Interview de Samy Ouardini de Ramify

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir Samy Ouardini qui est cofondateur de Ramify. On va parler placements, gestion pilotée en particulier parce que Ramify c’est, à ma connaissance, la gestion pilotée la moins chère du marché.

Tanguy: Samy, est-ce-que tu peux nous dire qu’est ce qui t’a amené à co-fonder Ramify ?

Oui, bien sûr avec plaisir ! Ramify est une entreprise que j’ai cofondé avec Olivier Herbout qui est mon associé et que je connais depuis assez longtemps. On était ensemble en école d’ingénieur, on a eu pas mal d’expérience dans la finance de son côté et du mien. Moi dans le conseil en stratégie, lui a travaillé vraiment en tant que portfolio manager aux Etats-Unis.

C’est pendant la pandémie où on a un peu repris contact, après quelques années sur des continents différents, qu’on a eu la même observation sur le marché français, c’est que contrairement aux Etats-Unis ou d’autres pays anglo-saxons, l’offre était encore assez faible d’un point de vue épargne individuelle.

Il y a des acteurs sur le marché, pour ne pas les citer, il y a des acteurs qui vont proposer des placements pas trop cher, de bonne qualité, mais 100% ETF. Qui peut être très bien pour commencer dans l’investissement, mais nous on a voulu pousser un petit peu le concept !

Nous on considère que la gestion de patrimoine, ce n’est pas uniquement actions, obligations ou ETF, mais toute personne, quel que soit son niveau de patrimoine et son niveau de connaissance, peut et doit explorer d’autres classes d’actifs pour avoir des portefeuilles plus robuste, des stratégies long terme plus cohérentes.

Ce qui est très important chez nous et c’est vraiment quelque chose qu’on pousse depuis le début, c’est prendre en compte la fiscalité dès le début. Ce n’est pas parce qu’on a peu de moyens que la fiscalité on ne s’en préoccupe pas, non on peut faire les bons, des choix plus éclairés entre assurance-vie / PER et PEA et c’est un petit peu ce qu’on essaie de véhiculer via notre plateforme.

Et pour finir sur les classes d’actifs, parce que c’est facile de dire toutes les classes d’actifs, on considère vraiment que toutes les classes d’actifs disponibles ont leur place dans un portefeuille. Donc c’est : action, obligation, immobilier, private equity, start-up parce que ça peut aussi avoir un rôle qui est assez proche de celui du private equity, mais parle plus aux gens, et on sait très bien que dans la gestion de patrimoine, les gens aiment interagir avec leur argent, voir où est leur argent et le fait d’investir dans une start-up de manière nominative, ça excite les gens ça intéresse les gens et aussi un pilier fort de notre projet qui est la crypto monnaie.

Donc, ce sont des choses qu’on va proposer aussi, c’est en cours de développement, ça va arriver je pense pendant l’été. A la fois de l’investissement direct sur les crypto monnaies qui intéresse, les gens ou via des stratégies qu’on créera nous mêmes toujours en gestion pilotée, ou des produits un peu plus structuré, type livret bitcoin etc.

Tout sera disponible via la plateforme pour que les gens aient accès à tous avec toute optimisation qui va avec.

Tanguy: Vous êtes une jeune société mais ce qui m’a plu c’est de voir que déjà vous restiez pas sur un seul produit, mais comme tu le disais vous faites plusieurs produits, plusieurs classes d’actifs. Tu as parlé de la fiscalité aussi tout à l’heure et c’est très important, on en a beaucoup parlé sur ce blog d’optimiser. Est-ce que tu peux me dire déjà à date les produits que vous proposez et ce que vous prévoyez de lancer prochainement.

Ce qu’on a à disposition aujourd’hui, c’est des portefeuilles. On a deux portefeuilles différents : un portefeuille qu’on peut appeler classique : ETF, action, obligation avec bien sûr le choix des préférences clients, choix du risque, avoir l’accès direct aux ETFs exacts dans lesquelles l’argent l’argent va être placé via l’assurance-vie et via le PER.

Donc, on a trois parcours :

un parcours 100 % en assurance vie pour classique

un parcours 100% PER

et un troisième parcours qui est très apprécié par nos clients, c’est le parcours optimisation fiscale.

Notre proposition est fonction de la situation du client, de son foyer fiscal, de son niveau de revenus, de ses préférences, de son projet d’épargne, lui proposer la combinaison, il maximise le rendement interne en prenant compte des qualités entre l’assurance-vie, et le PER.

On propose aussi, parce que la situation des gens change au cours du temps, c’est normal : un enfant en plus, une augmentation de salaire, un changement de situation familiale etc, ça change la fiscalité donc ça va changer cette combinaison optimale. On propose de tester automatiquement via le dashboard, les versements par mois pour toujours maximiser le rendement net. Donc ça on le propose déjà. 

On a aussi lancé un deuxième portefeuille qui est action, obligation, immobilier. L’immobilier via les SCPI, donc directement via le parcours de souscription vous pouvez choisir 2 types de portefeuille : le portefeuille 100 % ETF, le portefeuille ETF / immobilier est plus robuste, surtout en temps d’inflation, ça permet de baisser un petit peu l’exposition en obligation, de l’augmenter aux SCPI, ça couvre à peu près le même rôle, sauf que les SCPI d’immobilier c’est moins corrélés aux marchés et surtout ça peut bénéficier de l’inflation via les salaires et des loyers des SCPI.

Tout ça, c’est disponible aujourd’hui et via le dashboard on a aussi accès à d’autres types d’investissement, mais tout ce qui est private equity et crypto monnaie, ça arrive cet été en principe.

Tanguy: Déjà une assurance-vie, un PER, ce que j’ai bien dans la simulation c’est de pouvoir être un peu guidé dans le choix fiscal. Je recommande bien-sûr à chacun de bien regarder, mais c’est vrai que parfois on utilise un peu l’assurance-vie comme couteau suisse, alors qu’en fait si on veut vraiment optimiser, il faut regarder toutes les poches. Il y a une poche qu’on aime bien, j’en parle souvent sur le blog aussi c’est le PEA, Est-ce que c’est une poche qui est aussi prévue dans votre roadmap ?

Oui c’est prévu dans notre roadmap ! Alors pour être totalement transparent, c’est un petit peu plus difficile à mettre en place, c’est un produit bancaire. Des produits assurantiels sont plus faciles à mettre en place surtout  les produits digitaux assurantiels, mais oui le PEA c’est dans notre roadmap de la deuxième partie de l’année.

Tanguy : OK, impeccable ! Je me place un peu dans le point de vue du client et j’en connais pas mal qui ont vraiment envie de faire cette partie gestion pilotée, parce qu’ils n’ont pas forcément envie de rentrer dans le détail. Je choisis le produit, ensuite je me dis aujourd’hui est-ce-que c’est le bon moment pour placer ? Il y a de l’inflation, il y a la hausse d’intérêt donc les obligations font un peu la tête, il y a même des baisses sur le segment obligataire. Je rappelle pour tous les gens qui regardent cette vidéo, quand les taux montent, la valeur des obligations baisse et ça va dans l’autre sens. Comment est-ce que vous accompagnez les personnes dans le choix de leur allocation dans le contexte actuel ?

Très bonne question ! Ce qu’on fait, je vais parler du premier du portefeuille action / obligation, parce que c’est lui qui a été le plus impacté par cette mini crise. Ce n’est pas une crise énorme, mais a quand même eu des secousses assez grosses sur le marché.

Alors oui, on a vu que les portefeuilles peu risqués, qui sont assez majoritairement composés d’obligations, ont connu les plus hautes baisses. Ce qui peut paraître contre intuitif lorsqu’il y a un choc sur les marchés, on s’attend à ce que le marché actions soit plus volatil. ça a été le cas, mais le rebond a été plus rapide. Et comme tu l’as dit Tanguy, à cause de la hausse des taux d’intérêt et de l’inflation, la tendance baissière des obligations continue. Sur les premiers portefeuilles, notre méthode de gestion c’est, tous les jours pour tous les clients, on va calculer ce qu’on appelle le portefeuille idéal. On calcule le portefeuille idéal, on compare le portefeuille actuel et si la différence est trop élevée on lance automatiquement les ordres d’arbitrage pour rééquilibrer portefeuille. 

Concrètement ce qu’on a fait c’est qu’on a ajouté pour les portefeuilles les plus faibles, parce que les portefeuilles les plus risqués, ils ont connu un fort rebond et sont tous quasiment en positif aujourd’hui même avec la crise, même ceux qui ont commencé à investir pendant la crise. Pour la partie obligations, on a réajusté pour augmenter la part d’obligations, en gros, on a changé un peu notre critère de risque pour nous adapter à la conjoncture actuelle. 

Par contre ce qui est très intéressant, c’est le deuxième portefeuille vu qu’on rajoute les SCPI, mais les SCPI vont venir remplacer une partie des obligations. Vu que les SCPI et l’immobilier, de manière générale, est peu sensibles à l’inflation, en tout cas sur le court terme, sur trois mois ça ne se voit pas au niveau de l’immobilier, mais sur un an, deux ans, ça se voit de manière positive sur les loyers, donc ce portefeuille la performe beaucoup mieux dans ce contexte.

Il y a un nouveau portefeuille qu’on a mis en ligne et celui là est beaucoup plus robuste et se comporte beaucoup mieux en temps de l’inflation et de taux d’intérêt, et c’est un peu ce que je disais au début, c’est important d’explorer toutes les classes d’actifs pour avoir le portefeuille le plus robuste, qui va sur le long terme, sur 15 ans 20 ans, avoir le moins de volatilité et délivrer le plus de rendement sur ces 15 à 20 ans, sans avoir de secousse un petit peu trop violente à la moindre crise.

Tanguy: Oui c’est vrai, tu en parlais au tout début des ETF’s. Je conseille souvent de plutôt être assez passif dans l’investissement, mais pour les personnes qui suivent la formation j’étais obligé d’indiquer les réallocations que je faisais, parce que c’est un environnement dans lequel on ne peut pas rester immobile. Si vous écoutez là et si vous détenez pas mal d’obligations, en particulier long terme, et en même temps, de fond qui rapporte moins que l’inflation,  il y en a pas mal en ce moment, il faudra poser la question de l’horizon de temps parce que si votre horizon est long, vous risquez de perdre beaucoup. C’est là où je vois tout l’intérêt de la gestion pilotée, cette gestion est à haute valeur ajoutée, mais elle a un coût aussi et souvent je suis un peu déçu quand je vois parfois des résultats de gestion pilotée. Aujourd’hui comment faites-vous pour coller au plus près du benchmark de performance des actions internationales par exemple, ou des secteurs obligataires et d’éviter qu’ils aient trop de frais d’intermédiaire ?

C’est très simple ! Le meilleur moyen de baisser les frais. C’est pour ça qu’on choisit des ETFs, on essaye aussi d’être intelligent dans le choix des ETFs. La différence n’est pas énorme et on peut quand même passer de 0,3 % à 0,2 % de frais par an en choisissant le bon ETF.

Tout ça c’est un peu tout le travail que va réaliser notre équipe de recherche et investissement. Cela va être de scanner l’univers d’investissement qui est mis à disposition par l’assureur, aujourd’hui APICIL et très bientôt on va avoir GENERALI aussi.

Ce qui vous permet d’avoir accès à plus de 5000 actifs par assureur et à nous d’aller regarder tous les actifs, tous les ETFs et toutes les SCPI et choisir celles qu’on considère les meilleurs d’un point de vue qualité/prix. Ce qu’on appelle qualité/prix, c’est performances/prix, donc essayer de baisser les frais de souscription pour les SCPI, les frais de gestion pour ETFs et pour les SCPI et ensuite essayer de créer les  portefeuilles les plus robustes.

Ce qu’on utilise c’est une technique de création portefeuille assez classique : des algorithmes d’optimisation convexe. On va aller choisir les actifs au vu des contraintes émises par le client, que ce soit contrainte de risque, contrainte d’horizon de temps, contrainte de projets, contrainte de préférence personnelle, avoir une exposition spécifique à un pays ou pas, des choses qu’on va on va développer, créer le portefeuille qui va maximiser le rendement. Bien-sûr on se base sur l’historique et sur des backs test, mais net d’impôt. En fonction de l’enveloppe fiscale qui sera choisie, les actifs peuvent changer. Si l’horizon de temps change, la manière avec laquelle on va sortir l’argent va changer. Tout ça pris en compte par l’équipe pour créer ces portefeuilles et les manager au cours du temps. 

Tous les jours, on va faire les mêmes optimisations pour calculer les portefeuilles idéaux et si la différence est trop élevée, on lance les arbitrages. C’est comme ça qu’on arrive à monitorer en temps réel les portefeuilles des clients et à ajuster. On ne lance pas tous les jours, parce que quand on envoie un arbitrage ça peut coûter de l’argent, mais quand c’est nécessaire et pertinent.

Tanguy: En termes de frais justement, tu en as parlé, si je prends les différents frais que ce soit le frais de l’assureur,vos frais de gestion, des frais d’ETF etc, il faut compter quelle enveloppe de frais pour le client final ?

Alors aujourd’hui, on est sur une offre de lancement qui est très appréciée par les clients, comme tu disais au début, c’est la moins chère du marché on est à 0,45-0,5 % pour les frais d’enveloppe. Donc ça, c’est assurance-vie / PER pour le coup là, on est aligné sur les frais du marché. Pour les frais assez faible sur le marché on est à peu près à 0,2- 0,3 % pour les frais d’ETF,  ensuite les frais de gestion Ramify, en tant qu’entreprise, en tant que conseiller, ce qu’on touche pour gérer et monitorer les portefeuilles est de 0,65 %. Ce qui nous fait une somme de 1,3 % tout compris sur le portefeuille ETF. Le portefeuille SCPI est peu plus cher, il faut ajouter les SCPI, mais au final et vous le verrez sur le parcours de souscription, nous ça nous tient à coeur et je le dis et le redis : toutes les performances que l’on met en avant sur le site est net de frais et net d’impôts et on ne proposera jamais un client un portefeuille plus cher non performant. 

Les portefeuilles SCPI, on les propose pour les clients qui veulent prendre moins de risques sur un horizon de temps 5-10 ans ou pas 30 ans devant eux pour parvenir, ça peut exister on a des clients comme ça. Toutes nos optimisations font en sorte que le portefeuille qui est recommandé soit celui qui maximise la performance net d’impôts et net de frais.

Tanguy: Ok donc toutes les chances de faire mieux qu’un livret A ou un compte courant ! Il y a quand même pas mal de gens, et j’en parle souvent qui aujourd’hui hésite un peu à franchir le pas, qui ont pas mal de liquidités stockées sur leur compte bancaire ou sur le livret A, qu’est ce que tu dirais à quelqu’un qui aurait quelques milliers d’euros, quelques dizaines de milliers d’euros sur un compte courant et qui hésiterait à investir et notamment à prendre par exemple de la gestion pilotée.

Alors nous, on n’a pas d’avis clair sur gestion pilotée ou pas, c’est vraiment une question de « est-ce que j’ai le temps de gérer mes investissements » ? ça prend du temps à les regarder et d’aller se documenter ça peut prendre plus d’une demi journée par semaine.

Il y a des gens qui aiment ça, et les gens qui aiment ça, il faut qu’ils continuent de le faire. Malheureusement ou pas, c’est une forte minorité, moins de 1% des gens aiment ça qui vont aller se documenter, qui vont bien le faire et qui vont prendre le temps de bien le faire.

Nous on propose, comme tout service, de prendre en charge cette charge de travail, cette charge mentale et d’assurer à nos clients un suivi de leur portefeuille et aussi une sélection d’actifs à moindre frais qui délivrent. C’est vraiment ça l’intérêt de la gestion pilotée. Alors nous aussi ce qu’on met en avant c’est notre expertise et le fait que l’un des deux associés a travaillé dans une institution très prestigieuse et le but c’est de mettre à disposition ce savoir au plus grand nombre. Tout le monde ne propose pas des portefeuilles multi-actifs et il y a bien une raison à cela ! Cela nécessite une expertise spécifique et c’est ce qu’on propose aux gens.

De manière générale pour l’épargne, ce que je conseille aux gens c’est déjà de commencer, je pense que c’est ce que tu utilises aussi on n’a pas besoin d’avoir dix milles euros, 30 milles ou 40 milles euros pour commencer. A 1000 euros, 500 euros c’est largement suffisant, ensuite prendre l’habitude d’en remettre tous les mois, ne serait-ce que 100 euros parce que l’appétit vient en mangeant.

Au bout de deux ou trois ans on se dit “ah j’ai fait une belle plus-value quand même”, on commence à voir l’impact des intérêts composés et ensuite ça vient tout seul. Le salaire va augmenter, on va augmenter les versements, on va commencer à explorer d’autres produits et petit à petit on va voir que le patrimoine s’accumule au bout de dix ans, on voit qu’on a fait de belles plus-values.

Le chiffre que je donne à tous les clients qui ont encore au moins 20 ans devant eux, c’est que tu doubles ton argent en 7 ans, les gens ne s’en rendent pas compte. Quand on commence, la chose qui nous aide beaucoup c’est les simulateurs qu’on a en ligne, il suffit d’aller voir avec des clients et leur dire voilà des intérêts composés voilà comment ça marche, tu mets telle somme aujourd’hui, tu as cela tel jour et c’est édifiant pour les gens. Donc c’est vraiment commencer le plus tôt possible, se dire que l’inflation augmente et que l’argent on va commencer à sentir que 1000 euros aujourd’hui, dans un an ce sera plus du tout la même chose et le meilleur moyen de se prémunir c’est de placer son argent et d’essayer de le placer de manière intelligente.

C’est pour ça que la gestion pilotée peut être une option très intéressante, c’est un gain de temps et une certitude d’avoir des experts derrière qui s’occupe de son argent et qu’ils font, en tout cas dans notre cas, d’une manière très sérieuse et d’une manière très assidus.

Tanguy: Oui complètement ! c’est vrai qu’on se rend pas compte les intérêts composés ça prend un peu de temps, mais après c’est extrêmement puissant et comme tu dis si on reste 10% par an ce qu’on ne sait pas et peut-être que ce sera moins, peut-être que ce sera plus, là je pense que personne n’a une boule de cristal et donc on ne sait pas, mais en tout cas dans le passé, ça a délivré sur une période assez longue, comme tu dis c’est fois 2 en 7 ans et c’est fois 8 sur 21 ans donc après ça, ça va très vite. 

Donc maintenant vous n’avez plus de mauvaises excuses, en plus tout se fait en ligne et très simplement, il n’y a pas de paperasse. Si vous n’avez pas le temps de vous en occuper ou si vous pensez que vous allez mal faire, ce qui est vrai aussi car on fait beaucoup d’erreurs quand on commence, n’hésitez plus, allez sur Ramify. Pour quelqu’un qui débute Samy, le mieux c’est d’aller directement sur Ramify et de faire une simulation ?

Je pense que faire une simulation est le meilleur moyen de commencer, ça se fait très rapidement, on essaie d’aller droit au but pour arriver directement à une proposition avec tous les détails qu’il faut, avec l’optimisation fiscale qu’il faut, vous allez voir qu’il y a deux portefeuilles qui sont proposés n’hésitez pas à essayer les deux pour voir les différences et comment est ce que ça change et ça réagit en fonction du niveau de risque choisie et vous allez voir que plus le risque est faible et plus la proportion des SCPI va augmenter. ça paraît logique et c’est des portefeuilles qui performent beaucoup mieux sur le long terme et surtout qu’ils sont plus stables.

C’est pour ça qu’on les conseille à des primo-épargnants, des gens qui débutent, c’est toujours difficile de se prendre une prune de moins de 10% quand on vient de faire ses premiers pas dans l’investissement. Donc commencez par un portefeuille un peu plus stable, qui va mieux se comporter et qui sera un peu plus robuste. Ça peut être très bénéfique au début donc moi je conseille vraiment aux gens qui débutent de commencer par celui-là, il est très intéressant et on est les seuls à proposer ce type de portefeuille de manière 100 % digitale.

Tanguy: C’est parfait, ce sera le mot de la fin, merci beaucoup Samy, est ce que tu veux dire un dernier mot à ceux qui nous écoutent

On est une jeune entreprise, on a beaucoup d’ambition et notre notre but c’est vraiment de révolutionner, de dépoussiérer le monde de la gestion de patrimoine en proposant tous les, on n’a pas beaucoup parlé mais ça nous tient à cœur de pouvoir proposer toutes les sources d’investissement, les moyens d’investir donc les crypto on considère que ça peut avoir sa place dans un portefeuille, on sera là pour vous conseiller, mais on pense que proposer une plateforme qui englobe tout le conseil et tous les produits c’est ce qui va faire que les gens vont sauter le pas parce qu‘avoir un conseiller disponible via chat ou via un téléphone c’est très important et surtout un conseiller qui peut avoir une vision globale sur tous les actifs.

Ce qu’on reproche un peu aux autres solutions c’est chacun tire un peu la couverture dans son sens : non l’assurance-vie c’est le meilleur, non les ETFs c’est le meilleur, nous on est complètement objectif il n’y a pas de meilleur, il n’y a que des stratégies spécialisés, plutôt personnalisé qui ont des spécificités et qui vont s’adapter à chacun et nous c’est ce qu’on pousse. Et c’est pour ça qu’on investit beaucoup dans la plateforme et dans la technologie pour pouvoir proposer à chacun la stratégie qu’il veut le mieux avec laquelle il va être à l’aise et qui va pouvoir l’accompagner sur le long terme.

Tanguy: effectivement là je pense qu’on est aligné ! Je conseille, et encore plus dans l’environnement actuel, de vraiment diversifier. On ne sait pas de manière sûre et certaine la classe d’actifs qui va le plus performer dans les cinq prochaines années donc surtout soyez bien diversifié, soyez investie sur la diversion.

Exactement

Merci beaucoup Samy, et puis ceux qui écoute cet interview, s’il vous a plu ou si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur Ramify, et puis dites-nous dans les commentaires si c’est un concept qui vous plaît, si la simulation vous a plu et si la gestion pilotée répond à vos attentes. Merci Samy !

Merci Tanguy, merci à tous !

Interview Alain Trannoy

Dans cet article j’ai la chance d’avoir un invité exceptionnel parce que c’est un professeur d’économie qui a enquêté sur le patrimoine des français, M. Alain Trannoy. Bonjour Alain !

Alain Trannoy (AT): Bonjour Tanguy !

Tanguy Caradec (TC): Alain Trannoy est professeur d’économie agrégé et docteur, membre du cercle des économistes. J’ai invité Alain Trannoy à parler de son livre,  co-écrit avec Etienne Wasmer, absolument passionnant, que je vous recommande qui s’appelle Le Grand retour de la Terre dans le patrimoine des français (et pourquoi c’est une bonne nouvelle)

Dans ce livre, Alain Trannoy fait une étude poussée du patrimoine des français et on va en parler dans cet entretien pourquoi est ce que la terre a fait un retour dans le patrimoine. Il y a un sous titre qui a piqué ma curiosité car il dit que c’est une bonne nouvelle. Alors première question, quel regard portez vous sur le patrimoine des français ?

Alain Trannoy: Je précise tout de suite que ce livre a été co-écrit avec Etienne Wasmer, professeur à sciences po et à l’université de New York à Abu Dhabi. Je suis professeur à l’école d’économie d’Aix-Marseille et en même temps à l’école des hautes études en sciences sociales. 

Le regard que l’on peut porter sur le patrimoine des français c’est qu’il est important collectivement si on raisonne d’une manière agrégée. Certes il y a des gens très riches et des gens qui n’ont pas de patrimoine mais si on raisonne à l’échelle de la nation, le patrimoine est très important et il représente de 6 à 7 fois le revenu national. Le stock en richesse représente 6 à 7 fois ce qu’on gagne une année donnée, donc c’est considérable et je pense que c’est fondamentalement une bonne nouvelle. 

On préfère être riche que pauvre, on envie les riches, on a pitié des pauvres, mais à tout prendre collectivement il vaut mieux être riche. 

C’est une nouvelle qui est importante parce que quand on regarde dans le passé, dans les années 1960 – 70, la France était relativement pauvre. Elle s’était considérablement appauvrie après les deux guerres mondiales, à la suite de la crise de 1929 et de la période d’entre deux guerres qui n’avait pas été brillante sur le point de vue économique. A cette époque, la totalité de la richesse ne représentait que 3 années de revenu national. Donc on est passé de 3 à 7 années de revenu ce qui est considérable. Donc effectivement, et ce n’est pas suffisamment mentionné, la France est riche en patrimoine et c’est un atout.

TC: C’est surprenant finalement que les français ne s’en rendent pas toujours compte. Dans les médias souvent, le discours est beaucoup plus pessimiste. Ramenée par habitant, notre richesse est supérieure à un certain nombre de nos voisins européens. Il y a parfois une dissociation entre le patrimoine et le dynamisme économique. Quand on regarde le patrimoine des français il y a énormément d’immobilier et pas mal d’assurance vie, qui aujourd’hui ne rapporte plus vraiment. Est ce que aujourd’hui c’est surtout ce patrimoine immobilier qui a permis aux français de s’enrichir ? 

AT. C’est absolument vrai, en particulier pour la classe moyenne / moyenne supérieure qui possède une grande partie de son patrimoine – jusqu’à 70, 80 % – sous forme immobilière. Donc je dirais que mathématiquement c’est la croissance des prix immobiliers qui permet d’expliquer cette augmentation de la richesse

Évidemment à la base pour être riche il faut quand même épargner, donc il faut souligner que la France a un taux d’épargne élevé. Certes, derrière celui de l’Allemagne. Les allemands épargnent 18 % de leurs revenus. Les français c’est plutôt 15%. Lorsque vous épargnez 15 % de votre revenu chaque année ça représente quand même beaucoup.

Il y a bien sûr une grande hétérogénéité : les quatre premiers déciles de revenu n’épargnent pas. Mais il n’empêche que globalement encore, en raisonnant à l’échelle de la nation, le fait que les français épargnent beaucoup plus que les ménages britanniques et beaucoup plus que les américains et bien in fine ça finit par se voir.

La deuxième chose, c’est effectivement la croissance de la valorisation des actifs. Sur la bourse, il y a eu arrêt. Les français sont parmi ceux qui investissent le moins en bourse dans les grands pays occidentaux. Par contre ⅔ de la richesse est détenu en immobilier.

Cet immobilier est constitué de deux parties: le bâti, ce qui a été construit, fruit d’un effort d’investissement. Et puis de quelque chose auquel on ne pense pas toujours, la terre, le sous-jacent sur lequel on a bâti des logements, des entrepôts, des bureaux, des zones industrielles. Cette valeur de la terre est très importante, elle représente près d’⅓ de la richesse française. ⅓ de la richesse des français, c’est le sol français. 

TC: Ce que vous expliquez dans votre livre, c’est qu’il y a un tiers de terre, le non bâti, et puis un autre l’autre tiers, c’est le bâti. La valeur n’est pas tellement dans les terres agricoles mais dans les terres urbaines. Quelqu’un qui a un appartement à Paris où une maison dans une métropole régionale a une énorme valeur surtout lié à la valeur du sol.

AT: Absolument . Quand vous achetez une maison, grosso modo, la valeur du foncier, la charge foncière comme on dit dans le jargon immobilier ça représente 30-40%. Au fur et à mesure que l’immeuble vieillit, cette charge foncière – si vous êtes dans une région qui se valorise comme  les grandes zones urbaines, les zones maritimes, les stations de sport d’hiver pour l’essentiel – va prendre progressivement de la valeur. La part de la terre va augmenter donc on peut avoir sur Paris un ratio de 60-70 %. Il y a un gradient temporel:  plus l’immeuble est ancien, sauf exception évidemment c’est une règle générale, et plus la part de la terre augmente.

TC: Il y a  un paradoxe parce que les français sont quand même connus pour essayer d’éviter au maximum les impôts. On voit bien l’intérêt de l’assurance vie, du livret A à ce sujet. C’est plus étonnant pour l’immobilier aujourd’hui quand même. Mon impression est que l’immobilier est assez taxé, à la fois parce qu’il y a des taxes quand on y habite, mais également parce qu’il y a des taxes sur les revenus locatifs. Que pensez-vous de la taxation de l’immobilier ? 

AT. La taxation globale sur l’immobilier représente 60 milliards d’euros. 

C’est à la fois la taxe foncière (je rappelle qu’il n’y a plus de taxe d’habitation) payée à deux tiers par les ménages un tiers par les entreprises.
Les droits de mutation à titre onéreux, pour l’essentiel les fameux frais de notaire qui pèsent sur les transactions immobilières. 

Les taxes sur les loyers donc à la fois de la CSG-CRDS et en même temps de l’impôt sur le revenu.

L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour les gens riches (NDLR: patrimoine net taxable de 1.3M€ en 2022),

L’impôt sur les plus values immobilières qui pratiquement ne porte pas sur la résidence principale mais sur les autres types de résidence. 

Tout ceci représente 60 milliards d’euros. 60 milliards d’euros par rapport à la valeur totale de l’immobilier en France estimé à 14,000 milliards. Soit moins de 0.5%. C’est quand même ce que l’on peut appeler une taxation réduite et plus faible que la taxation sur les revenus financiers.

Donc c’est plutôt une bonne opération sur le plan fiscal.

Aux Etats Unis, simplement pour donner un ordre de grandeur, vous avez ce qu’on appelle la property tax, une taxe sur la propriété individuelle et qui dépend des états américains; ce n’est pas d’impôt fédéral mais au niveau des états.

Donc vous avez par exemple Hawaï qui taxe a 0,31%, la Californie où il y a a une loi qui a été passé dès les années 1970 qui impose que cette property tax ne dépasse pas 1%. Puis vous avez d’autres états comme la Pennsylvanie par exemple ou d’autres états sur la côte est où ça peut monter jusqu’à 2%.

Sans faire de provocation, on peut dire que la France, si on prend l’ensemble de ces taxes qui ne sont pas optimisées, taxe comme Hawai. 

TC: C’est drôle car on n’en avait pas parlé avant l’interview. Sur notre chaine nous parlons beaucoup d’investissements immobiliers aux Etats-Unis, parce que j’ai investi et suis toujours propriétaire de maisons aux Etats-Unis. Je n’ai pas de maison dans le New-Jersey où le taux est quasiment de 1 96% de taxes foncières.
Dans l’Alabama où j’ai investi, c’est beaucoup plus réduit. Je me suis amusé à faire un petit calcul.
Si en France je devais payer l’équivalent de la taxe foncière sur un niveau moyen américain à 1% cela multiplierait ma taxe foncière par quatre. Un montant qui serait énorme !
Je pense que si on faisait x 4 ce serait le soulèvement en France ! Mais c’est vrai que paradoxalement et peut-être aussi parce que l’immobilier en valeur absolue en France est quand même globalement plus élevé que dans des pays comme aux Etats-Unis et que la valeur moyenne d’un bien encore plus rapporté à la surface est finalement beaucoup plus faible : en France on pourrait arriver sur des montants vraiment significatifs. 

Aux Etats-Unis  je suis toujours surpris que ma property tax donc l’équivalent de la taxe foncière soit indexée sur la valeur réelle du logement. Ce montant est estimé chaque année ce qui paraît tout à fait normal aux Etats-Unis. Pourtant cela paraît très compliqué en France, on parle souvent de la difficulté de revoir les bases locatives. Certes la façon de calculer est différente, mais on a l’impression qu’en France c’est très compliqué alors qu’aux Etats-Unis c’est simple. Est ce qu’il y a une raison qui explique cela?

AT. Est ce qu’il y a une raison? Je vais juste prendre un exemple dans le passé, dans les années 1990 à Cergy. Avec une collègue, on avait rencontré à l’époque la sous-préfète du Val d’Oise, qui avait demandé de faire une étude sur l’évolution des prix dans le Val d’Oise. Qu’est ce importait pour les prix immobiliers : le taux de criminalité, la proximité des hôpitaux, l’offre de spectacles… Sans être technique, nous avons été les premiers en France à l’époque à faire de l’analyse économique de prix. C’est à dire des études où on cherche à expliquer les prix de marché des biens immobiliers en fonction des différentes caractéristiques qui importe pour un bien immobilier, par exemple l’étage, le nombre de pièces, la présence ou non de salle de bain, d’ascenseur…
Aux Etats-Unis depuis au moins les années 70 c’était traditionnel de faire ça à tel point que quelqu’un qui voulait contester le montant de sa base d’imposition pouvait le faire. 

TC. Oui tout à fait c’est possible de le faire aux Etats-Unis.

AT. Légalement, on peut appeler des experts qui emploient des méthodes statistiques démontrant que la valeur de mon bien n’est pas ceci mais cela.
En France quand on va présenter ce travail au sous préfet, elle a dit qu’elle ne croyait pas aux résultats. La France est en retard dans son étude sur l’immobilier et une des raisons est que jusqu’à une date très récente les bases de données n’étaient pas disponibles.
Cela a changé. Maintenant, les chercheurs ont accès à des grandes bases.

Je citerai une deuxième raison. Au niveau de l’inspection générale des finances, de la direction de la législation fiscale, il y a beaucoup de gens qui ont fait des études de droit, à un niveau élevé, qui sont des cerveaux brillants mais n’ont pas fait d’études d’économies. Cela change maintenant. Il y avait une méfiance par rapport aux méthodes économiques et économétriques. On est donc simplement en retard.
Malheureusement on cherche des loyers et malheureusement bien que cette idée banale a encore du mal à percer, c’est le fait que tous les biens peuvent faire l’objet d’un échange. Par contre tous les biens ne font pas l’objet d’une location. Beaucoup de biens n’ont pas de valeur locative parce que le marché n’est pas là. On aurait du se dire aussitôt que si on n’a pas des données de marché sur 100% des unités qui sont 100 % des logements alors que seulement 60% au maximum peut-être avec les loyers, il valait mieux s’intéresser à la première base plutôt qu’à la seconde. 

Ce raisonnement simple de la part d’un économiste a encore du mal à percer. Mais je suis confiant, l’économie progresse donc, on est du bon côté de l’Histoire. 

TC: Aujourd’hui, aux Etats-Unis des sites comme Zillow, permettent d’avoir l’estimation de n’importe quel bien de manière assez fiable. En France. Meilleurs agents sans leur faire de la pub, font aussi un travail exceptionnel qui permet d’avoir une vue précise des valeurs des biens. 

De plus, si je ne dis pas de bêtises, toutes choses égales par ailleurs, les valeurs locatives rapportées aux valeurs des biens ont quand même tendance à être plus faible dans les centres que dans les périphéries. En général dans les centres les rendements locatifs sont un peu plus faible que dans les périphéries, donc en plus on va dire que d’un point de vue de la progressivité sociale, est-ce que prendre la valeur de l’immobilier plutôt que la base locative ce serait pas aussi rendre l’impôt “plus progressif” 

AT. Vous avez tout à fait raison. Effectivement, les rendements sont plus faibles au centre de Paris que par exemple en banlieue ou en grande banlieue. Les taux de rendement dépendent de la géographie, de la localisation. D’autre part les taux de rendement ont eu tendance à baisser en France à la faveur de la hausse des prix de l’immobilier qui n’a pas été dans la même proportion que  la hausse des loyers. Aux Etats Unis, il n’y a pas ce phénomènes de bulle ou disons ce phénomène tendancielle d’accroissement de l’écart entre les prix et les loyers ce qui fait que peut-être que taxer les prix ou taxer des loyers revient peut-être au même aux Etats-Unis.

En France, il y a toujours l’argument de la veuve de l’île de Ré, c’est à dire que si on a une propriété qui a pris de la valeur et si on a un propriétaire qui est âgée dont la retraite n’est pas forcément très importante, il y aura peut-être des difficultés éventuelles à acquitter sa taxe foncière. 

Donc il y a des arguments pour et contre à la question de savoir s’il faudrait plutôt une taxation sur les loyers ou une taxation sur les prix.

Mais en tout cas si on pense que les prix sont trop élevés en France, si on pense que cela favorise les inégalités d’accès à la propriété, ce qui semble fortement l’être – parmi les déciles les plus bas de la distribution des revenus, il y a de moins en moins de propriétaires et par contre dans les déciles élevés, il y a plus en plus de propriétaires – donc les inégalités à l’accès à la propriété se renforcent. Il semblerait quand même qu’il y a des arguments distributif assez forts pour s’orienter vers une taxation sur la valeur. Mais il y aura, il y a des résistances.

TC. Des résistances logiques dans un pays de propriétaires ! 

AT. Il y a des arguments politiques qui peuvent aller contre cette proposition.

TC. On en parle un peu moins, mais j’étais frappé par le sentiment de décrochage lors des protestations sociales des gilets jaunes. La contestation de gens qui étaient plutôt dans la classe moyenne, qui pouvaient gagner 4000 euros par foyer, et qui au-delà des questions de perception d’injustice fiscale, exprimaient la crainte de ne plus pouvoir accéder à la propriété, d’être bloqué à un moment. Ce qui était vraiment senti comme un déclassement.

AT. Absolument !

TC. On n’est même plus dans le placement ou dans le calcul rationnel d’un investissement. Comme si on enlevait un acquis social. Si je travaille et que mon revenu est supérieur à la moyenne, j’attends de pouvoir être propriétaire.

AT. Le fait d’avoir à s’éloigner du centre, de la zone d’emploi – la France qui a à peu près 300 zones d’emploi et le sens de la zone d’emploi c’est la ville centre dans laquelle vous avez les emplois, mais aussi les services, les médecins généralistes et médecins spécialistes – pour pouvoir devenir propriétaire peut être considéré comme une relégation. Pour une partie, certains peuvent être très content d’être à la campagne et d’éviter la pollution. Mais ça peut être vu comme une relégation et donc comme vous le dites un déclassement social qui retentit sur les études politiques. 

TC. Pour revenir au coeur de la proposition, aujourd’hui ce que je comprends c’est qu’on a quand même beaucoup d’impôts sur l’immobilier mais finalement les 60 milliards dont on parlait sont répartis dans plein d’impôts un peu différent. Certains taxent plutôt le stock, d’autres plutôt la mobilité comme les frais d’acquisition (les frais de notaire) Aujourd’hui votre proposition c’est de rationaliser et de changer la base ?

AT. Partons sur les 60 milliards, ne cherchons pas à taxer plus ou taxer moins. Est ce qu’on pourrait pas avoir une base plus performative? Le raisonnement est qu’il vaudrait mieux uniquement taxer la partie terre de l’immobilier, avec une pure taxe foncière

En fait, aujourd’hui la taxe foncière taxe l’ensemble du bien immobilier que ce soit la propriété des bâtis que la terre. Donc notre proposition est la suivante: si on arrive à valoriser la terre qui est le sous jacent d’un logement, d’une usine, d’un bureau, elle pourrait être taxé. Pourquoi?
La première raison, c’est une raison connue par les économistes depuis qu’ils réfléchissent depuis XVIIIe siècle, c’est le fait que c’est une base qui ne va pas bouger beaucoup avec la taxe. En effet quand vous taxez, la base se réduit, on considère qu’il y a un effet mauvais pour l’économie.

TC. Trop d’impôts tue l’impôt !

AT. Voilà c’est ça. Mais trop d’impôts tue un peu l’impôt c’est déjà négatif pour l’économie. Donc la terre possède des propriétés uniques. 

D’abord, c’est qu’elle n’a pas été produite. Quand vous faites un impôt sur la partie bâtie prenons par exemple historiquement l’impôt sur les portes et fenêtres qui existait jusqu’en 1926. Qu’est ce qui s’est passé? Les français ont réduit le nombre de fenêtres et on fait des toutes petites fenêtres à tel point que Pasteur et ses successeurs se sont inquiétés de la mauvaise ventilation dans les maisons françaises qui pouvait déjà à l’époque avoir des répercussions sur l’état de santé. Il faut bien voir que cette possibilité n’existe pas pour la terre. La terre elle est là donc elle va pas se rétrécir.

D’autre part vous pouvez pas partir avec un morceau de votre terre sous le bras à l’étranger C’est une propriété très importante: la terre n’est pas transférable à l’étranger et donc c’est une base qu’on appelle inélastique. Inélastique au taux de taxes. Ca c’est la première propriété.

Le deuxième intérêt c’est que vous avez une base très large. J’ai parlé de 7,000 milliards. On comprend donc que si on taxait à 1% quel que soit le propriétaire cela rapporte déjà 70 milliards. C’est déjà plus que les 60 milliards. Et comme la terre représente grosso modo 50% de la valeur immobilière, ça ne représenterait que 0,5% de la valeur totale de l’immobilier.
On sait bien, tous les spécialistes des finances publiques, les professeurs de droit et d’économie se rejoignent pour dire qu’il vaut mieux un impôt à taux réduit sur une base très large et là on a une base énorme. Donc le premier chapitre de notre ouvrage, publié chez Odile Jacob avec Etienne Wasmer, c’est 7,000 milliards avec un point d’exclamation parce que c’est le fruit de dix années de recherche. 

Ce n’est qu’assez récemment qu’on s’est rendu compte de l’énormité de cette base. Juste pour donner un ordre de grandeur, l’ensemble du capital dans les machines, dans les brevets ne représente que 1,500 milliards. Donc si on met de côté l’immobilier d’entreprise, notre richesse industrielle entrepreneuriale en stock en valeur ne représente pas beaucoup par rapport à cette richesse terre.

C’est l’idée majeure du livre et ça permettrait en plus à mon avis une meilleure gestion. Cela permettrait de résoudre des problèmes qui se posent sur le marché immobilier. 

TC. On va en parler. Vous avez parlé du côté inélastique, c’est d’autant plus intéressant maintenant que nous vivons dans un monde complètement ouvert. On voit bien que dès qu’on veut taxer des choses mobiles comme des capitaux, que finalement la base a tendance à se réduire donc là c’est quand même un avantage énorme pour ce type d’impôt. Est-ce que vous n’avez pas peur que cela soit pour les français, je caricature, la double peine donc ceux qui se disent non seulement l’immobilier est cher mais en plus je vais payer beaucoup d’impôts dessus ?

AT. Sur la deuxième remarque, je vais payer beaucoup d’impôts : je ne propose pas dans cette “petite réforme” que les gens payent au total un centime de plus que ce qu’ils payent aujourd’hui. Il opérait sous la forme d’un seul impôt, donc évidemment ce serait peut-être plus visible que ce qu’ils payent aujourd’hui selon différentes modalités.

Mais alors évidemment on peut dire quand on est plus riche, est ce qu’on a envie de faire décroître le taux ou bien est-ce qu’on accepte que le taux reste le même en se disant qu’une petite partie ira financer l’ensemble des dépenses publiques de la nation. 

J’observe simplement que par exemple s’agissant des successions, par le raisonnement que je tiens depuis avec vous depuis une demi-heure, la France a forcément des niveaux d’héritage qui sont de plus en plus élevés. D’ailleurs le montant des droits de succession en termes de recettes publiques ne fait qu’augmenter. Il est passé de 10 à 15 milliards en une dizaine d’années. 

On pourrait se dire que c’est normal puisqu’on est plus riche avec les mêmes taux, ça va rapporter plus. Donc certains s’étaient dit que c’était une occasion d’augmenter ce type d’impôt et diminuer d’autres impôts. On constate que les différentes propositions qui sont présentées par les candidats à l’élection présidentielle 2022 ne vont pas dans cette direction. lls disent : parce que vous êtes plus riches et bien on va vous taxer moins, donc effectivement je ne peux pas répondre sur la façon dont sera reçue la proposition. Parce que vous êtes plus riches vous pouvez payer un peu plus d’impôts ou parce que vous êtes plus riches comme maintenant cela va faire des montants plus importants, il faut absolument monter ou diminuer ces montants versés. 

C’est une réaction psychologique que l’économiste doit prendre en compte et l’homme politique encore beaucoup plus puisque lui, il se présente devant les suffrages. Mais est-ce-que ça nous permet de contrebalancer tous les autres arguments qui peuvent être mis en ligne pour appuyer cette réforme, on peut se poser la question. En tout cas je vous remercie en tout cas de donner l’occasion d’essayer de faire en sorte qu’il y ait un débat.

TC. Oui tout à fait et c’est ce qui est intéressant dans le livre, c’est qu’il n’y a pas uniquement ce constat. En creusant, il y a beaucoup davantage d’effets positifs possibles, tant sur la société que sur le volet social (progressivité) ou encore écologique d’emprise au sol. On pourrait avoir aussi un peu d’optimisation aussi parce que forcément en taxant plus, cela peut encourager des gens à faire un meilleur usage. Si vous avez un logement vacant et que demain vous êtes plus taxés dessus, parce que on ne vous taxe pas sur vos revenus locatifs et suis juste le fait de détenir, vous allez avoir un incentive plus fort à faire quelque chose : le louer, le vendre.

AT. Tout à fait; Aujourd’hui il faut souligner les graves défauts de la gestion de notre patrimoine immobilier. 

D’abord on a un taux de vacances qui est très important. Il est plus important que dans les autres pays. il est de plus de 8% en France. En Grande-Bretagne il serait aux alentours de 3%, en Allemagne aussi. Bien sûr, on peut parler d’un sous-emploi frictionnel. Lorsque votre locataire part, avant d’en retrouver un autre. C’est normal qu’ ils ne puissent pas être occupés à 100% tout le temps. Il y a ce qu’on appelle des frictions. D’ailleurs il faudra peut-être s’interroger sur la possibilité de diminuer ces frictions. 

Mais c’est quand même un problème parce que on parle beaucoup de mal logement, on parle beaucoup des zones où existe une difficulté à se loger. Je constate quand même qu’en Allemagne et en Grande-Bretagne, on est à 3% de frictionnel. Il y a quand même 5 % de logements qui sont plus ou moins vacants et dont on ne fait rien !

Qu’est ce que ça veut dire un patrimoine qui ne sert à personne ? C’est du gâchis, un gâchis collectif.

Il est évident que si vous taxez la détention, quels que soient les usages, cela stimulerait la recherche de revenus liés, la vente ou la donation. Cela va mettre plus de biens sur le marché. On aura une optimisation du parc

Je trouve qu’on parle beaucoup de constructions de logements mais avant de construire de nouveaux logements, optimisons le parc. Il me semble que cet impôt, ramassé sur la terre, concentré uniquement sur la valeur de la terre, c’est une manière de mieux gérer non seulement notre parc logement mais aussi notre stock de terre de façon à ce que nous soyons économe dans l’utilisation des terres, dans les fonctions urbaines, pour tout type de logement.

TC. J’ai en tête beaucoup d’exemples de logements non optimisés. Soit des personnes qui ont des logements beaucoup trop grands pour eux. Soit des logements pas occupés. Soit des gens qui ne sont pas au bon endroit: des gens qui n’ont pas forcément besoin d’être en centre ville mais qui vont l’occuper. On n’a pas le temps d’entrer dans tous les détails, mais c’est vrai qu’en France voilà on a vraiment l’impression que ce n’est pas géré, alors que c’est un des problèmes principaux des français. Nous allons arriver à la fin de cet entretien, on pourra encore parler des heures.
Je rappelle le titre de votre livre
Le grand retour de la terre dans les patrimoines avec Etienne Wasmer aux éditions Odile Jacob.
Est ce que, comme le dit le sous titre de ce livre vous voyez une bonne nouvelle dans l’adoption de cette idée  ? Dans les programmes économiques des candidats à la présidentielle, est ce qu’il y a des candidats qui se rapproche de vos propositions? Voyez-vous des échos positifs de certains candidats ?

AT. Notre livre est sorti le 19 janvier 2022 On l’a envoyé à la moitié des candidats qui se présentent. Certains nous ont répondu pour dire qu’ils le liraient avec beaucoup d’intérêt. Mais donc ça n’a pas eu le temps de percoler. Donc je pense qu’il ne faut pas se faire d’illusions. Selon mon collègue Pierre Cahuc, ses idées avaient mis 10 ans à percer (et toutes ne percent pas). 

Il faut donc que le débat s’installe. C’est une petite révolution. On espère que lorsque les conditions seront redevenues normales, on pourra aborder un débat de fond, sans tabous. 

En France, il y a beaucoup de sujets tabous. A force de ne jamais soulever le couvercle, la marmite finit par exploser. Donc j’espère qu’on pourra aborder ce débat. Lorsqu’on parlera d’écologie, de zéro artificialisation nette, des problèmes du logement, du renforcement de notre capital productif, d’industrialisation du fait que les salaires net sont faibles en France. Il y a plein de facettes avec différentes perspectives

J’espère que le débat pourra avoir lieu et je vous remercie beaucoup de donner l’occasion que ce débat puisse émerger et qu’il y ait un véritable controverse sur sur ce type de sujet 

TC. Merci beaucoup Alain Trannoy. Si ceux qui nous écoutent pensent que le système fiscal peut être améliorée, qu’on puisse réformer les impôts pour favoriser la croissance et la production, je vous encourage vivement à lire ce livre Le Grand retour de la Terre dans le patrimoine des français (et pourquoi c’est une bonne nouvelle)

Merci Alain pour cet interview 

AT. Merci Tanguy

Attention au « mur » des taux !

J’ai eu l’immense plaisir de courir le marathon de Paris en avril. Je dis plaisir car j’ai eu la chance de courir sans rencontrer le fameux « mur du marathon ». Cet état redouté des coureurs ou le corps ne vous porte plus et le cerveau vous intime l’ordre de ralentir voire de marcher, rendant les derniers kilomètres très pénibles.
Heureusement cela n’a pas été mon cas. Une bonne préparation, une bonne alimentation et une bonne stratégie de course m’ont permis d’arriver sereinement à la fin de la course et même d’accélérer pour finir en 3h09min !

Une hausse des taux rapide, aux USA et en Europe !

Sur les marchés en ce moment, c’est un autre mur qui arrive, celui des taux ! En effet, après avoir été longtemps redouté, la hausse des taux est devenu réalité. Et cela aura des conséquences sur nos investissements !
C’est ce que nous allons voir dans cet article !
Un graphique d’abord: la hausse du taux du 10 ans US

Si l’évolution depuis 1 an était relativement stable, tout a changé depuis la fin de l’année dernière avec une hausse du taux de 1.4% à 2.8% soit un doublement.
C’est un mouvement violent, même si nous restons sur des valeurs historiquement faibles, comme on le voit sur cette vue du même taux à 10 ans depuis 1880.
Cet mouvement touche également l’Europe.
En France, le taux à 10 ans, qui était encore à 0% en décembre 2021 a bondi à 1.3% !

Quelle est la conséquence de la hausse des taux pour votre épargne de « sécurité » ?

 
Rappelons le principe de la hausse des taux. La conséquence directe est double :
  • Une augmentation de la rémunération versée sur les nouvelles obligations
  • Une baisse du prix du stock des obligations
Pour l’épargnant, c’est donc négatif pour les détenteurs d’obligations. Si les fonds euros ne baissent pas, les obligations baissent. Vous en détenez peut-être.
A titre personnel, j’ai décidé de revenir sur ma décision de fermer mon livret A pour privilégier le fond de précaution Nalo.
Dans ce contexte, j’ai fait l’inverse. J’ai re-ouvert un livret A pour mon épargne de précaution. Le livret A rapporte 1% et évite d’être exposé à une baisse future d’épargne investi en obligations
Certes, le rendement réel du livret A reste négative avec une inflation autour de 5% en France. Il est donc pénalisant d’y allouer des sommes importantes.
Bien sur le mouvement est réversible. Une nouvelle baisse des taux favoriserait les détenteurs d’obligations. Il faut donc savoir rester flexible.

Les marchés actions seront ils touchés par cette hausse des taux ?

« The value of every business, the value of a farm, the value of an apartment, the value of any economic asset is 100% sensitive to interest rates. The higher interest rates are, the less that present value is going to be. Every business, whether it’s Coca-Cola or Gillette or Wells Fargo — its intrinsic valuation is 100% sensitive to interest rates.« 
En bon français, cela veut dire que hausse des taux d’intérêt = baisse des prix des actifs (dont les actions)
Pourtant, Warren Buffet ne panique pas. Il est un investisseur prudent et de long terme. Et ce type d’investisseur n’a pas besoin de savoir la direction des taux d’intérêts.
Il faut donc s’attendre à une période de baisse si la situation se prolonge.
C’est possible si l’inflation reste à un niveau élevé. Mais pas certain !
Je ne chercherais à pas à prévoir la direction des taux d’intérêt, même Warren Buffett s’en dit incapable.
Restons modestes mais soyons prêt.

L’effet sur les devises: baisse historique de l’euro ?

La remontée des taux semble générale mais avec des décalages géographiques. Les USA ont clairement montré la voie de la hausse alors qu’en Europe, la situation économique (+0% de croissance au T1 2022) n’incite pas à augmenter les taux, malgré l’inflation.
Le résultat, c’est que les rendement des obligations devraient rester plus élevés aux USA qu’en Europe. Logiquement, les investisseurs ont donc plus d’appétit pour le dollar que pour l’euro. Et nous avons assisté non seulement à la hausse du dollar face aux principales monnaies mais également à la baisse de l’Euro.
L’euro dollar a ainsi touché des plus bas historiques.
Actuellement, l’EUR/USD cote 1.05, un niveau que nous n’avions plus vu depuis 5 ans. Et qui constitue aussi le quasi plancher des 10 dernières années.
Les détenteurs de dollars ou d’actifs libellés en dollars (actions, immobilier) sont bien entendu gagnants !

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

PORTEFEUILLE – Avril 2022

  • Les actions sont le poste le plus important à 57%. J’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA.
    • Le PEA Fortuneo recule de 2,2% ce mois-ci soit une progression de 488% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 25%.
      PEA au plafond, pas d’opérations ce mois ci

  • Le PEA Bourse Direct recule de 2,8% ce mois-ci soit une progression de 52% depuis mars 2020, soit une performance annualisée de 21%. J’ai renforcé le tracker Amundi CW8
  • Le portefeuille est toujours investi (33%) en immobilier US, en hausse suite à la revalorisation des prix immobiliers. L’immobilier aux USA continue sa forte hausse tant sur les prix que sur les loyers qui ne sont pas bloqués comme dans certaines villes de France. Je suis propriétaire de 3 maisons, après la vente de 2 maisons en 2020. Sur ce mois, le cash flow net est de 1183€. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Je détiens également depuis cette année 2 appartements à Bordeaux que je vais exploiter en LMNP Ces achats ont été financés essentiellement à crédit, ils sont donc comptabilisés pour l’instant à 0 dans mon patrimoine net.
  • Les obligations représentent 2% de mon patrimoine
  • Le cash disponible est de 8%. Le financement de travaux dans ma RP se faisant à présent sur une ligne de crédit travaux à 0.9% sur 15 ans, je prévois donc de réinvestir ce cash. Les travaux de ma cave continuent: la peinture et le sol sont faits. Il reste la pose des dernières menuiseries et les finitions.
  • L’or et l’argent représentent 0,1% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

Retour de l’Inflation: comment adapter son patrimoine ?

1. Un retour avéré de l’inflation 

 
Vous avez sans doute constaté la hausse des prix dans votre budget récemment. La situation actuelle avec la guerre en Ukraine a accéléré la flambée de plusieurs matières premières comme le gaz et le pétrole mais également le blé.  Alors que les tensions inflationnistes étaient déjà fortes lors du rebond économique Post-Covid.
 
Un phénomène inédit pour les plus jeunes, car l’inflation était devenue très faible en Europe depuis les années 1980. 
Certes les forces déflationnistes existent encore : mondialisation, augmentation de la main d’œuvre mondiale, productivité…, Mais elles ne sont clairement plus assez fortes pour contrebalancer les forces inflationnistes : progression du crédit, en particulier immobilier, reprise économique, baisse du chômage.
 
Hors ce retour de l’inflation ne doit pas vous laisser sans réponse. Car les placements ne sont pas égaux face à l’inflation: certains sont perdants et d’autres gagnants.
 

2. Les placements perdants face à l’inflation

 
Comment un placement sans risque peut il vous faire perdre de l’argent.
 
Paradoxal, mais simple. Si le taux de rendement est inférieur au taux d’inflation, vous perdez de l’argent. Avec une inflation à 4.5% en Mars 2022, le rendement réel du livret A est de 1% – 4.5% = -3.5%
Actuellement le taux réel du livret A est donc largement négatif à -4.5%. Alors certes il faudra bien-sûr voir si la tendance se poursuit sur un an, mais la tendance est largement à la hausse !
 
Si vous avez des liquidités sur votre compte bancaire, c’est évidemment pire. Vos liquidités perdent 4.5% en rythme annuel ! Un chiffre peut-être sous-estimé car le taux est de 9% en moyenne en zone euro !
Même le fond euro d’assurance-vie est à rendement réel négatif. ! Les principales assurances-vie en euro proposent entre 1% et 2% maximum.

 

3. Protéger son patrimoine

 
Le patrimoine des français est principalement composé d’immobilier, d’assurance-vie, et malheureusement de peu d’actions qui pourtant protègent efficacement de l’inflation (cf. mes explications plus bas).
Mais revenons à l’assurance vie en euros qui, nous l’avons vu, est mal protégée. Nous risquons de voir, si l’inflation se prolonge, un vent de panique sur l’obligataire à la recherche d’une protection contre l’inflation.
L’immobilier pourrait d’ailleurs bien en profiter vu l’appétit des français pour la pierre d’autant qu’il est finançable à crédit. 
 
 

4. S’endetter en période d’inflation

 
Si l’inflation rogne le pouvoir d’achat et l’épargne, la bonne nouvelle, c’est qu’elle réduit également les dettes. En effet, la majorité des emprunts immobiliers en France sont à taux fixes. Cela signifie que votre mensualité est fixe et ne dépend pas de l’inflation. Mais lorsque l’inflation réelle est forte, l’argent que vous remboursez à la banque vaut moins en valeur réel.
 
Il est donc rationnel de s’endetter dans ce contexte. Personnellement c’est ce que j’ai fait en achetant 2 appartements à crédit en 2021.  Néanmoins, l’opportunité dépendra du profil de chacun et de sa capacité à rembourser. 
 
Attention toutefois, tous les placements immobiliers ne se valent pas. Il faut en effet fuir les biens immobiliers dont la réglementation bloque les loyers. Au delà du cas emblématique de Paris, c‘est le cas de plusieurs villes en France. Certes, aujourd’hui la réglementation n’est pas strictement appliquée mais le contexte inflationniste fera sûrement pression pour renforcer ce dispositif et protéger les foyers les plus défavorisés. 
A l’inverse, aux USA les loyers ne sont pas plafonnés. La hausse de l’immobilier y est forte et réagit pleinement à la force actuelle de l’économie.
 

5. Diversifier avec la bourse

 
Si les placements obligataires sont pénalisés par l’inflation (à l’exception des obligations indexés sur l’inflation), l’histoire montre que les actions résistent mieux à l’inflation. 
En effet, en période d’inflation, les entreprises qui le peuvent augmentent leurs prix et conservent leurs marges. Les actionnaires ne voient donc pas le rendement baisser. 
 
Certes, la décennie de taux bas a permis une hausse spectaculaire des marchés actions. Le SP 500 dividendes réinvestis à ainsi retourné 13.7% par an depuis 10 ans ! 
 

Historiquement les périodes d’inflation ne sont pas très favorables aux actions même si, comme nous l’avons vu, elle soulage les entreprises endettées. 
Néanmoins, au pays des aveugles les borgnes sont rois. Et les actions font beaucoup mieux que les obligations / monétaires sur les périodes de temps longues, y compris avec de l’inflation.
 
Si vous avez de l’argent qui dort sur votre compte bancaire ou votre livret, c’est à vous d’agir ! Vous pouvez recevoir ici
4 vidéos gratuites qui vont vous expliquer les bases de l’investissement passif en bourse !
 
 

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

 
  • Un tweet du gérant Bill Ackman pour qui nous sommes entrés dans la 3e guerre mondiale. La Chine pourrait se poser en médiateur et permettre d’arrêter le conflit. L’Occident doit bloquer Poutine et ne pas défendre que les pays membres de l’Otan.
  • Un livre clair et concis pour comprendre la politique étrangère de la France, qui remet en perspective son évolution historique. Intéressant dans le contexte actuel !
  • Je suis en train de lire Un continent derrière Poutine ? de Anne Niva.
    L’auteur qui a habité 10 ans en Russie fait le portrait d’habitants russe d’Europe et d’Asie. On comprend mieux leur attitude et ce qu’ils trouvent de bien chez Poutine qui leur a apporté la stabilité après les années Eltsine et le choc de la chute de l’URSS. Pourtant plusieurs personnes semblent le soutenir par défaut, par crainte du retour du chaos.
    Ce livre a le mérite de trancher avec notre regard occidental: non les russes n’ont pas forcément une bonne image du modèle démocratique occidental et ne cherchent pas à renverser Poutine. Bien sur ce livre a été écrit avant la guerre en Ukraine, cela peut donc changer. Mais écrit après l’annexion en Crimée dont les Russes interrogés dans ce livre remercient Poutine de l’avoir fait.
  • Une vidéo pertinente pour comprendre la tendance du marché immobilier. Alors qu’au niveau national, le nombre d’acheteur net diminue du fait du vieillissement de la population, c’est la concentration des flux des actifs qui a porté (et porte) la croissance des prix de l’immobilier dans les grandes villes. Et la pression à la baisse dans les zones moins attractives.
  • La lettre du CEO de Blackrock. La meilleure opportunité de notre temps sera l investissement dans la décarbonisation de notre économie !
  • Un livre passionnant sur le patrimoine des français. Le grand retour de la terre dans les patrimoines décrit à juste titre les Francais à juste titre comme riches en patrimoine immobilier et foncier. Et propose une refonte de la fiscalité française plus efficace en instaurant une taxe sur la terre urbaine permettant de réduire significativement les impôts de production et de rendre la France plus compétitive;
  • Un livre sur les Gilets Jaunes, écrit par un sociologue qui est allé sur les rond point et nous livre une analyse précise. Selon lui, le ressentiment lié à la hausse du cout de l’essence s’ajoutait à un contexte plus ancien: hausse de la fiscalité sur les budgets populaires (tabac), durcissement du contrôle technique (groupe roulant + que la moyenne et un nombre et un âge de véhicules au dessus de la moyenne), réduction de la vitesse de 90km à 80km (perçu comme une intrusion) et réduction des impôts sur les plus riches (réforme IFI / ISF) sans oublier la réduction des services publics en zones rurales / périphériques et la hausse de la CSG.
    Finalement en lisant ce livre, je me suis dit que les conditions était réunies pour un acte II des gilets jaunes avec la hausse actuelle du cout de la vie !
    Eclairant !
 

PORTEFEUILLE – Mars 2022

  • Les actions sont le poste le plus important à 56%. J’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA.
    • Le PEA Fortuneo progresse de 3,2% ce mois-ci soit une progression de 501% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 26%.
      Le PEA compense donc les pertes du mois précédent.
      PEA au plafond, pas d’opérations ce mois ci hormis la collecte du dividende trimestrielle du tracker Vanguard Europ
  • Le PEA Bourse Direct progresse de 4,9% ce mois-ci soit une progression de 57% depuis mars 2020, soit une performance annualisée de 24%. J’ai renforcé le tracker Amundi CW8

  • Le portefeuille est toujours investi (32%) en immobilier US, en hausse suite à la revalorisation des prix immobiliers. L’immobilier aux USA continue sa forte hausse tant sur les prix que sur les loyers qui ne sont pas bloqués comme dans certaines villes de France. Je suis propriétaire de 3 maisons, après la vente de 2 maisons en 2020. Sur ce mois, le cash flow net est de 728€. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Je détiens également depuis cette année 2 appartements à Bordeaux que je vais exploiter en LMNP Ces achats ont été financés essentiellement à crédit, ils sont donc comptabilisés pour l’instant à 0 dans mon patrimoine net.
  • Les obligations représentent 2% de mon patrimoine, en forte baisse suite au remboursement de mon prêt immobilier aux USA (j’ai prêté à un promoteur immobilier)
    • Mon Plan d’Epargne Entreprise.
    • Un contrat de prêt immobilier aux USA à 7% qui me verse des intérêts tous les mois (inclus dans le cash flow net des USA ci-dessus). Ce mois-ci mon contrat vient d’être remboursé, je vais potentiellement réinvestir sur un nouveau projet !
    • Une assurance-vie Nalo investie comme épargne de précaution (rendement moyen de 2% net) sur laquelle j’ai placé en attente le remboursement de mon contrat de prêt avec Homes of England. Il s’agissait d’un contrat de prêt court terme (8 mois) à 6% avec la société Homes of England. Il est toujours possible de souscrire. Si vous souhaitez être mis en relation avec eux, vous pouvez laisser vos coordonnées ici pour être recontacté.
  • Le cash disponible est de 10% en forte hausse. Le financement de travaux dans ma RP se faisant à présent sur une ligne de crédit travaux à 0.9% sur 15 ans, je prévois donc de réinvestir ce cash. Les travaux de ma cave avance: l’électricité et le placo sont en cours de finalisation. Il reste à présent la peinture, le sol, la pose des dernières menuiseries ainsi.
  • L’or et l’argent représentent 0,1% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

Interview Geoffrey Goodvest

Peut-être que comme moi, il vous est difficile de penser à autre chose qu’à la guerre en Ukraine. C’est terrifiant et il est bien difficile de prévoir ou va s’arrêter Poutine. Mais cette crise montre aussi le pouvoir de l’argent. Et les sanctions occidentales vont pénaliser le pouvoir russe ainsi que la population russe. Avec un rouble en chute libre, l’inflation devrait exploser ! Les actifs russes font également l’objet de dégagement: le fond souverain norvégien a par exemple indiqué qu’il vendrait toutes ses participations en Russie. D’ailleurs la bourse en Russie reste fermée, pour éviter le krach et je cite « Pour donner un ordre d’idée de la purge à laquelle on pourrait assister à la réouverture des échanges à Moscou, le titre Sberbank (l’une des toutes premières capitalisations russes) s’effondre de 69% à Londres » (source ici)
Choisir ou investir n’est donc pas seulement une décision financière, c’est également un choix éthique, tant l’argent peut soutenir des régimes ou des entreprises dont l’influence n’est pas bonne pour la planète.
C’est donc avec un grand plaisir que j’ai interviewé Geoffrey qui est le responsable BtoBtoC de Goodvest, une solution innovante d’investissement responsable. J’ai bien aimé l’approche consistant à rendre l’investissement responsable avec une démarche très poussée qui ne se résume pas à proposer des fonds labellisés ISR / ESG. Aujourd’hui je pense que c’est, à ma connaissance, ce qui se fait de mieux sur le marché comme investissement éthique.
Tanguy: Bonjour Geoffrey , est ce que tu pourrais te présenter et nous dire ce qui t’a amené à rejoindre Goodvest ?
Geoffrey: Bonjour Tanguy, J’ai commencé ma carrière comme conseiller patrimonial puis je me suis spécialisé sur l’aspect réglementaire de la distribution de produit financier. Dans ma vie personnelle, je fais de mon mieux pour limiter la pression que j’exerce sur l’environnement : consommation de produit frais, de saison et vrac, déplacement quotidien en vélo et transport en commun, etc. Et puis, je me suis rendu compte que la finance a un véritable rôle à jouer d’autant plus que le secteur est pollué par le greenwashing. En découvrant, Goodvest je me suis tout à fait reconnu dans leur engagement.
Tanguy: Quelle est la philosophie d’investissement de Goodvest ? On entend beaucoup parler d’investissement responsable mais l’offre semble très hétérogène.
Geoffrey: En effet, on entend de plus en plus parler de finance responsable et cela va encore s’accélérer avec les nouvelles réglementation SFDR et taxonomie qui vont entrer en vigueur. Pourtant, l’offre reste encore floue notamment sur la transparence des investissements réalisés par les sociétés de gestion. Malgré les 3 labels – ISR, GreenFin, Finansol – aucun ne prend en compte l’empreinte carbone, la trajectoire de réchauffement climatique et un seul de ses labels excluent l’investissement dans les énergie fossiles. Nos convictions chez Goodvest est la lutte contre le réchauffement climatique car notre argent et nos investissements dessinent, influencent et construisent le monde de demain en le finançant. Or bien souvent, notre épargne soutient des secteurs d’activité ou bien des entreprises qui ne sont pas du tout alignés avec nos valeurs et nos convictions.
Tanguy: Quels sont les supports que Goodvest conseille à ses clients ?
Geoffrey: Nous avons décidé d’aller plus loin que les labels existants: Tous nos portefeuilles sont alignés avec l’accord de Paris et ont ainsi une trajectoire de réchauffement climatique de maximum 2°C. Pour analyser l’empreinte carbone des entreprises financées, nous nous appuyons sur notre partenaire Carbone 4, spécialisé dans l’analyse de l’empreinte carbone sur l’ensemble de la chaîne de valeur, du périmètre le plus restreint au plus large (scopes 1, 2 et 3). Nos fonds sont axés sur les objectifs de développement durable des Nations Unis. Nous appliquons une stratégie d’exclusion stricte des entreprises impliquées dans l’extraction d’énergies fossiles (charbon et pétrole), le tabac, le divertissement pour adultes ou encore les entreprises violant le pacte des Nations Unies. De plus, nous avons à cœur d’être transparent aussi bien sur l’empreinte carbone de nos fonds, sur leur composition que sur les frais. Et pour ce faire, nous proposons à nos clients d’investir uniquement sur des ETF et des OPCVM en part clean share, car nous ne percevons aucune rétrocession. 
Tanguy: Goodvest est partenaire de Generali, pourtant il ne propose pas de fonds euros, pourquoi?
Geoffrey: Nous avons une méthodologie de sélection de nos unité de compte qui est très poussée et axée sur la transparence puisqu’avant toute sélection nous analysons sa composition pour vérifier aussi bien son exposition sectorielle que son empreinte carbone. Or ceci n’est pas réalisable sur le fonds euros. Aucun fonds euros du marché ne permet d’avoir un alignement avec les accords de Paris. Pour autant, nous parvenons aisément à constituer des portefeuilles pour des profils investisseurs sécurisé ou prudent grâce à des fonds Green Bonds.  Nous pouvons construire des portefeuilles en adéquation avec la situation, le profil de risque et l’horizon de placement de chaque investisseur. De plus, nous donnons la possibilité aux épargnants de choisir parmi 6 thématiques distinctes afin de diversifier au mieux les portefeuilles : Transition écologie, santé, eau, pays émergents, emploi et technologies responsables.
Tanguy: Est ce que l’investissement responsable est rentable ?
Geoffrey: Très bonne question qui a toute son importance. La rentabilité se retrouve à plusieurs égards : 
  • plusieurs études et de plus en plus de société de gestion montrent la résilience des fonds et des titres d’entreprises qui intègrent des critères ESG. 
  • De plus, la perspective d’un monde avec 4 degrés de réchauffement climatique a fait apparaître de nouveaux risques, qui sont à prendre en compte par les investisseurs : le risque physique et le risque de transition.
  • Et on voit augmenter chaque année, les encours de l’investissement socialement responsable. 
Nous venons d’ailleurs de publier la performance de nos mandats sur l’année 2021.
Tanguy: Que penses-tu du marché de l’investissement responsable aujourd’hui ? Est-ce le bon moment pour investir ?
Geoffrey: Je pense que demain l’ISR sera devenu la norme. 2022 représente une année charnière en terme de réglementation, et d’ailleurs dès la fin d’année, toutes les institutions financières devront recceuillir les attentes des épargnants en matière de durabilité pour leurs investissements et elles devront leur proposer des produits en adéquation avec leurs attentes.  Les flux financiers en faveur de l’ISR ne vont cesser de progresser et Goodvest à une longueur d’avance sur tous les acteurs du marché.  De plus, le rythme auquel nous utilisons les ressources de la planète et la pression que nous exerçons sur notre écosystème fait qu’il est urgent d’agir. Nous savons que notre épargne finance l’économie réelle et c’est en agissant aujourd’hui que nous décidons du monde que nous souhaitons pour nos enfants.
Tanguy: Que penses-tu du rapport des français à l’argent et de leur façon d’investir ?
Geoffrey: Malheureusement l’école ne nous apporte aucune connaissance en matière d’éducation financière et l’épaisseur de notre système fiscale rend l’opération très opaque.  Pour autant, les français ont toujours su avoir l’esprit critique et ont cette capacité à aller chercher par eux-mêmes l’information.  Et s’ils ont compris que les grands institutions financières n’ont plus le monopole de l’épargne, la France conserve une certaine aversion au risque. Je pense qu’il faut de nouveau ouvrir le dialogue avec les français pour parler des nouveaux enjeux de la finance. Quand on met son argent sur un livret A, LDD ou bien un PEL il est impossible de savoir quel projet sera financé, alors qu’investir dans un titre d’entreprise nous permet de savoir exactement quel projet est  financé avec notre épargne.
Tanguy: Que conseillerais-tu à quelqu’un qui hésiterait à investir dans l’investissement responsable?
Geoffrey: Le premier conseil que je donnerai est qu’avant tout il faut comprendre où va son argent et qu’est-ce qu’il va financer. Chez Goodvest, nous accompagnons nos clients pour les aider dans la construction de leur patrimoine, non seulement d’un point de vue patrimonial mais également dans les sous jacent qui constitue leur patrimoine.  Il est plus qu’important aujourd’hui de donner du sens à son épargne, non seulement pour tenir rythme des accords de Paris mais également pour rechercher de la performance à long terme.
Tanguy: Quels sont les livres que tu conseillerais apprendre à investir son argent?
Geoffrey: Dans un premier temps, je vous invite à lire “le monde sans fin” de Jean Marc Jancovici et Christophe Blain. Un livre tout à fait accessible et extrêmement bien fait pour comprendre les enjeux climatique et énergétique de la planète. Finance durable. L’heure de la seconde chance de Philippe Zouati
Tanguy: Merci, Geoffrey pour cette interview
Geoffrey: Merci Tanguy pour cet échange. 
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CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Un article citant Robert Schiller, expliquant que 75% des investisseurs particuliers pensent que le marché est surévalué. Il dresse également un parallèle entre la situation actuelle et 1929 avec l’augmentation de « joueurs » en bourse ! Ce n’est pas la première fois que cet économiste a de tels propos et comme d’habitude nous devons être prêt au pire, en restant bien diversifié !
  • Je viens de finir Le capitalisme, sans rival de Branko Milanovic Un livre d’économie qui compare analyse le système actuel ou plutôt les systèmes avec d’un côté le capitalisme libéral américain et de l’autre le capitalisme autoritaire chinois. Chaque système a en effet sa dynamique propre et l’auteur voit une poursuite de cette opposition plutôt qu’une convergence. Le capitalisme chinois, système corrompu, pourrait être fragilisé si la masse de la population n’y trouve plus son compte et notamment si la croissance économique ralentit. Le système américain, méritocratique et élitiste, pourrait bien lui dangereusement devenir une ploutocratie si l’enseignement supérieur de qualité devient accessible uniquement aux enfants de la classe dirigeante. Au delà de cette opposition, l’auteur ne tombe pas dans la caricature et explique en quoi la corruption est, sans jugement moral, un fondement essentiel du capitalisme chinois. Edifiant !

PORTEFEUILLE – Février 2022

  • Les actions sont le poste le plus important à 58%. J’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA.
    • Le PEA Fortuneo recule de 3,2% ce mois-ci soit une progression de 482% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 26%. Cette baisse mensuelle du PEA, consécutive à la plus forte baisse depuis mars 2020 enregistrée le mois dernier, est bien entendu lié à la guerre en Ukraine. Comme je le disais aux membres de la formation PEA, cette situation ne change pas ma stratégie d’investissement. PEA au plafond, pas d’opérations ce mois ci
    • Le PEA Bourse Direct baisse de 2,4% ce mois-ci soit une progression de 50% depuis mars 2010, soit une performance annualisée de 225%. J’ai renforcé le tracker Amundi CW8
  • Le portefeuille est toujours investi (33%) en immobilier US, en hausse suite à la revalorisation des prix immobiliers. Je suis propriétaire de 3 maisons, après la vente de 2 maisons en 2020. Sur ce mois, le cash flow net est de 1294€. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Je détiens également depuis cette année 2 appartements à Bordeaux que je vais exploiter en LMNP Ces achats ont été financés essentiellement à crédit, ils sont donc comptabilisés pour l’instant à 0 dans mon patrimoine net.
  • Les obligations représentent 9% de mon patrimoine, en baisse suite au financement de travaux dans ma RP dont
    • Mon Plan d’Epargne Entreprise.
    • Un contrat de prêt immobilier aux USA à 7% qui me verse des intérêts tous les mois (inclus dans le cash flow net des USA ci-dessus). Ce mois-ci mon contrat vient d’être remboursé, je vais potentiellement réinvestir sur un nouveau projet !
    • Une assurance-vie Nalo investie comme épargne de précaution (rendement moyen de 2% net) sur laquelle j’ai placé en attente le remboursement de mon contrat de prêt avec Homes of England. Il s’agissait d’un contrat de prêt court terme (8 mois) à 6% avec la société Homes of England. Il est toujours possible de souscrire. Si vous souhaitez être mis en relation avec eux, vous pouvez laisser vos coordonnées ici pour être recontacté.
  • Le cash disponible est de 0.5% que je consacre au financement de travaux dans ma RP.  Le décaissement est à présent terminé et cette semaine est prévue la pose des menuisieres en attendant l’électricité et le placo. J’ai pu remonté un peu mon cash, passant toutes les dépenses actuelles de travaux sur un prêt négocié à 0.9% sur 15 ans avec ma banque.
  • L’or et l’argent représentent 0,1% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

Comment investir son argent en 2022?

Cela fait déjà 2 ans que nous vivons avec le coronavirus et pour la première fois, mes enfants ont été contaminés et sont à la maison aujourd’hui.
La situation économique a fortement évolué depuis 2 ans !
Le soutien des gouvernements a permis une forte reprise économique, une hausse de l’épargne pour la plupart des ménages et une forte hausse de l’inflation. Le chômage a fortement baissé et nous sommes à un tournant. La FED a ainsi annoncé qu’elle allait remonter ses taux. Dans ce contexte, que faire ?

Commençons par un rapide retour en arrière

  • Après le krach de mars 2020, les bourses ont, non seulement rebondi, mais atteint des niveaux encore plus élevés.
  • Les grandes entreprises affichent des résultats records, ce qui profite aux actionnaires et les bourses ont progressé fortement en 2021: le MSCI World a pris +31% l’année dernière !
  • La contestation du capitalisme (inégalités, pauvreté) a été mis sous cloche avec le Covid et les aides des états.
  • Malgré des bruits de bottes en Ukraine, les perspectives semblent donc assez bonnes.

Mais l’investissement ce n’est pas regarder dans le rétroviseur, pour réussir il faut regarder devant soi

  • L’inflation est la grande inconnue
  • Après des années de hausse de profitabilité des entreprises, cette tendance peut elle perdurer? Une entreprise ne peut toujours augmenter sa marge, car il existe une limite inhérente au système capitaliste.

Prudence pour 2022

  • Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel et je m’attends a une hausse plus modéré des bourses. Sur le long terme, le rythme est de 10% par an et non de 30% comme l’année dernière ou même 15% sur la moyenne des dernières années. Il faut donc prévoir que les bourses feront plutôt autour de 5% par an.
  • Etre diversifié. Dans mon patrimoine actuel, j’ai des actions, de l’immobilier, des obligations. Je prévois de rester diversifié dans l’état actuel et je vous en parle dans mes projets en 2022.

Mes projets pour 2022

Je vous souhaite le meilleur pour 2022 et de bien faire travailler votre argent.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Je viens de finir We are talking millions, de Paul Merriman.
    Beaucoup de principes communs avec la formation avec un accent sur le small & value pour surperformer. Intéressant ! (si vous lisez l’anglais).
  • Une passionnante Histoire de France de Jacques Bainville. Un condensé de 2000 ans d’histoire dont l’intérêt est d’expliquer l’enchainement des évènements et comment la France s’est construite. Ce n’est pas un livre sur l’économie, mais plutôt d’histoire politique. Perspective intéressante avant les élections présidentielles !

PORTEFEUILLE – Janvier 2022

  • Les actions sont le poste le plus important à 60%. J’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA.
    • Le PEA Fortuneo recule de 3,7% ce mois-ci soit une progression de 501% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 26%. Cette baisse mensuelle du PEA est la plus forte depuis mars 2020 ce qui n’est pas rien mais qui ne m’a pas empêché de dormir. En effet, la volatilité est tout à fait normale ! Au plafond, pas d’opérations ce mois ci
    • Le PEA Bourse Direct baisse de 5% ce mois-ci soit une progression de 53% depuis mars 2010, soit une performance annualisée de 25%. J’ai renforcé le tracker Amundi CW8
  • Le portefeuille est toujours investi (32%) en immobilier US, en hausse suite à la revalorisation des prix immobiliers. Je suis propriétaire de 3 maisons, après la vente de 2 maisons en 2020. Sur ce mois, le cash flow net est de 1370€. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Je détiens également depuis cette année 2 appartements à Bordeaux que je vais exploiter en LMNP Ces achats ont été financés essentiellement à crédit, ils sont donc comptabilisés pour l’instant à 0 dans mon patrimoine net.
  • Les obligations représentent 8% de mon patrimoine, en baisse suite au financement de travaux dans ma RP dont
    • Mon Plan d’Epargne Entreprise.
    • Un contrat de prêt immobilier aux USA à 7% qui me verse des intérêts tous les mois (inclus dans le cash flow net des USA ci-dessus)
    • Une assurance-vie Nalo investie comme épargne de précaution (rendement moyen de 2% net) sur laquelle j’ai placé en attente le remboursement de mon contrat de prêt avec Homes of England. Il s’agissait d’un contrat de prêt court terme (8 mois) à 6% avec la société Homes of England. Il est toujours possible de souscrire. Si vous souhaitez être mis en relation avec eux, vous pouvez laisser vos coordonnées ici pour être recontacté.
  • Le cash disponible est de 0.3% que je consacre au financement de travaux dans ma RP.  L’aménagement de notre cave et du jardin ont bien avancé et la suite du décaissement se poursuit. A 0,3% je suis vraiment au minimum, j’ai utilisé toutes mes liquidités disponibles !
  • L’or et l’argent représentent 0,1% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

Bilan 2021: Nouvelles expériences (bouger, investir, profiter, apprendre et partager)

Après une année 2020 hors normes, nous avons pu profiter du retour à une vie presque normale même si les variants divers et variés imposent des restrictions et de la vigilance.
J’ai eu la chance de pouvoir faire cette année les 5 choses les plus importantes pour moi :

1. Garder la forme

  • Courir mon premier marathon, après plusieurs reports. J’ai couru celui de Paris en 3h18 soit 13km/h de moyenne et c’était une expérience extraordinaire.
  • Exploser mon volume de course: 1892 km cette année contre 1117 km en 2020.
  • Une année à 99% de douches froides, j’ai commencé par hasard à l’été 2021 et c’est devenue une nouvelle habitude qui réveille bien le matin.
  • Un gym régulière avec des pompes et du gainage.

Investir

  • Faire mes 2 premiers achats immobiliers à Bordeaux dont l’un qui vient d’être mis en location. Voici les photos avant / après. Il s’agissait d’une succession. L’appartement était vendu par les 2 filles d’une dame agée qui y avait habité depuis 1961, date de construction ! Forcément tout était dans son jus et il a fallu tout refaire à l’exception des huisseries. L’appartement n’avait même pas de chauffage. A présent, il est agréable et beaucoup plus lumineux.

Profiter de la vie

  • Démarrer le début des travaux d’agrandissement de ma Résidence Principale à Bordeaux avec l’aménagement de la cave et la construction d’une mini piscine. C’est un peu tôt pour vous montrer des photos, pour l’instant, c’est le gros oeuvre, avec décaissement. Il reste les 2/3 du chantier à faire.
  • Garder un bon équilibre perso / boulot grâce au télétravail ce qui me permet d’amener mes enfants à l’école, jouer avec eux et déjeuner avec mon épouse. Lorsque la crise du COVID a commencé, j’ai regardé le verre à moitié plein et j’ai vu que cette crise serait l’occasion de passer plus de temps en famille. Cela a été le cas et cela continue.
  • Profiter d’habiter l’Aquitaine, une magnifique région, proche de la plage, de la forêt, de vignobles et de sites culturels et historiques.
  • Faire une première sortie en duo avec Madame sur un voilier de 30 pieds à la Rochelle / Ile d’Yeu / Ile de Ré / ile d’Oléron. C’était un objectif car nous pourrons envisager de partir avec les enfants sur ce type de bateau.
  • Faire notre première sortie en famille en vélo de 40km le long de la Garonne. J’ai découvert par accident que mes enfants étaient capable d’avaler cette distance en seulement 2h !

Apprendre

Une nouvelle langue: l’espagnol. Je m’y suis mis à force de travailler avec des collègues d’Espagne et d’Amérique du Sud. Lire pleins de bouquins sur l’histoire, l’économie, la géopolitique dont des grands classiques. Voici mes préférés cette année
Investissement
Histoire

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Donner à des associations comme les Restos du Cœur et Médecins sans Frontières (+60% de dons vs l’année dernière).

Mon patrimoine

Et cerise sur le sundae comme disent les canadiens, mon patrimoine net total a progressé cette année de +15% (et de +19% hors résidence principale). Cette performance est en grande partie due à la performance des actions détenues en PEA et PER qui auront fait +30% cette année. Un cru exceptionnel.
Ainsi qu’a la hausse de l’immobilier aux USA, en particulier, car je détiens des maisons avec jardin, très recherchées.
Et malgré une désépargne exceptionnelle cette année pour le financement des travaux de résidence principale et des apports immobiliers.
Je vous souhaite le meilleur pour 2022 ! Soyez ambitieux, soyez optimistes !

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Vanguard vient de publier sa prévision pour 2022 et le message est clair: les actions, en particulier américaines, ont (trop) surperformé ces 10 dernières années et devraient donc moins performer pour les 10 prochaines années.
  • Stocks for the Long Run de J. Siegel. J’ai beaucoup aimé ce livre qui explique, chiffres à l’appui, les techniques d’investissement qui fonctionne (et celles qui vous font perdre de l’argent)
    L’auteur propose un tour historique assez complet des différentes phases de baisse et de hausse et conclut que les actions restent l’un des investissements les plus intéressant à long terme
    Je l’ai lu en anglais mais il existe aussi en français.
  • Un article intéressant de yomoni sur l’intérêt de chercher à investir au plus bas

PORTEFEUILLE – Décembre 2021

  • Les actions sont le poste le plus important à 61%. J’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA.
    • Le PEA Fortuneo progresse de 3,1% ce mois-ci soit une progression de 525% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 27%. Au plafond, pas d’opérations ce mois ci
    • Le PEA Bourse Direct progresse de 3,2% ce mois-ci soit une progression de 62% depuis mars 2010, soit une performance annualisée de 30%. J’ai renforcé le tracker Amundi CW8
  • Le portefeuille est toujours investi (30%) en immobilier US, en hausse suite à la revalorisation des prix immobiliers. Je suis propriétaire de 3 maisons, après la vente de 2 maisons en 2020. Sur ce mois, le cash flow net est de 1193€. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Je détiens également depuis cette année 2 appartements à Bordeaux que je vais exploiter en LMNP Ces achats ont été financés essentiellement à crédit, ils sont donc comptabilisés pour l’instant à 0 dans mon patrimoine net.
  • Les obligations représentent 8% de mon patrimoine, en baisse suite au financement de travaux dans ma RP dont
    • Mon Plan d’Epargne Entreprise.
    • Un contrat de prêt immobilier aux USA à 7% qui me verse des intérêts tous les mois (inclus dans le cash flow net des USA ci-dessus)
    • Une assurance-vie Nalo investie comme épargne de précaution (rendement moyen de 2% net) sur laquelle j’ai placé en attente le remboursement de mon contrat de prêt avec Homes of England. Il s’agissait d’un contrat de prêt court terme (8 mois) à 6% avec la société Homes of England. Il est toujours possible de souscrire. Si vous souhaitez être mis en relation avec eux, vous pouvez laisser vos coordonnées ici pour être recontacté.
  • Le cash disponible est de 1% que je consacre au financement de travaux dans ma RP.  L’aménagement de notre cave et du jardin ont bien avancé et la suite du décaissement se poursuit.
  • L’or et l’argent représentent 0,1% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.

Interview Louve (SCPI)

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’interviewer Clément qui est le fondateur de Louve, une solution innovante d’investissement immobilier. J’ai bien aimé l’approche consistant à simplifier l’investissement immobilier et à minimiser les frais des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI)
J’ai déja parlé des SCPI sur le blog il y a plusieurs années

Mais sans y investir moi-même, préférant cette année acheter 2 appartements à louer en LMNP. Toutefois, l’investissement en direct n’est pas forcément pour tout le monde tant il est chronophage (même en déléguant le maximum de choses).
Une bonne solution est donc d’investir en SCPI pour déléguer la totalité de la gestion. Pas besoin de chercher un bien, faire des visites, négocier, passer chez le notaire, trouver une entreprise pour faire des travaux et mettre en location.
Avec les SCPI, vous vous contenter d’acheter des parts de SCPI et la société de gestion vous verse ensuite régulièrement (en général tous les trimestres) des loyers nets de charges.
Le problème c’est que certains intermédiaires profitent de l’intérêt des français dans l’immobilier pour facturer des frais très élevés pour ce produit. J’ai donc cherché une solution qui serait plus performante et mes recherches m’ont conduit tout droit chez Louve, un nouvel acteur qui propose les meilleures SCPI, aux meilleures conditions avec un bonus de 2.5% de votre investissement sur la plupart des SCPI !
2.5% de bonus sur votre investissement, c’est autant d’argent qui travaille pour vous. Et Louve m’a proposé, pour les lecteurs du blog, d’ajouter un bonus supplémentaire de 0.25% soit un total de 2.75% de bonus 

Je vous en reparle à la fin de l’interview si cela vous intéresse

 

Tanguy: Bonjour Clément , est ce que tu pourrais te présenter et nous dire ce qui t’a amené à lancer Louve ?

Clément : Ingénieur des Ponts et Chaussées, j’ai rencontré mon associé Théophile en 2011. Théophile a ensuite travaillé en tant que trader à Londres, puis en tant que gérant d’un portefeuille de plus de deux milliards d’euros pour AXA. Pour ma part j’ai travaillé sur les moteurs de l’A380, puis dans des startups en Silicon Valley en analyse de données après un master en mathématiques appliquées de l’université de Stanford.

Louve part d’une conviction forte de notre part sur le marché immobilier. Nous avons identifié que toutes les classes d’actif sont en train de se faire digitaliser : de l’art aux montres en passant par les actions et les cryptos, tout ou presque semble disponible en deux clics sur Internet. Tout, sauf l’immobilier.

Cela a attiré notre attention car l’immobilier est la classe d’actifs privilégiée par près de 75% des français ! La conséquence est claire : sur ces 75% de français qui souhaitent investir en immobilier, seuls 15% le font. C’est donc pour répondre à ce besoin que nous avons lancé Louve.

 

Tanguy: Quelle est ta philosophie d’investissement de Louve?

Clément : En étudiant le marché, nous avons pris le parti de nous appuyer sur les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (ou SCPI pour faire court). En gros, de nombreux investisseurs mutualisent leurs investissements et le confient à des gérants experts et agréés qui sélectionnent, achètent et gèrent les biens immobiliers.

Cela nous permet d’offrir un confort incomparable à nos clients qui n’ont plus à gérer les locataires, tout en réduisant le risque d’impayés car chaque SCPI investit dans de nombreux biens ce qui permet d’assurer une diversification optimale.

Enfin, on peut investir dès 187€, ce qui est impensable lors d’un achat d’un bien en direct.

 

Tanguy: Quel intérêt pour un investisseur de passer par Louve pour acheter ses parts de SCPI ?

Clément : Tout d’abord, et parce que nous concevons notre solution comme une plateforme digitale, nous sommes en mesure de proposer des conditions tarifaires uniques à nos clients : en passant par Louve on bénéficie d’un bonus de 2.5% sur la grande majorité des SCPI, là où les autres courtiers ne proposent aucun bonus.

Cela signifie par exemple que si vous investissez 10 000€ en SCPI, Louve vous offre un bonus de 250€.

En plus, nous avons une sélection de plus de 50 SCPI, et offrons un parcours en ligne rapide et efficace. Vous pouvez aussi suivre les investissements réalisés, et analyser la performance de vos placements en un coup d’œil.

Tanguy: Quels sont les supports que Louve conseille à ses clients ?  ?

Clément : Comme toujours, cela dépend des convictions des clients. Ce que l’on voit beaucoup en ce moment sont des investissements avec des thèmes forts comme la santé, la logistique ou le résidentiel. Les bureaux restent évidemment aussi une valeur phare avec des rendements qui sont très intéressants.

Notre recommandation principale est de s’informer en amont et d’investir dans des secteurs sur lesquels on a une conviction.

 

Tanguy: Tu proposes un service de conseil sur les SCPI, peux-tu nous en dire plus ?

Clément : Nous accompagnons les clients dans leur projet et leur proposons des portefeuilles adaptés. Cela signifie qu’en fonction des objectifs et des convictions du client nous pouvons proposer des SCPI dont la stratégie sectorielle ou géographique correspond particulièrement bien.

Il suffit de prendre rendez-vous en ligne ou de nous appeler directement au 01 76 42 13 16 !

Nous offrons aussi un chat en direct qui permet de communiquer avec nos conseillers durant les horaires d’ouverture.

 

Tanguy: Est ce que les SCPI sont un investissement rentable ?

Clément : Absolument. La moyenne de rendement des SCPI en 2020 s’est établie à 4.18% malgré le COVID et les prévisions sur 2021 sont encore plus optimistes.

Certaines SCPI caracolent même avec des rendements à plus de 6% depuis plusieurs années. L’un des avantages souvent cités par nos clients est le fait que les SCPI versent des loyers réguliers : on voit vraiment les fruits de son investissement être versés sur son compte en banque.

 

Tanguy: Que penses-tu du marché immobilier aujourd’hui ? Est-ce le bon moment pour investir ?

Clément : Sur les trente dernières années, les seuls qui ont regretté sont ceux qui n’ont pas investi en immobilier. De plus, l’immobilier est connu pour être un choix pertinent en cas d’inflation, je dirais donc en effet que la période est propice à l’immobilier.

Enfin, dans un contexte de rendements faibles sur les livrets A, PEL et autres placements peu risqués, les SCPI se positionnent très favorablement en offrant un ratio rendement / risque intéressant.

 

Tanguy: Que penses-tu du rapport des français à l’argent et de leur façon d’investir ?

Clément : Comparativement aux États-Unis, les français sont probablement un peu plus avers au risque. Cela s’observe dans les habitudes d’épargne, avec une part non négligeable de l’épargne placée en Livret A ou PEL.

Mais la baisse des rendements des placements sans risque et l’émergence de nouvelles classes d’actif à volatilité élevée comme les cryptos changent les habitudes. On observe un engouement fort pour les actifs dits alternatifs (dont l’immobilier en grande partie), qui se traduit aussi par des collectes record pour les SCPI. Plus d’un million de français ont déjà franchi le pas !

 

Tanguy: Que conseillerais-tu à quelqu’un qui hésiterait à investir dans les SCPI?

Clément : Tout d’abord, de ne se lancer que s’ils sont à l’aise avec cet investissement, et donc de se renseigner en amont. Ensuite, de ne pas hésiter à commencer petit. Il n’y a aucune honte à mettre un petit ticket, puis à augmenter ses positions lorsque la confiance augmente. Nous avons beaucoup de clients qui réinvestissement régulièrement. Nous proposons d’ailleurs également des SCPI qui permettent de mettre en place des versements programmés : à la manière d’une assurance-vie, on investit une petite somme chaque mois automatiquement.

Le pire à mon sens est de ne rien faire. Et aujourd’hui, Internet regorge d’informations pour apprendre et se faire son opinion.

 

Tanguy: Quels sont les livres que tu conseillerais apprendre à investir son argent?

Clément : L’investisseur intelligent, de Benjamin Graham, ou encore les livres de Nassim Taleb, qui sont de très bonnes introductions aux notions de risque (on peut citer Le Cygne noir par exemple).

 

Tanguy: Merci, Clément pour cette interview

Clément : Merci Tanguy de m’avoir reçu !

Si le service Louve correspond à vos attentes, je vous invite alors à vous rendre sur leur site via ce lien.

Vos avantages:

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Je peux revendre sur le marché secondaire Louve.

Vos investissements sont-ils performants?

Récemment, j’ai eu plusieurs discussions avec des clients sur la notion de performance.
Et le sujet n’est pas aussi simple qu’il n’y parait.
  • J’ai reçu mon relevé d’assurance-vie qui indique une performance de +5%, c’est bien non ?
  • Sur mon PER actuel, je suis déçu car ma performance n’est que de 2%
  • J’aimerais suivre la performance de mon portefeuille mais comment la calculer par année ? Je crois qu’il serait faux de prendre la performance depuis le début et de diviser par le nombre d’année ?
  • Ton PEA a fait une performance de 27% par an depuis 2014, comment as tu fait ?
Vous l’avez compris le sujet est vaste ! et pourtant crucial, car comment savoir si nous investissons bien? Il faut avoir un bon instrument de mesure.
C’est un peu comme courir un marathon sans montre !
Dans cet article nous allons voir:
  • Qu’est ce qu’une bonne performance en 2021 ?
  • Comment mesurer l’écart entre votre performance et le niveau attendu ?
  • Pourquoi +2% peut être une bonne performance et 5% une mauvaise performance (si si).
  • Comment mesurer simplement la performance de son portefeuille (comment je le fais et vous pouvez le faire) ?
  • Pourquoi la performance de mon PEA a été supérieure au marché depuis sa création en 2014 ?
Les actifs sont au plus haut. Immobilier et Bourse atteignent des records. En mars 2020, je vous disais que je faisais all-in en Bourse car tout le monde vendait.
A présent, c’est l’inverse, tout le monde achète.
Je ne dis pas de vendre vos actions, mais je vous recommande de rester prudent et de bien surveiller votre allocation. Vous devez être capable d’être préparé si un krach boursier arrivait demain.
Comme solution décorrélée de la bourse, il est toujours possible de souscrire par exemple un contrat de prêt Homes of England dont j’ai déjà parlé. Les conditions sont particulièrement favorables en ce moment, car après avoir généré des profits par les travaux, tous leurs immeubles sont terminés et loués.
Les conditions sont :
– 12 mois minimum
– 50k€ minimum
– 5,5% en euros ou 6% en gbp
Si vous souhaitez être mis en relation avec eux, vous pouvez laisser vos coordonnées ici pour être recontacté.
Autre solution, mettre en place un fond de sécurité disponible immédiatement 

Qu’est ce qu’une bonne performance en 2021 ?

Revenons au sujet de la performance: qu’est ce qu’une bonne performance en 2021 ?
Cela va dépendre des actifs que vous détenez ! car si beaucoup d’actifs ont monté, ils ne l’ont pas fait à la même vitesse.
En bas de l’échelle, nous trouvons les fonds euros. La performance espérée pour cette année sera entre 1% et 2%. Vous ne pourrez pas espérer faire beaucoup moins. Et cela ne va pas s’arranger d’après ce que disent les assureurs, nous devrions nous rapprocher plus de 1% que de 2% à l’avenir.
En haut de l’échelle, les actions auront brillé cette année.
L’indice mondial MSCI world, composée de 1,600 entreprises, a progressé de 29% entre le premier janvier 2021 et le premier décembre 2021.
Toutefois il y a des disparités.
Le Nasdaq a augmenté de 20%, le SP 500 de 21%, l’EuroStoox de 16.76%, le CAC 40 de 23% et le Nikkei avec un petit 1,79% de hausse.
La surperformance du MSCI World tient également à la faiblesse de l’Euro. En effet l’Euro a perdu 7.5% face au dollar depuis le début de l’année !

Comment mesurer l’écart entre votre performance et le niveau attendu?

Ce qui est intéressant à présent, c’est de déterminer à quel benchmark vous devez vous comparer. Il va falloir connaitre la répartition de vos investissements par classe d’actif.
Prenons l’exemple de Julien qui possèdent une assurance-vie équilibrée avec 50% de fonds euros et 50% actions internationales. La performance de son indice de référence est de 2% pour le fonds euros et de 29% sur les actions internationales Comment mesurer l’écart entre votre performance et le niveau attendu ?
Soit une performance théorique pour Julien de 50% x (2% + 29%) = 16.5%

Pourquoi +2% peut être une bonne performance et 5% une mauvaise performance ? (si si).

Si le contrat de Julien affiche une performance proche de 16.5%, tout va bien, mais si son contrat affiche +5%, Julien a un problème.
Car si son contrat fait +5% lorsque l’indice fait 16,5% alors quelle sera sa performance lorsque l’indice fera +5% ?
A risque égal, Julien laisse ainsi 10 point de performance sur la table ce qui est énorme !
Je dis bien à risque égal, car si Julien était investi à 100% en fonds euro, une performance de +2% aura été satisfaisante. Alors que +5% dans son cas est un signal d’alarme qu’il faut peut être changer de contrat !
Autre exemple, celui de Sophie dont le PER affiche une performance d’à peine 2% alors qu’il est majoritairement investi en actifs risqués (actions). Un bon PER (comme le Linxea Spirit) investi sur l’ETF Amundi World a réalisé une performance de +29% depuis le début de l’année.
En fonction de votre situation, il peut être pertinent de prendre une séance de coaching afin de comparer les options entre le Plan Epargne Actions (PEA), l’Assurance-vie, et le Plan Epargne Retraite (PER), et de bénéficier en ce moment d’une prime de bienvenue de 100€ pour l’ouverture d’un PER Linxea avant le 15/12.

Comment mesurer simplement la performance de son portefeuille (et comment je le fais) ?

Pour calculer une performance annuelle, il faut utiliser le CAGR: compound annual growth rate ou taux de croissance annuel moyen en français.
Dans Excel, la formule du CAGR égal à (montant final/montant initial)^(1/(nombre d’années))-1
L’inconvénient de cette formule, c’est qu’elle va te donner la croissance de ton patrimoine mais en incluant à la fois les intérêts / plus values mais aussi l’effort d’épargne.
Pour mesurer sa performance réelle, il faut neutraliser les apports d’épargne qui gonfleraient artificiellement la performance.
Pour cela, une méthode utilisée par les gestionnaires est de calculer la performance de la valeur de la part. Dans cet article, j’ai expliqué une technique simple pour mesurer la performance de son portefeuille action. Je donne accès également à mon outil Excel de suivi ainsi qu’à un tuto vidéo de prise en main.
Il ne vous faudra que quelques minutes pour avoir un outil de suivi précis de votre performance !

Pourquoi la performance de mon PEA a été supérieure au marché depuis sa création en 2014 ?

La performance de mon PEA est supérieure à celle des marchés depuis 2014 car au début de mon PEA, j’ai eu des résultats supérieurs en pratiquant de la gestion active. Si cela vous intéresse, j’en ai parlé dans cette vidéo.
Mais depuis mes performances sont alignées sur l’excellente performance des ETFs. Un autre facteur de surperformance a été profiter des krach comme en mars 2020 pour faire « all-in » et renforcer considérablement mon allocation en bourse.
Par contre depuis, je me suis attaché à re-diversifier en achetant 2 appartements à Bordeaux cette année. Comme je le disais au début de cet article, je vous incite à être toujours diversifié en termes d’actifs pour être plus serein lors des fortes épisodes de baisse.

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Un article de Nalo qui remet en question le découpage de mon placement sur le PEA. Je suis confiant sur l’évolution haussière sur le long terme et cela me parait pertinent de placer ce que j’ai prévu en une fois.
  • Un papier intéressant de Vanguard sur les effets de l’inflation. Selon eux, un portefeuille 60% actions / 40% obligations devrait rester équilibrer sur les niveaux d’inflations actuels. Il faudrait une inflation beaucoup plus élevée pour casser l’effet rééquilibrant entre les actions et les obligations.
    Pour ceux qui hésitent à investir en bourse sur les niveaux actuels, il s’agit d’ailleurs d’une bonne approche de prévoir un portefeuille équilibré entre les actions et obligations plutot que de ne pas investir du tout (à mon humble avis)
  • Après 2 mois de lecture (1694 pages quand même) j’ai enfin fini l’intégrale des Oeuvres d’Alexis de Tocqueville  (notamment De la démocratie en Amérique et L’Ancien régime et la Révolution) qui ont été passionnantes. Tocqueville décortique l’état d’esprit de la société américaine et comment s’est mis en place le système démocratique aux Etats-Unis. Visionnaire sur plusieurs points, dont le futur affrontement USA / RUSSIE, Alexis de Tocqueville analyse également les causes de la révolution française et la marche de l’humanité vers l’égalité des droits. Passionnant !

PORTEFEUILLE – Novembre 2021

  • Les actions sont le poste le plus important à 60%. J’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA.
    • Le PEA Fortuneo progresse de 0,4% ce mois-ci soit une progression de 506% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 27%. Au plafond, pas d’opérations ce mois ci
    • Le PEA Bourse Direct progresse de 3,0% ce mois-ci soit une progression de 57% depuis mars 2010, soit une performance annualisée de 29%. J’ai renforcé le tracker Amundi CW8
  • Le portefeuille est toujours investi (31%) en immobilier US, en hausse suite à la revalorisation des prix immobiliers. Je suis propriétaire de 3 maisons, après la vente de 2 maisons en 2020. Sur ce mois, le cash flow net est de 1094€. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Je détiens également depuis cette année 2 appartements à Bordeaux que je vais exploiter en LMNP Ces achats ont été financés essentiellement à crédit, ils sont donc comptabilisés pour l’instant à 0 dans mon patrimoine net.
  • Les obligations représentent 8% de mon patrimoine, en baisse suite au financement de travaux dans ma RP dont
    • Mon Plan d’Epargne Entreprise.
    • Un contrat de prêt immobilier aux USA à 7% qui me verse des intérêts tous les mois (inclus dans le cash flow net des USA ci-dessus)
    • Une assurance-vie Nalo investie comme épargne de précaution (rendement moyen de 2% net) sur laquelle j’ai placé en attente le remboursement de mon contrat de prêt avec Homes of England. Il s’agissait d’un contrat de prêt court terme (8 mois) à 6% avec la société Homes of England. Il est toujours possible de souscrire. Si vous souhaitez être mis en relation avec eux, vous pouvez laisser vos coordonnées ici pour être recontacté.
  • Le cash disponible est de 2% que je consacre au financement de travaux dans ma RP.  L’aménagement de notre cave et du jardin avancent bien malgré les aléas de gros travaux.
  • L’or et l’argent représentent 0,1% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.
Pour apprendre comment j’ai mis en place ma stratégie d’indépendance financière, inscrivez vous à ma lettre d’information et recevez mon guide gratuit

Préparation: appliquer l’art de la guerre a votre patrimoine et réussir un marathon

Que peut nous enseigner l’art de la guerre dans la constitution d’un patrimoine? 
 
Comme dans une campagne militaire, vous devez toujours être prêt. Etre toujours prêt, que cela soit face à une armée si vous êtes général, et prêt face au marché si vous êtes investisseur.
 
Voici ce que dit le stratège militaire chinois Sun Tzu sur la préparation :
« L’art de la guerre nous apprend à compter non sur la probabilité que l’ennemi ne vienne pas, mais sur notre propre disposition à le recevoir ; non sur la chance qu’il n’attaque pas, mais plutôt sur le fait que nous avons rendu notre position inattaquable.« 
Source : L'art de la guerre
 
Cet effort de préparation, c’est celui qui permet d’obtenir les grandes victoires.
Au mois d’octobre, j’ai pu contempler 2 victoires personnelles. La première, qui n’étonnera pas les lecteurs habituels, c’est que la performance du portefeuille PEA a atteint les +504% depuis son lancement en juin 2014, soit une performance de 27% par an. Les marchés ont été favorables et la préparation d’un plan en cas de krach boursier m’a permis de faire all-in en mars 2020, lorsque les marchés s’effondraient en pleine crise COVID.
 
La seconde victoire, plus personnelle, c’est d’avoir couru mon premier marathon, en 3h18, soit une vitesse moyenne d’un peu moins de 13km/h.
J’ai beaucoup hésité avant de m’engager dans un marathon et je redoutais le fameux « mur » du marathon. Ce « mur », c’est ce moment de la course ou les jambes deviennent lourdes, le corps ralentit son allure et le cerveau ne demande qu’à arrêter la course.
 
La solution, pour limiter au maximum l’effet, a été pour moi la préparation.
Comme Sun Tzu le recommandait, si je peux le paraphraser, c’est avant de courir, qu’une course se gagne.
Et ce fut vrai. Il existe de nombreuses façons de se préparer pour éviter le mur.
 
  • D’abord évidemment s’entrainer, en suivant un plan réaliste. J’ai suivi pendant 3 mois un plan d’entrainement de 4 séances par semaines, en visant 3h15. Un temps ambitieux pour moi, mais qui me permettait de me donner un peu de marge. Qui peut le plus, peut le moins !
  • Ensuite, l’alimentation. Avant la course en faisant le plein de féculents. Mais également le jour de la course avec des ravitaillements de sucre que j’avais testé auparavant à l’entrainement. Et en me préparant un petit déjeuner spécial maison en avance, un gâteau sport, très énergétique.
  • Enfin, bien sur, en planifiant la course, préparant mes affaires en avance pour ne pas avoir à y réfléchir le jour J.
L’investissement n’est pas un sprint ou l’objectif sera de faire un bon coup et de s’enrichir en un an. Non, l’investissement est un marathon, c’est une discipline qui se fait tout au long de sa vie. Il s’agit de constamment préparer le coup d’après et d’être prêt à tous les scénarios possibles. Vous devez être prêt à affronter les turbulences de marché à venir et saisir les opportunités.
 
En octobre, j’ai également acheté un nouvel appartement. Un T5 à Talence (la ville universitaire de Bordeaux), que je vais exploiter en collocation meublée.
Avec mon premier appartement acheté en juin de cette année, j’ai donc pu utiliser ma capacité d’endettement pour me créer un patrimoine locatif qui sera remboursée à ma retraite, dans 20 ans. La préparation, toujours la préparation. 
 

CE QUE J’AI APPRIS – Mes lectures

  • Un boom immobilier qui n’en finit plus. Alimenté par une forte demande permise qui s’explique par des taux bas et de l’épargne disponible. Selon les Echos, la plus forte accélération depuis 30 ans dans le monde : +20% aux USA , +8% en zone euro. Je constate cette hausse sur mes maisons aux USA mais ne prévois pas de vendre pour l’instant. L’immobilier aux USA ne représente plus que 18% de mon patrimoine contre 34% pour les actions et 40% pour la résidence principale. Le solde étant du cash et de l’obligataire.

PORTEFEUILLE – Octobre 2021

  • Le portefeuille est toujours investi (29%) en immobilier US, en hausse suite à la revalorisation des prix immobiliers. Je suis propriétaire de 3 maisons, après la vente de 2 maisons en 2020. Sur ce mois, le cash flow net est de 425€. Comme on me pose régulièrement la question, je reçois mes loyers nets en dollars sur un compte Bank of America.
  • Les actions sont le poste le plus important à 57%.  Logiquement en hausse depuis le mois prochain suite au versement exceptionnel sur le PER car mon allocation est 100% actions. J’applique la stratégie passive d’investissement à long terme. Mon portefeuille est accessible à tous les membres de la formation PEA.
    • Le PEA progresse de 5,3% ce mois-ci soit une progression de 504% depuis juin 2014, soit une performance annualisée de 27%.
    • PEA Fortuneo: au plafond, pas d’opérations ce mois ci
    • PEA Bourse Direct: renforcement du tracker CW8
  • Le cash disponible est de 1%, toujours en baisse suite au financement de travaux dans ma RP.  Après la création de chambres individuelles pour chaque enfant, nous lançons l’aménagement de notre cave et du jardin. De gros travaux pour rendre habitable une surface de 60m2. J’ai également financé un apport sur mon nouveau projet immobilier et je vais continuer à financer des travaux sur ma résidence principale
  • Les obligations représentent 12% de mon patrimoine, dont
    • Mon Plan d’Epargne Entreprise.
    • Un contrat de prêt immobilier aux USA à 7% qui me verse des intérêts tous les mois (inclus dans le cash flow net des USA ci-dessus)
    • Une assurance-vie Nalo investie comme épargne de précaution (rendement moyen de 2% net) sur laquelle j’ai placé en attente le remboursement de mon contrat de prêt avec Homes of England. Il s’agissait d’un contrat de prêt court terme (8 mois) à 6% avec la société Homes of England. Il est toujours possible de souscrire. Si vous souhaitez être mis en relation avec eux, vous pouvez laisser vos coordonnées ici pour être recontacté.
  • L’or et l’argent représentent 0,1% de mon patrimoine. Je détiens l’or et l’argent via les sites aucoffre.com et goldmoney.com.
Pour apprendre comment j’ai mis en place ma stratégie d’indépendance financière, inscrivez vous à ma lettre d’information et recevez mon guide gratuit