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long termeMon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le PEA baisse de 3,4% ce mois ci soit une progression de 282% depuis juin 2014
    • J’ai acheté une nouvelle valeur d’un e-commercant qui a continué à baissé après mon achat.
    • J’ai encaissé le dividende d’Easyjet
  • Le cash disponible est de 21%, dans l’attente de l’achat d’une nouvelle maison aux USA.
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.
  • A présent une part significative de mon patrimoine est composée de ma résidence principale à Bordeaux, du fait de l’appréciation des prix ainsi que du remboursement du crédit. Devenir propriétaire est un moyen d’atteindre son objectif d’indépendance financière, je m’en rends compte à présent, malgré les charges et grâce à la hausse de l’immobilier ici.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Dans la même veine que mon introduction sur la couse à pied, voici le conseil de Charlie Munger, l’associé de Warren Buffet: donnez vous 1h par jour pour vous ! Ce conseil a changé ma vie ! Indispensable à appliquer pour atteindre son objectif de devenir libre financièrement
  • Une interview de Warren Buffett, au sujet de sa dernière lettre aux actionnaires. Selon Buffett, les marchés ne sont pas surévalués et les actions auront selon lui à long terme un rendement meilleur que les obligations.
  • Si vous ne savez pas comment épargner: une start-up a lancé Bruno, un service pour vous aider à épargner. Mon conseil pour atteindre son objectif : fixer vous un somme chaque mois, trimestre ou année. C’est comme cela que j’ai commencé.
  • Les français sont d’ailleurs prêt à épargner … mais d’après cette étude, ils épargnent mal selon moi. Une erreur que nous ne faisons pas, car nous savons que le risque à long terme, c’est justement de détenir des actifs dits peu risqués comme les fonds en euros ou le livret A.
  • Les loyers baissent en moyenne en France (inclure l’image Jacques Friggit indice des prix et des loyers). Il faut se méfier des moyennes mais il y a un certaine logique derrière: beaucoup de français achètent leur résidence principale et ceux qui ont de l’argent font souvent du locatif en plus. Résultat, le marché dispose de bailleurs et les locataires n’ont pas toujours les moyens de suivre des hausses de loyers.

PROCHAINES ETAPES

  • Deux maisons vendues à Atlanta! mon objectif est atteint, je vais pouvoir racheter un bien de meilleur qualité et surtout mieux géré ! Cela va améliorer mon cash-flow qui avait été décevant en 2017. Parfait pour atteindre son objectif de rentabilité.
  • Je parlais de volatilité le mois dernier et en effet les bourses sont plus agités. Mais pour vous comme pour moi, ceci est une opportunité d’acquérir des actifs à plus bas prix. Car peu nous importent les variations de prix au jour le jour, c’est la rentabilité à long terme de nos investissements qui permettra à chacun d’ atteindre son objectif de devenir libre financièrement.

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4 leçons d’investissement de Warren Buffett

4 leçons d’investissement de Warren Buffett (ou comment VOUS pouvez faire mieux que les hedge funds)

Comme chaque année, Warren Buffett publie sa lettre aux actionnaires. Dans cette lettre, nous avons 4 leçons d’investissement de Warren Buffett. Avant de les détailler, le sage d’Omaha revient sur le bilan de cette année.
D’abord il explique pourquoi son groupe a fait peu d’acquisitions en 2017, en raison de prix élevés.

Dans notre recherche de nouvelles entreprises autonomes, les principales qualités que nous recherchons sont des forces concurrentielles durables; gestion compétente et de haute qualité; de bons rendements sur les actifs tangibles nets nécessaires à l’exploitation de l’entreprise; des opportunités de croissance interne à des rendements attractifs; et, enfin, un prix d’achat raisonnable. Cette dernière exigence s’est avérée un obstacle à la quasi-totalité des transactions que nous avons examinées en 2017. En effet, le prix semblait presque hors de propos pour une armée d’optimistes acheteurs

Il revient ensuite sur le pari gagné contre un gérant de hedge funds il y a 10 ans. En 2008, Warren Buffett avait parié qu’un fond indiciel low cost du SP500 surperformerait un panier de hedge funds activement géré. Ce pari a été relevé par la société Protégé.

Voici les résultats de ce pari: l’approche passive  (comme celle dont je parle dans ma formation PEA) a largement surperformé la gestion active. Il s’agit d’un exemple bien sur mais les statistiques montrent qu’une minorité de fonds sont capables de livrer une performance supérieure au marché, nette de frais.

Suite à ce pari gagné, 4 leçons d’investissement de Warren Buffett sont partagées. Je vais revenir sur chacune car vous allez voir que vous pouvez les appliquer pour augmenter le rendement de votre épargne.

Permettez-moi de souligner qu’il n’y avait rien d’aberrant dans le comportement boursier au cours des dix dernières années. Si un sondage auprès des «experts» en matière d’investissement avait été demandé à la fin de l’année 2007 pour une prévision des rendements des actions ordinaires à long terme, leur Les estimations auraient probablement été proches des 8,5% effectivement délivrés par le S & P 500. Gagner de l’argent l’environnement aurait dû être facile. En effet, les «assistants» de Wall Street ont gagné des sommes stupéfiantes. Alors que ce groupe prospéré, cependant, beaucoup de leurs investisseurs ont connu une décennie perdue. La performance vient, la performance va. Les frais ne faiblissent jamais.

Leçon 2: Pour bien investir, il ne faut pas être plus intelligent mais avoir les pieds sur terre 

Ce pari démontre une autre leçon importante d’investissement: Bien que les marchés soient généralement rationnels, ils font parfois des choses folles. Saisir les opportunités alors offertes ne nécessite pas une grande intelligence, un diplôme en économie ou une connaissance du jargon de Wall Street tels que l’alpha et le bêta. Ce dont les investisseurs ont alors besoin, c’est de pouvoir à la fois ignorer les craintes ou les enthousiasmes de la foule et se concentrer sur quelques fondamentaux simples. Une volonté de paraître sans imagination pendant une période prolongée – ou même de paraître stupide – est également essentielle.
 Vous doutez peut-être de votre capacité à investir. Mais il n’y a pas de raison car il ne s’agit pas d’avoir un DEA en finance. Autre leçon donnée par le maitre.

Leçon 3: A long terme, les obligations sont parfois plus risquées que les actions

Les obligations à long terme prétendument «sans risque» en 2012 représentaient un investissement beaucoup plus risqué qu’un investissement à long terme dans des actions ordinaires. À l’époque, même un taux d’inflation annuel de 1% entre 2012 et 2017 aurait diminué le pouvoir d’achat des obligations gouvernementales que Protégé et moi avons vendues. Je tiens à reconnaître rapidement que dans toute journée, semaine ou même année à venir, les actions seront plus risqués – de loin plus risqué que les obligations américaines à court terme. À mesure que l’horizon d’investissement d’un investisseur s’allonge, un portefeuille diversifié d’actions américaines devient progressivement moins risqué que les obligations, en supposant que les actions sont achetées à un prix raisonnable, mesurée par un multiple des bénéfices par rapport aux taux d’intérêt alors en vigueur.
C’est une erreur terrible pour les investisseurs ayant des horizons à long terme – parmi eux, les caisses de retraite, les collèges des dotations et des individus soucieux de l’épargne – de mesurer leur «risque» d’investissement par le ratio d’obligations de leur portefeuille aux actions. Souvent, les obligations d’un portefeuille d’investissement en augmentent le risque.

FAITS MARQUANTS Février 2018

  • Côté USA, malgré la correction de 10% début février, le Warren Buffett ratio monte à 145% soit un niveau équivalent à décembre 1999 ! C’est un niveau très élevé, surtout alors que les taux remontent fortement depuis 1 an (graphique du taux Us à 10 ans depuis 5 ans)
  • L’euro-dollar se tasse à 1,23

PORTEFEUILLE

  • J’ai enfin vendu une maison à Atlanta qui avait des problèmes de gestion. Achetée 38,000 USD, je l’ai revendu 45,000 USD soit 43,700 USD nets de frais. Techniquement je fais une plus-value symbolique car j’ai du payer un arriéré de taxes locales dont j’ai appris l’existence en préparant la vente. Mais je suis content d’avoir pu vendre un bien qui ne générait plus de cash-flow. Le portefeuille est toujours majoritairement investi (48%) en immobilier US. Sur Janvier le cash flow hors transaction d’Atlanta est de 2549 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (28%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long termeMon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le PEA progresse de 1,2% ce mois ci soit une progression de 299% depuis juin 2014
    • Début février, j’ai renforcé ma position en tracker SP 500 suite à la baisse (malheureusement trop tôt). Mon allocation est à présent 51% sur les USA, 39% sur l’Europe et 10% sur les pays émergents.
  • Le cash disponible est de 14%
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.
  • A présent une part significative de mon patrimoine est composée de ma résidence principale à Bordeaux, du fait de l’appréciation des prix ainsi que du remboursement du crédit.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

PROCHAINES ETAPES

  • Une maison de vendue ! Il me reste encore une deuxième maison à vendre à Atlanta, c’est bien engagé mais j’attends la conclusion avant de crier victoire.
  • Les tensions sur le prix des actifs se font plus fortes à mesure que les taux remontent. 2018 sera surement une année beaucoup plus volatile que 2017, plus que jamais il faudra se préparer (réduire ses dettes, acquérir des actifs, consolider ses revenus) et garder son sang-froid et pour cela relire les 4 leçons d’investissement de Warren Buffett

Bons investissements

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Investir son argent en 2018

Une chute de plus de 10,000 dollars en quelques semaines. Comme je l’écrivais le mois dernier, il était logique de voir la bulle du bitcoin éclater, qui côte actuellement 6,000 USD. Assurément une spéculation qu’il ne faut pas suivre pour investir son argent en 2018

Au moment ou j’écris ces lignes, les Echos titrent « coup de froid sur les bourses ». J’en ai profité pour renforcer, peut-être un peu tôt si la baisse devait se poursuivre. L’indice Dow Jones a perdu plus de 1000 points sur une séance, la plus forte baisse en valeur absolue de son histoire. Gardons à l’esprit que quelque soit l’évolution de la bourse, être actionnaire d’entreprises, c’est avoir droit à une partie de leur bénéfices, qui progressent historiquement. Je ne vois pas de raison d’être inquiet sur les rendements futurs des grandes entreprises mondiales. Il faut également garder à l’esprit que le Dow Jones n’avait pas connu de correction d’au moins 5% depuis 404 séances, un record ! Ce qui se passe est donc tout à fait normal !

MES INVESTISSEMENTS EN 2018

La remontée des taux pourrait par contre, si elle se poursuit, faire de 2018 une annus horibilis sur les actifs financiers, faut il dès lors y investir son argent en 2018 ?

Nous n’en sommes pas encore là, mais il faut être conscient de cette possibilité. Une tentation pourrait d’être liquide, en cash, en attendant le krack. Mais si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez qu’il est illusoire de prédire avec constance l’évolution des marchés (ou de croire que quelqu’un soit capable de le faire, même Warren Buffett a déclaré ne pas en connaître)

Je vais donc poursuivre l’accumulation d’actifs véritables générant des rendements et des plus-values (actions, immobiliers), à conserver une protection en cas de panique (or et argent), des liquidités en cas de coup dur couvrant les dépenses de mon foyer (cash) et à poursuivre le remboursement de mon crédit immobilier.

L’immobilier aux USA

Je renouvelle en partie mon portefeuille de maisons. En ce moment, je vends mes 2 maisons à Atlanta qui sont mal gérées sur places. Cela prends un peu plus de temps que prévu, j’ai un acheteur qui s’est désisté la veille du closing. D’autres acheteurs sont intéressés mais cela va encore prendre quelques semaines.
J’ai acheté une 6e maison à Birmingham, qui sera géré par la même agence que mes 2 autres maisons détenues dans la même ville. Le prix de vente est de 48,000 USD (soit un peu moins de 50,000 USD avec les frais). J’ai financé l’achat à moitié avec mes revenus locatifs US et à moitié par des liquidités, aidé par la remontée de l’euro à 1,24 (plus haut de 3 ans). Le loyer est de 850 USD /mois soit une rentabilité brute supérieure à 20%

Je n’attends pas de re-valorisation rapide du prix de cette maison mais cela pourrait arriver cependant. Dans sa lettre annuelle, Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, livre un intéressante analyse sur le marché du crédit US et en particulier sur le crédit immobilier. En résumé
– Ces derniers années, es banques ont beaucoup moins prêté qu’avant la crise de 2008 bien que leurs dépôts aient progressé.
– Le crédit est de plus en plus réservé aux « bons profils »
– En conséquence, les crédits pour les maisons abordables (<300,000 USD) sont en baisse. Ceci est cohérent avec le fait que le prix des maisons modestes (50,000 USD) aient peu/pas augmentée et procurent des rentabilités élevées (20% brut). Le marché du crédit ne s’est pas encore normalisé sur ce segment. 
L’immobilier aux USA me semble sous conditions d’avoir un bon agent sur place un support raisonnable pour investir son argent en 2018

Les actions

Tout au long de 2017, j’ai rebalancé mon portefeuille vers une gestion plus passive, après mes déboires sur la gestion active, SEARS en tête..même s’il y a eu également de meilleures performances, comme Easyjet, qui a pris 60% depuis mon achat.  Voici ce que j’écrivais le 4 juillet 2016: La valeur cote 8 fois ses profits. Elle bénéficie d’un avantage structurel (low cost) sur ses concurrents aériens. Suite au Brexit, la valeur a baissé de 40%. Le business ne devrait pas être impacté trop fortement car la société a entamé les démarches pour son passeport européens. La société n’a pas de dettes.
Mon choix repose aussi sur le besoin de passer moins de temps à analyser des sociétés, y trouvant moins de satisfaction finalement, ce qui libère également plus de temps avec ma famille et aussi à faire du sport.

Je crois qu’une bonne façon d’ investir son argent en 2018 est de continuer d’appliquer une stratégie d’investissement passive via des trackers low cost sur de larges indices diversifiés:  USA, Europe et Pays émergents.

Le cash

Je garde uniquement une poche nécessaire en cas de besoin, correspond à environ 6 mois de dépenses.

L’or et l’argent

Lorsque j’ai interviewé Jim Rogers, l’ex associé de Georges Soros, il m’a dit qu’il fallait commencer par regarder ce qui n’était pas cher. Or l’or et l’argent n’ont pas retrouvé la faveur des investisseurs. Charles Gave fait la même analyse dans un récent billet: l’or n’est pas cher historiquement par rapport aux actions. Faut-il mise dessus pour investir son argent en 2018  ? Cela ne veut pas dire qu’il va monter pour autant. L’or est un assurance pour moi et représente moins de 10% de mon portefeuille. Il est historiquement inversement corrélé aux actions et pourrait cependant bien se comporter en cas de faiblesse des marchés actions.

FAITS MARQUANTS Janvier 2018

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio se tasse à 140%
  • L’euro-dollar a encore progressé et passe de 1,20 à 1,24

PORTEFEUILLE

  • Avec une 6e maison, le portefeuille est toujours majoritairement investi (56%) en immobilier US. Sur Janvier le cash flow est de 289 USD, en raison du paiement des taxes locales 2017 sur mes 2 maisons à Atlanta. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America. .
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (27%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long termeMon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • 80% de mes actions sont dans mon PEA, j’arrête donc de publier le reporting de mon compte-titres, celui ayant vocation à ne plus recevoir de fonds, le PEA étant selon moi la meilleure enveloppe fiscale dans mon cas.
    • Le PEA est stable ce mois ci soit une progression de 294% depuis juin 2014
    • J’ai renforcé ma position en tracker SP 500 suite à la (petite) baisse. Mon allocation est à présent 50% sur les USA, 27% sur l’Europe et 13% sur les pays émergents.
  • Le cash disponible est de 7%
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Un bon résumé des changements fiscaux effectifs depuis 2018 sur le blog culture financière. J’avais prévu d’en reparler mais Phil m’a devancé! Pour ceux qui sont très imposés, je pense que le principal changement est de rendre les obligations à haut rendements plus attractives. Je pourrais être tenté par l’obligation de Homes of England mais je n’ai pas de projets pour l’instant. La bonne nouvelle c’est que le PEA reste très intéressant pour investir son argent en 2018 !
  • Le rapport annuel du Fonds Fairholme de Bruce Berkowitz. Le gérant reconnait son erreur dans le dossier SEARS. Ne pas avoir prévu que le management serait incapable de réduire les pertes de l’activité retail. Il reste positive sur l’entité Seritage Growth Properties , dont Warren Buffett est l’un des premiers actionnaires à titre personnel
  • La lettre annuelle de Jamie Dimon, le patron de JP Morgan dont j’ai parlé plus haut.
  • Le conseil de Warren Buffett pour réussir: faire une NOT to do list. Pas si simple à appliquer, j’essaye depuis 2 semaines…
  • Un excellent article sur l’investissement :This is not Excel and charts. It’s dopamine and cortisol.
    ou comment les marchés financiers sont (comme Facebook) une drogue… Je confesse que j’ai péché..
  • Follow the money: une règle simple pour battre le marché et réduire le risque de perte. Intellectuellement intéressant mais comme toujours les performances passées ne préjugent pas des performances futures
  • Le point de vue de Bill Gross sur les marchés obligataires. Cela fait déja un moment qu’il annonce un bear market pour l’obligataire…. Nous verrons bien si 2018 lui donne raison et s’il faut être cash pour investir son argent en 2018
  •  Une vidéo de Warren Buffett sur le Bitcoin: « tout cela finira mal ». Il a eu raison

PROCHAINES ÉTAPES

  • Je vous tiendrais au courant de mes péripéties immobilières américaines. Arriverais je à vendre rapidement mes 2 maisons à Atlanta ?
  • La chute du bitcoin aura été très très rapide, nous verrons bien ou nous serons le mois prochain et si d’autres bulles aussi extrêmes se forment en 2018 !

Bons investissements

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Bilan 2017: Un bon cru – Reporting Décembre 2017

Bilan 2017: un bon cru !

Je vous souhaite une très belle année 2018 et je vous remercie de suivre (ou de découvrir le blog si c’est votre première visite). Il est temps de partager mon bilan 2017 avant de démarrer cette nouvelle année et de dire au revoir à 2017. Ce fut une année fructueuse pour mes investissements malgré des erreurs stupides… En fait surtout 2 erreurs principales, dont j’espère pouvoir apprendre pour continuer à m’améliorer.

Erreur n°1

Mes deux maisons à Atlanta que j’avais acheté en direct ont connu des difficultés. Pourtant tout avait bien commencé. La première maison achetée à 38,000 $ générait un loyer de 650$ par mois, soit une rentabilité brute de 20%. La dernière maison acheté à 38,000 $ générait un loyer de 1,000 $ par mois, soit une rentabilité brute de près de 30%. Pendant 2 ans et demi, tout s’est bien passé. Puis en 2017 à la suite de changements de locataires et de property managers, au final les loyers ne sont plus rentrés. J’ai donc pris la décision de revendre mes 2 biens, ce qui sera réalisé début 2018 si tout va bien.
Morale de l’histoire: attention à l’excès de confiance. J’ai acheté ces 2 maisons alors que les 3 premières tournaient bien. J’ai décidé d’investir à Atlanta ou je ne connaissais pas d’agent sur place (à l’époque, cela a changé depuis). J’ai saisi la première opportunité qui me paraissait bien sans vérifier les qualités de l’agence de location.

Erreur n°2

De Gaulle avait dit des allemands « Ils furent mon plus grand espoir, ils sont mon plus grand désespoir ». En faisant le bilan 2017, je constate que cela s’est appliqué à SEARS. Je croyais énormément dans cette thèse, comme Serge de l’Investisseur Français ou Francis Chou.  Les actifs tangibles étaient la, pour plus de 10 milliards de dollars. Et la société se négociait en bourse pour une fraction de sa valeur. Mais je n’ai pas vu que le management était prêter à continuer à faire des pertes, financées par les cessions d’actifs. D’ailleurs Francis Chou a pris acte de la situation et décider de solder sa position. J’aurais pu faire de même, en suivant le conseil de William Higgons qui m’avait conseillé de vendre régulièrement la ligne la moins performante de son portefeuille. J’ai décidé d’attendre et de voir l’épilogue du dossier SEARS.
Morale de l’histoire: s’il faut savoir restant patient en bourse, il faut aussi savoir reconnaître lorsque l’on s’est trompé. Cela a été le cas sur le dossier et j’aurai du sortir plus tôt.

MON PORTEFEUILLE

Malgré ces erreurs, mon portefeuille s’est bien comporté en 2017. Majoritairement investi en immobilier US, il a profité de la poursuite de la reprise. Les actions, 2e poste du portefeuille, se sont également appréciées.

L’immobilier aux USA

Je détiens 5 maisons (1 en Floride, 2 en Alabama et 2 en Géorgie, par ordre chronologique d’achat).
Ma première maison, acheté 68,000$ en 2011 vaudrait 176,000 $ aujourd’hui d’après Zillow, soit un prix multiplié par 2,6 en dollars en 7 ans, et par 3 en euro, l’euro dollar s’étant dévalorisé sur la période passant de 1,4 à 1,2


La progression s’est poursuivie en 2017 avec 8% d’augmentation. Pendant ce temps, les loyers continuent à rentrer (sauf sur les 2 maisons en Géorgie).
Je n’ai pas calculé la progression de mon patrimoine en fonction de l »évolution de l’immobilier aux USA. J’attends de voir à quel prix je vendrais pour calculer ma plus-value totale. Mais si j’en crois Zillow, le retour de ces investissements immobiliers aux USA est au dessus de 15% par an, loyers compris.

Les actions

Les marchés actions ont été bien orientés en 2017, déjouant pour l’instant les tenants d’un krack imminent. Celui qui a vu juste pour l’instant, c’est Warren Buffett qui expliquait que les actions n’étaient pas si chères comparativement aux taux très bas.
Le SP500 a ainsi progressé de 20% en 2017 !

Cette année, j’ai profité de la tendance en appliquant une stratégie d’investissement passive via des trackers low cost sur de larges indices diversifiés. J’ai à présent 50% de mon portefeuille actions investi sur ces trackers. Pas uniquement l’indice SP 500, mais également son équivalent européen ainsi que les pays émergents.
Je continue également à rester investi sur quelques titres en directs, si ceux ci me paraissent sous valorisés par le marché.

Le cash

Le cash ne rapporte plus grand chose, je garde donc uniquement une poche nécessaire en cas de besoin, correspond à environ 6 mois de dépenses.

L’or et l’argent

Depuis leurs plus hauts de 2012, l’or et l’argent n’ont pas retrouvé la faveur des investisseurs. L’or a progressé de 20% en dollars (graphique ci-dessous) mais sera resté stable en euros.

L’argent a également progressé en dollars, mais sans enclencher de franche tendance haussière.

FAITS MARQUANTS Décembre 2017

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio continue sa hausse avec un nouveau record de 142,5%, encore un nouveau plus haut historique, hormis la bulle de 2000.
  • L’euro-dollar progresse et passe de 1,18 à 1,20

PORTEFEUILLE

  • Le portefeuille est toujours majoritairement investi (47%) en immobilier US. Ce montant est sous-estimé car il comptabilise les maisons quasiment à leur valeur d’achat. Je suis propriétaire de 5 maisons. Sur Décembre le cash flow est de 1443 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America. Ce cash-flow correspond à 3 maisons, car je suis en train de vendre mes 2 maisons à Atlanta. Je reinvestirais probablement le produit de la vente dans un autre quartier ou une autre ville des USA.
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (26%), j’applique la stratégie passive d’investissement à long terme et jinvestis dans la valeur en suivant les excellentes analyses de l’Investisseur Français. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le portefeuille est stable sur ce mois
    • J’ai diversifié mon portefeuille passif avec un tracker pays émergents
    • J’ai reçu un dividende d’une de mes valeurs décôtées, éligible au PEA
  • Le PEA est stable ce mois ci soit une progression de 294% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 46% ce qui aura fortement contribué à la bonne performance de mon bilan 2017. Principale ligne contributrice: Easyjet que j’avais acheté au moment du Brexit
  • Le cash disponible est de 17%
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Le dernier livre d’Edouard Petit, Créer et piloter un portefeuille d’ETF. Un livre qui explique avec pédagogie comment investir avec les ETF pour se créer un portefeuille passif. Edouard est passionné par le sujet ce qui rend la lecture agréable en plus d’être instructive.
  • Un livre pour ceux qui veulent gagner du temps. La 25e heure est co-écrit par un ami et ancien collègue consultant. Je l’ai dévoré et mis en application plusieurs de ces conseils. Ce livre est déja meilleur vente Amazon dans la catégorie gestion financière.
  • Un article des Echos illustrant le pessimisme des gérants sur les perspectives des actions. Le souvenir de la crise des subprimes est encore présent et la hausse actuelle fait craindre une correction à court terme.
  • Le point de vue de Vanguard en 2018, prudent sur les retours futurs et rappelant la nécessité d’une approche d’investissement diversifiée, disciplinée et low cost (graphique intéressant page 23 sur le niveau relatif de valorisation des actions). A mettre en perspective du très favorable bilan 2017 sur les actions.
  • L’étude annuelle d’Allianz (en anglais), très détaillée. Il est rappelé qu’avec les taux bas, les épargnants sont pénalisés, restant massivement investi en équivalents cash. On y apprend que les américains font mieux travailler leur épargne que les européens, en investissant largement en actions. Les français épargneraient de moins en moins, avec une baisse de près de 40% de l’épargne depuis la crise de 2008. Une des raisons évoquées est la difficulté d’accès aux bons produits d’épargne. Effectivement il faut se retrouver dans la jungle des placements et c’est pour cela que j’ai crée la formation PEA pour vous donner ma méthode d’investissement, que j’applique étape par étape.

PROCHAINES ÉTAPES

  • L’article du mois prochain sera consacré à mes investissements en 2018. Ce que je prévois de faire avec mon argent et les classes d’actifs que je compte privilégier.
  • Je reviendrais également sur les changements de fiscalité effectifs en 2018 et ce que cela change pour vous et moi.
  • Selon l’évolution de son cours, nous reparlerons surement du bitcoin pour faire (ou pas) l’épilogue de cette bulle hors normes qui aura défrayé la chronique en 2017 !

Bons investissements

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Bitcoin: la plus grande bulle spéculative depuis 10 ans

De mémoire, c’est la première fois que je reparle du même sujet à un mois d’intervalle. Le cours du bitcoin avait déja été multiplié par 6 le mois dernier, mais la crypto-monnaie continue sa fantastique course en avant. Le bitcoin a pulvérisé les 10,000 dollars, en doublant quasiment en a peine un mois. Nous avons la chance de vivre la plus grande bulle spéculative depuis les subprimes aux USA. Bulle qui avait « éclatée » et permettant de se constituer un portefeuille immobilier à bon compte.

Le mois dernier, j’indiquais qu’il s’agissait d’une gigantesque bulle spéculative et nous entrons dans la phase d’euphorie qui se traduit par une hausse parabolique des cours ! Tous les ingrédients sont là: le grand public se jette à corps perdu dans la spéculation: des dizaines de millions de spéculateurs sont à présent actifs! Le sujet fait la une des médias, comme cette histoire rocambolesque de cet informaticien qui a jeté à la décharge un disque dur contenant pour 88 millions de dollars de bitcoins

Tant qu’il y aura des hommes, il y aura des bulles, comme le recense cette rapide histoire des bulles. Pour celui qui les étudient pas de surprises, les ressorts humains actuellement à l’oeuvre sur le bitcoin agissaient déja il y a 400 ans lors de la fameuse spéculation sur les bulbes de tulipes

copyright image: Marcello Bersini

 

FAITS MARQUANTS Novembre 2017

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio pulvérise également un record avec un score de 140%, encore un nouveau plus haut historique, hormis la bulle de 2000.
  • L’euro-dollar s’est repris de 0,02 à 1,18

PORTEFEUILLE

  • Le portefeuille est toujours majoritairement investi (46%) en immobilier USJe suis propriétaire de 5 maisons. Sur Novembre le cash flow est de 930,06 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America. Ce cash-flow correspond à 3 maisons, car je suis en train de vendre mes 2 maisons à Atlanta. Je reinvestirais probablement le produit de la vente dans un autre quartier ou une autre ville des USA.
  • Les actions sont le 2e poste le plus important (24%), j’ai investi mes liquidités. J’investis dans la valeur en suivant les excellentes analyses de l’Investisseur Français.
    • J’ai renforcé mes positions sur les trackers Europe et SP500 en application de la stratégie passive d’investissement à long terme
    • J’ai également investi dans 2 valeurs décôtées, éligible au PEA. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA
    • Le portefeuille est stable, la hausse des trackers compensant la baisse de SEARS
  • Le PEA progresse de 4% soit une progression de 290% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 48,9%
  • Le cash disponible est de 20%
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

PROCHAINES ÉTAPES

  • Nous arrivons déjà à la fin de cette année, wow ! Je prévois de faire un bilan des différentes classes d’actifs et je vous invite à faire également cet exercice. Rendez vous le mois prochain !
  • Je continue mon plan d’investissement passif en bourse sur le PEA. Si vous n’avez pas de PEA (oui vous devriez), dites moi ce qui vous bloque dans les commentaires ci-dessous ! Au rythme ou vont les choses, nous risquons d’avoir plus de détenteurs de bitcoin que d’actions ! Je vous en reparle également le mois prochain avec les chiffres d’une étude sur les placements financiers réalisés par une grande institution que je finis de lire.

Bons investissements

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Interview de Julien Delagrandanne, auteur, blogueur, investisseur

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’interviewer Julien Delagrandanne qui est à la fois auteur, blogueur et investisseur. J’ai découvert Julien par son blog et je l’ai naturellement contacté après avoir lu plusieurs de ses excellents articles sur l’investissement. La particularité de Julien, c’est le zéro bullshit. Pas de miroir aux alouettes, Julien a les pieds sur terre avec un « bon sens paysan » comme il le dit lui même. C’est également est un excellent analyste capable de séparer le bon grain de l’ivraie, de décortiquer les sujets complexes et de les communiquer simplement. Pas étonnant que ses livres figurent dans le top des ventes de la catégorie sur Amazon.  

Tanguy: Bonjour Julien, est ce que tu pourrais te présenter ?

Julien: Je te remercie Tanguy de m’accueillir aujourd’hui sur ton blog et de m’accorder cet interview. Appréciant particulièrement les articles de ton blog, et notamment tes interviews des gérants de fonds, j’espère que tu me feras bientôt l’honneur de répondre à une interview de ma part.

J’ai 37 ans, je suis ingénieur de formation. Même si j’étais un peu atypique au cours de mes études d’ingénieur : je préférais lire Capital pendant que mes camarades lisaient quant à eux plutôt l’Usine Nouvelle ou démontaient le dernier moteur. Je me suis retrouvé là plus parce que j’étais bon en maths au lycée et qu’on m’a donc envoyé en maths sup-spé.

J’ai été très jeune en quelque sorte « passionné » par la finance. Côté investissement, j’ai acheté ma première action à 13 ans. C’est pratique, cela m’a laissé le temps de toucher à beaucoup de choses très tôt avec des petites sommes et donc de faire beaucoup de mes erreurs de débutant sur ces petites sommes. Et à l’époque, ces petites sommes représentaient quelque chose pour moi et ce n’était donc pas seulement de la gestion virtuelle, dont les leçons sont à mon sens plus difficiles à tirer.

Je suis logiquement venu à l’immobilier plus tard. En parallèle, je tiens un blog dédié à l’investissement et j’ai écrit 3 livres papier :

Tanguy: Parlons de ta philosophie d’investissement. Quelle est ton approche ?

Julien: Contrairement à beaucoup d’investisseurs qui ne parlent qu’une langue, soit la bourse soit l’immobilier, j’ai choisi pour ma part de parler plusieurs langues et d’avoir une approche diversifiée du patrimoine. Je m’appuie sur l’ensemble des 3 vrais piliers de l’enrichissement :

  • La bourse.
  • L’immobilier.
  • Dans une moindre mesure l’entrepreneuriat, puisque je classe dans cette case mon blog et l’écriture de mes livres.

Mes racines rurales font que le bon sens paysan n’est jamais loin. Ainsi, en bourse, c’est la philosophie d’investissement dans la valeur (ou value investing) qui a tout de suite résonné à mon oreille et qui constitue la majorité de mon portefeuille.

En immobilier, j’investis plutôt dans l’ancien dans des bons emplacement de villes moyennes (type zone B2), même si j’ai touché à autre chose comme l’investissement défiscalisant dans le neuf en faisant l’impasse sur le promoteur (et donc en évitant ses prix surévalués et ses commissions élevées).

Tanguy: Quelle est ta performance ?

Julien: Je mesure ma performance précisément depuis mi-2012. Ma performance sur le portefeuille boursier était d’environ 15% de rendement annuel au 01/01/2017. L’année 2017 a été plutôt difficile et si je jette un œil au niveau à date on est retombé à un gros 12% annuel. Deux remarques à ce sujet :

  • Une philosophie d’investissement value, est par essence contrarienne. Elle a donc tendance à sous-performer le marché quand les indices montent, et tire en général sa surperformance à long terme d’une meilleure résistance quand ceux-ci se mettent à baisser.
  • A partir du moment où je n’ai pas signalé publiquement en temps réel tous mes mouvements de portefeuille sur l’ensemble de cette longue période, te donner ma performance ne signifie pas grand-chose. Je pourrais te raconter n’importe quoi. À mon sens, beaucoup trop de gens donnent aujourd’hui sur la blogosphère la performance de leur portefeuille sans s’être astreint à cette exigence préalable, pourtant nécessaire pour que cette performance soit auditable et vérifiable et donc pour qu’on puisse lui donner un réel crédit.

Sur le patrimoine dans son ensemble, incluant l’immobilier avec levier, ma résidence principale, les liquidités, je suis plutôt à un TRI net d’impôts qui approche 7%. Selon la règle des 72, ça permet de le doubler tous les 10 ans (hors effort d’épargne supplémentaire)… Si je continue comme ça et ça me convient.

Tanguy: Peux tu expliquer la règle des 72 ?

C’est un moyen mnémotechnique et simplifié pour calculer rapidement l’effet des intérêts composés. La règle des 72 est une méthode pour estimer le temps de doublement d’un capital. Si un capital est placé avec un taux de t% par an, il faut 72/t années pour le doubler. A 4% par an, il faut 18 ans, à 6% il faut 12 ans, à 10% il faut 7 ans, à 7% il faut 10 ans etc… 

Tanguy: Que penses-tu des marchés aujourd’hui ? Est-ce le bon moment pour investir ?

Julien: Les marchés sont plutôt à un niveau élevé globalement, en tout cas au niveau des indices. Quand on creuse un peu plus, on voit qu’il y a d’énormes disparités :

  • Si on enlevait le poids GAFA et autres Tesla, Netflix etc., les indices ne seraient pas à un niveau apparaissant comme aussi élevés.
  • Des secteurs sont massacrés notamment tout ce qui a trait au retail classique. À la fois les détaillants, et les malls qui accueillent leurs murs d’immobilier aux Etats d’Unis.

Si tu ajoutes le niveau historiquement bas des taux d’intérêts qui justifie logiquement une valorisation haute des entreprises, et avec l’incertitude sur la durée pendant laquelle ils vont rester à ce niveau-là, tu as un cocktail sympathique.

Je reste pour ma part sceptique sur la montée en flèche de la gestion indicielle où on achète et vend un indice dans un ensemble. Je préfère encore chercher des entreprises qu’on peut individuellement acquérir à prix raisonnable, même si pour cela il faut aujourd’hui de plus en plus chercher parmi les mid-caps ou small-caps et que c’est de plus en plus difficile.

Je pense également qu’en raison des incertitudes disruptives et des valorisations élevées, on est dans une période où il faut plutôt chercher à diversifier un peu le portefeuille qu’à trop le concentrer. J’ai pour ma part mis récemment 10% de mon portefeuille sur des entreprises japonaises : ce n’est pas à la mode, et il y en a donc des solides, versant un dividende, qu’on trouve encore là-bas à prix d’ami (et ce, justement, car les actions japonaises ne sont justement pas à la mode depuis maintenant 20 ans…)

Tanguy: Que conseillerais-tu à quelqu’un qui débuterait en bourse?

Julien: De se former avant d’agir. Aujourd’hui avec les livres, les formations sur Internet, on a accès à une base de connaissance dont on n’aurait même pas soupçonné l’existence avant l’avènement Internet. Je rêverais d’avoir eu connaissance en 1995 qu’il y avait un livre qui s’appelait L’investisseur Intelligent écrit dans les années 50 et d’avoir pu le lire à 15 ans. Je serais beaucoup plus riche aujourd’hui !

Et ensuite, de commencer petit, avec une part raisonnable de son patrimoine ou de ses revenus, mais de commencer en réel. Pour moi, s’exercer à gérer un portefeuille virtuel n’apporte rien, car on occulte alors l’aspect gestion des émotions, qui est une part essentielle de la réussite en bourse.

Enfin, de rester dans le classique. Ne pas toucher au forex, bitcoins, warrants, CFD, éviter les ventes à découvert etc. Cela parait beau sur le papier, mais sur le long terme c’est toujours avec le plus simple et le plus tangible qu’on finit par gagner de l’argent.

Tanguy: Et sur l’aspect immobilier, si c’était à refaire que changerais-tu?

Je commencerais plus tôt. La première fois que j’ai cherché à acheter ma résidence principale, c’était quelques mois après l’obtention de mon premier CDI en 2005 (j’avais 25 ans). J’étais sur Poitiers, et n’y connaissant pas grand monde, je voulais absolument être en centre-ville.

Puis, je me suis aperçu que les prix au mètre carré en centre-ville étaient très élevés par rapport au niveau de vie de la ville. Et le centre-ville étant très exigu avec une géographie particulière (relief formant un plateau et le rendant non-extensible), les prix à 1 ou 2 km de distance du centre-ville fléchissaient (par rapport à ceux du centre) plus que dans n’importe quelle autre ville de province.

J’ai finalement décidé à cette époque-là de ne pas acheter ma Résidence principale en le justifiant de cette phrase devenue depuis pour moi culte : « Je ne vais pas acheter en centre-ville à Poitiers, les prix sont les mêmes qu’à Bordeaux, ce n’est pas normal (et donc ce ne serait pas un investissement rationnel) ».

A l’époque c’était quasiment vrai. Mais, je n’aurais pas dû arrêter le raisonnement là, et fort de ce constat, tout de suite faire un investissement locatif à Bordeaux. Avec l’envolée des prix qu’a connu Bordeaux depuis, cela aurait été le pactole… A la place, je me suis contenté d’utiliser ma capacité d’emprunt pour acheter quelques SCPI (certes à l’époque on était moins en situation de bulle sur les SCPI qu’aujourd’hui).

Plus généralement, il faut commencer le plus tôt possible en investissement immobilier locatif. Le temps est notre allié une fois un investissement effectué. Mais avant que l’investissement soit effectué, le temps est notre ennemi : comme on achète par emprunt, on ne sait jamais ce qui peut arriver : un problème de santé, une difficulté professionnelle, et notre capacité d’emprunt que l’on pensait définitivement acquise s’envole soudainement…

Tanguy: As-tu d’autres regrets ?

Peut-être de m’être trompé d’époque.

Ce que je veux dire par là, c’est quand j’étais à l’Ecole d’ingénieur, tout le monde cherchait à intégrer un grand groupe. L’entrepreneuriat n’était jamais envisagé. Aujourd’hui, la révolution numérique (et l’accès facile aux capitaux – en tout cas pour le moment) permet aux jeunes de lancer assez aisément leur start-up et beaucoup s’orientent dans cette direction.

Ensuite, en étant salarié, j’ai toujours senti que j’avais beaucoup plus une âme d’entrepreneur que mes collègues.

Bref, je n’ai pas intrinsèquement une âme de salarié, les quadrants du cash-flow de Kyosaki m’ont immédiatement parlé, et j’ai plutôt besoin de décider moi-même de mon sort et de mes priorités. Surtout avec l’âge qui avance, car contrairement à beaucoup je n’ai jamais arrêté d’apprendre et de me former, ce qui veut dire que …non en fait, je vais m’arrêter là, je ne sais pas qui risque de lire cette interview… 😉

Bref, je me dis que peut-être en étant né 15 ans plus tard, j’aurais pu faire l’impasse sur la case du salariat qui n’est pas ce qui me satisfait le plus.

Tanguy: Tu as écrit plusieurs livres sur l’investissement, pourquoi ?

Julien: Car j’aime bien écrire, et d’après les retours des lecteurs, j’ai une certaine qualité pour écrire de façon pédagogique sur les sujets se rapprochant de l’univers de l’investissement. D’ailleurs, j’ai eu mes concours d’écoles d’ingénieur plus par mes notes en français que celles obtenues en maths (les maths étaient devenues trop abstraites pour moi en prépa, et ne voyant pas leur utilité concrète, je m’en suis désintéressé à partir de ce moment-là), mais ça il ne faut pas le répéter. 😉

A chaque fois, j’ai cherché à écrire quelque chose de différent de ce qui existait déjà.

Le premier livre donne les bases de la gestion de patrimoine. Plutôt que de parler de tous les actifs chapitre par chapitre (bourse, immobilier, or, exotiques comme les vins, oeuvres d’art comme font d’autres ouvrages), j’ai choisi de les classer en 3 catégories : actifs basés sur une monnaie et un taux, actifs de conservation (parfois utilisés à des fins de spéculation) et actifs productifs. Parce que pour, moi tout actif se retrouve dans l’une de ces 3 catégories et doit être analysé en fonction des attributs (but, avantages, inconvénients) de cette catégorie.

Les retours ont été positifs sur mon 1er livre généraliste.

J’ai alors enchaîné rapidement sur Investir en bourse : styles gagnants, styles perdants l’année d’après. Là, le but a été de faire un livre en français qui donnait l’essentiel de la bonne philosophie à appliquer à celui qui ne voulait lire dans un premier temps qu’un seul livre sur le sujet.

J’ai attendu 4 ans de plus avant de publier ce mois-ci L’investissement immobilier locatif intelligent.

Pourquoi cette attente ? Car mon expérience de l’immobilier locatif datait d’il y a moins longtemps que celle sur la bourse, et que je pense qu’il faut avoir bien pris le temps de« digérer» son expérience pour être légitime avant de prétendre proposer un livre de « recettes » sur un sujet donné.

En faisant le parallèle avec la philosophie value que j’apprécie en bourse (où on cherche à acheter une entreprise à un prix inférieur à sa véritable valeur), j’essaie toujours dans mes livres de donner plus de valeur que leur prix.

Mes lecteurs doivent le reconnaître, car mes livres sont tous notés aux alentours de 4,5 étoiles sur Amazon, alors que je « n’achète » aucun commentaire (certains auteurs, notamment de livres sur l’immobilier, trichent quant à eux un peu, en échangeant l’accès à un groupe privé contre des commentaires 5 étoiles sur Amazon)

Tanguy: Quels sont les livres que tu conseillerais apprendre à investir son argent?

Julien:  Les miens ! 😉

Non plus sérieusement, sur la bourse, le mien est adapté pour qui ne veut en lire qu’un seul pour commencer. Mais celui qui veut en lire plusieurs aura intérêt à absolument lire L’investisseur intelligent de Benjamin Graham, Actions ordinaires et profits extraordinaires de Philip Fischer ainsi que Peter Lynch, et dans un autre style la biographie de Warren Buffett.

Sur l’immobilier, si c’est vraiment et précisément sur l’immobilier locatif, c’est justement parce que je trouvais que tous ceux déjà proposés sur le marché avaient un biais que j’ai écrit le mien. Soit c’était plus du storytelling qu’un vrai guide pratique, soit ils oubliaient un aspect essentiel comme la fiscalité, soit c’était une véritable pub pour la location saisonnière ou l’investissement dans les parkings, et ils étaient donc incomplets.

Enfin, dans un style plus développement personnel, j’adore les 7 habitudes des gens qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent de Stephen Covey.

Tanguy: Aurais-tu une idée d’investissement que tu voudrais partager avec les lecteurs?

Julien: Pour qui ne croit pas à la chute perpétuelle et inexorable du retail physique, je pense qu’Orchestra-Premaman peut être une piste. J’ai récemment investi dedans aux alentours de 4 €/action.

Attention néanmoins :

  • Le management n’a pas toujours été clean-clean avec les minoritaires, donc c’est à faire sur 5% du portefeuille maximum.
  • L’action vient de subir une très lourde chute (c’est pour ça que je juge que l’entreprise se retrouve à un prix aujourd’hui très intéressant). Il peut être plus sage d’attendre un début de momentum, i.e que l’action ait commencé à reprendre une vraie trajectoire ascendante avant d’investir, quitte à la payer un peu plus cher qu’aujourd’hui.

Comme autre small-cap PEAable, j’aime bien Agfa-Gevaert, une entreprise qui a entamé sa mue avec comme pépite une division HealthcareDigital qui vient en remplacement des vieux systèmes de radiologie. Cela reste une small-cap, donc là aussi quelques précautions d’usage.

Et enfin, à quelqu’un dont je ne connais pas le niveau de culture boursière et de résistance émotionnelle, et qui me demanderait une action en conseil, je répondrai Berkshire-Hathaway pour minimiser les risques qu’il m’en veuille un jour… Warren Buffett conseille dans ces circonstances de répondre « un tracker du S&P 500 ». Moi, n’étant pas fan de gestion indicielle, je réponds « l’entreprise de Buffett »…. 😉

Tanguy: Merci, Julien pour cette interview. Pour les lecteurs qui voudraient te suivre, ou peuvent ils te trouver ?

Julien: on peut me retrouver régulièrement sur mon Blog, le Blog Mes Investissements

Ou sinon à travers mes écrits dans mes livres qui sont en vente sur Amazon.

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Le Bitcoin, bulle ou investissement ? Reporting Octobre 2017

Le Bitcoin bulle ou investissement ?

L’évènement du moment est sans conteste le Bitcoin. Avec un cours multiplié par 6 cette année, la crypto-monnaie fait sensation auprès des spéculateurs. Les Echos notent justement que le Bitcoin serait en route vers les 10,000 dollars. La hausse est effectivement vertigineuse.


Alors nouvel eldorado ou gigantesque bulle spéculative ? Je suis le bitcoin depuis quelques années et je vais surement vous décevoir: je n’ai jamais acheté de bitcoin.

Je partage l’avis de Warren Buffet pour qui il s’agit d’une bulle spéculative. En effet, détenir un bitcoin, ne crée pas de richesses, comme l’était la détention de bulbes de tulipes au 17e siècle ce qui n’empêcha pas une fantastique bulle spéculative à l’époque.

Pourtant, cela n’empechera peut-etre pas le bitcoin de devenir une monnaie d’usage. Elle présente en effet l’avantage de se passer largement du système bancaire et de permettre des échanges de valeur immédiat et sans frais. Plus largement les systèmes de blockchain pourraient percer et permettre de remplacer tout ou partie du système financier et permettre de faciliter les échanges de valeurs entre les entreprises.

FAITS MARQUANTS Octobre 2017

  • Côté USA, le Warren Buffett ratio gagne encore un point à 138%, un nouveau plus haut historique, hormis la bulle de 2000. Il n’est plus qu’a une dizaine de point du record de mars 2000 !!!
  • L’euro-dollar s’est effrité et côte à présent 1,16

PORTEFEUILLE

  • Le portefeuille est toujours majoritairement investi (48%) en immobilier USJe suis propriétaire de 5 maisons. Sur Octobre le cash flow est de 645 USD. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America. Ce cash-flow correspond à 3 maisons, car je suis en train de vendre mes 2 maisons à Atlanta. Je reinvestirais probablement le produit de la vente dans un autre quartier ou une autre ville des USA.
  • Le cash disponible est de 25%
  • Les actions sont le 3e poste le plus important (17%). J’investis dans la valeur en suivant les excellentes analyses de l’Investisseur Français.
  • Le PEA progresse de 4% soit une progression de 290% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 48,9%
  • L’or et l’argent représentent 10% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

PROCHAINES ÉTAPES

  • La procédure de vente de mes 2 maisons à Atlanta est toujours en cours, les locataires devant quitter les lieux courant novembre. J’ai prévu d’y réinvestir l’argent de la vente, estimant le potentiel de rendement plus élevé aux USA qu’en France pour le moment.
  • Poursuite du plan d’investissement passif en bourse sur le PEA. Je vais rouvrir une session de la formation PEA avec une nouvelle promotion d’étudiants d’ici la fin de l’année, surveillez vos emails 

Bons investissements

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